Mohamed Ben Dhia, le talent calligraphique modernisé

Mohamed Ben Dhia, le talent calligraphique modernisé

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

Artiste autodidacte, Mohamed Ben Dhia a su redonner ses lettres de noblesse à la calligraphie qu’il modernise sous son coup de pinceau assuré. Ideo magazine a eu la chance de discuter avec lui et vous livre son portrait.

À seulement 27 ans, le jeune Mohamed Ben Dhia possède déjà une maitrise époustouflante de la calligraphie. Mais c’est aussi très jeune qu’il a commencé à développer son talent. Alors qu’il n’avait que 13 ans, le jeune Mohamed se découvre une passion pour l’art à travers son support. Un ami de son père possédait une librairie dans laquelle il aimait passer du temps. Ce qu’il aimait surtout, c’était les nombreux stylos qui s’y trouvaient. Inlassablement, quand il rentrait chez lui avec ses nouvelles acquisitions, il recopiait tout ce qui lui passait sous la main. Ce seront là ses premières créations, ses premiers pas d’artistes calligraphe. Aujourd’hui il a troqué les stylos contre des pinceaux qui viennent habiller le bois, la toile ou encore les carrelages. Du rouge au bleu en passant par le noir qu’il considère comme une couleur, il puise son inspiration dans tout ce qui est beau; « la beauté d’une situation, du banal, de l’art ».

//Mohamed Ben Dhia, plus artiste que calligraphe

Pour lui il y a d’un côté les calligraphes, «ceux qui écrivent et dont on voit les tableaux clichés dans chaque maison», de l’autre il y a les artistes, catégorie dans laquelle se retrouve Mohamed Ben Dhia. Il nous l’explique, «je suis un artiste, je n’écris pas, j’utilise la lettre en tant que surface graphique pour la faire vivre.» Il s’éloigne, se détache de la calligraphie traditionnelle et de ses très nombreuses et très strictes règles pour moderniser cet art et le libérer. Il a une conviction, «je dessine la lettre, je ne l’écris pas».

//Où voir son travail?

Il a la chance de pouvoir vivre de son art et l’on peut voir son travail dans des galeries comme celle de Mohamed Ali Saadi, la galerie Alexandre Roubztoff, ou encore Module. Il a également deux toiles exposées dans la galerie parisienne La La lande et expose dans des concepts-store comme Mooja ou E.K.C.C.I. Mais ce qu’il aime vraiment c’est la rue, et il rêve un jour de pouvoir recouvrir tous ses murs pour les rendre beau. Dernier en date? Avec le collectif «Fearless Collective », il a peint sur un des murs du centre-ville, près du Garibaldi.

 

 

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