Pourquoi « le Central » à l’espace « le 15 » est la nouvelle expérience artistique à vivre au centre ville?

Pourquoi « le Central » à l’espace « le 15 » est la nouvelle expérience artistique à vivre au centre ville?

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Du 5 au 22 octobre 2018, la galerie d’Art «le Central», située au rez-de chaussée du "15" à Tunis accueille l'exposition "Wesh Fatma?". Un nouveau lieu d'effervescence culturel au coeur de la capitale!

L’avenue de Carthage, tracée à la fin du 19ème siècle, est une des plus anciennes voies de Tunis. En 1901, l’ancienne municipalité qui abrite aujourd’hui les services techniques de la ville a été édifiée sur cette avenue avec un recul des immeubles en face pour ménager une placette. En 2018, sur cette placette, on remarque parmi les immeubles du début du 20ème siècle qui la bordent un édifice 1920, à l’angle de la rue menant à la gare, récemment restauré avec finesse par le groupe MENINX, « Le 15 ».

Ce bâtiment à caractère patrimonial au 15 de l’avenue de Carthage est un complexe dédié aux start-up, à la création et à l’innovation technologique. Au rez-de chaussée, la galerie d’Art dénommée «le Central», n’avait pas encore inauguré sa programmation artistique.

C’est chose faite depuis le 5 octobre 2018. Sous la direction de Emna Ben Yedder, le «Central» a présenté des œuvres de jeunes talents (1) des arts plastiques, de la photographie et de la musique sur le thème «Croyance et Superstition». À quelques dizaines de mètres, au 42, rue Ben Ghedhehem, des artistes confirmés (2) ont proposé leur interprétation du thème. Ces Œuvres, annoncées par une affiche très graphique de Becem Sdiri, s’accompagnent d’un monologue écrit  «Wesh  Fatma» où Yesmine Karray, son auteure, interroge «Fatma», la gardienne des traditions, notre «grand-mère fantasmée» et ses démêlés avec nos rêves «d’éduqués modernes éclairés progressistes». C’est que les programmes du «Central» ne se limitent pas à des installations mais sont composées autour d’un thème réunissant plusieurs interventions qui se donnent mutuellement sens. Pendant les deux semaines de  «Croyances et Superstitions», sont prévues des visites de lieux urbains hantés (Jamal Bensaiden alias @wildtounes), des lectures de contes (Tahar Fazaa), des discussions psychanalytiques (Raja Labbane et Ibtissem Dridi) des projections de films, un atelier lâcher-prise et les visions d’une «daguezza».

Ce format d’expériences artistiques culturelles et décloisonnés sera la marque de fabrique du «Central» dont un angle de l’immeuble sera signé du graffeur «Jaye». On ne peut que souhaiter plein succès à ce nouveau-né de l’animation culturelle, au centre ville, là où la nuit vide les lieux et les rues. L’espace du Central est petit contrairement à celui de la «Cité de la Culture» mais son terrain de jeu est grand: c’est la ville et la vie.

(1)Les plasticiens : Abdelmajid Ben Khalifa, Aziza Boughanmi et Mohamed Riadh Jebabli, Becem Sdiri, Mahrez Taleb, Sana Chebby, Yacine Blaïech , alias Mogli. La musique : Aziz Kallel alias DA CHE, Mohamed Barsaoui, Slouma Benz, Ariel Betti

(2)Jaye, Kaïs Dhifi, Lilia El Golli, Mohamed Ghassan, Ymène Chetouane.

Pour plus d’infos sur le central, cliquez ICI!

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