Sur les traces phéniciennes, l’exposition de Be Tounsi à Beyrouth du 24 au 26 Juin

Sur les traces phéniciennes, l’exposition de Be Tounsi à Beyrouth du 24 au 26 Juin

ÉCRIT PAR Amine Rouissi

En hommage à une civilisation qui a inondé le bassin méditerranéen par son artisanat, le collectif Be Tounsi organise une exposition artisanale à Beyrouth. Avec le concours de l’Office National de l’Artisanat Tunisien (ONAT), "sur les traces phéniciennes" rassemblera une vingtaine d'artisans et de créateurs tunisiens. Du 24 au 26 juin, le savoir-faire tunisien aura l'occasion d'étaler son génie et de l'exporter à l'étranger!

Venant tout juste de souffler sa troisième bougie, le collectif Be Tounsi multiplie les initiatives dans le but de promouvoir le savoir-faire local. A cette occasion, cette équipe de passionnées franchit les frontières pour organiser l’exposition artisanale « sur les traces phéniciennes » à Beyrouth.

Une action de plus donc qui s’inscrit dans une longue liste depuis le premier salon tenu au Cinévog en Juin 2016. Une vingtaine de créateurs seront de la partie du 24 au 26 Juin prochain. Ils témoigneront à travers leurs produits de la dextérité des artisans tunisiens et de la richesse de notre patrimoine culturel.

Le Radisson Blu Beirut Verdun, situé au coeur de Beyroth et accueillant des millions de visiteurs annuellement, abritera cette exposition. En parallèle, des films documentaires sur l’héritage culturel et civilisationnel tunisien enrichiront cet événement.

Plus d’infos sur le collectif Be Tounsi par ICI!

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7 Bonnes raisons de visiter Beyrouth!

7 Bonnes raisons de visiter Beyrouth!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Beyrouth regorge de monuments historiques, de paysages naturels époustouflants, de centres commerciaux grandioses et aussi de lieux de fêtes. Ideo Magazine vous dévoile la liste non exhaustive des raisons pour lesquelles cette capitale libanaise est une destination à visiter absolument.

1// Un voyage dans l’histoire à travers les musées et les monuments de Beyrouth

Le Liban a vu défiler plusieurs civilisations au fil des siècles. Sa capitale Beyrouth est peuplé de sites, de monuments et de musées témoignant de la richesse historique du pays. On y trouve par exemple le musée National de Beyrouth où vous pouvez faire un tour et découvrir le passé riche du Liban à travers des œuvres et des objets des plus impressionnants.

Vous pouvez également visiter les édifices religieux majestueux offrant à la capitale une diversité incroyable (on trouve par exemple des mosquées adjacentes à des cathédrales). Ne manquez pas de visiter la Mosquée Mohammad Al-Amin et la cathédrale grecque orthodoxe Saint-Georges.

2//Voir les merveilles antiques du site antique de Byblos

Situé au nord de Beyrouth, à environ 40 Kilomètres de la capitale libanaise, se trouvent le site antique de Byblos. Ce lieu abrite des temples, un théâtre romain, des ruines et des murailles datant de l’époque phénicienne. Partez à la découverte de l’un des sites les plus anciens du monde.

3//Se balader sur la corniche et admirer le Rocher aux Pigeons 

     

La corniche de Beyrouth offre à voir une vue magnifique sur la mer. Vous pouvez prendre un café, vous promener ou profiter de nombreuses autres activités sur cette corniche décorée par des palmiers. Vous pouvez aussi admirer le Rocher aux Pigeons, lieu emblématique de la ville.

4//Shopper aux Souks de Beyrouth

Au centre ville de la capitale libanaise, on trouve les Souks de Beyrouth. Ces derniers abritent plus de 200 magasins où vous pouvez faire du shopping et trouver un choix infini d’articles correspondant à tous les gouts. Une attraction commerciale à visiter absolument!

5//Séjourner au «Gray Beirut Hotel»

En plus de son caractère luxueux et sa cuisine savoureuse, l’Hôtel Gray à Beyrouth offre à voir une vue panoramique sur toute la capitale libanaise. Un moment d’évasion à ne pas manquer!

6//Sa cuisine savoureuse

Le Liban se distingue par une cuisine gourmande connue dans le monde entier. À Beyrouth, vous pourrez déguster les plats libanais savoureux, sucrés et salés, tels que Le Mezzé, le nougat, le Malban et d’autres encore.

7// Sa vie nocturne très animée

Très animée la nuit, la capitale libanaise regorge de pubs et de boites de nuit très branchés (tel que le fameux Skybar), où l’on peut s’amuser et se rencontrer entre amis. Vous ne risquez pas de vous ennuyer avec la vie nocturne de la ville aussi dynamique que divertissante.

Pour s’y rendre!

Fréquence des vols: TUNISAIR dessert 2 fois par semaine Beyrouth. 1 vol le vendredi et 1 vol le dimanche au départ de l’aéroport Tunis-Carthage!  

 

 

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«MONU-MENTAL»: l’exposition de l’artiste Saint Hoax qui fait revivre le patrimoine moderne de Beyrouth

«MONU-MENTAL»: l’exposition de l’artiste Saint Hoax qui fait revivre le patrimoine moderne de Beyrouth

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Du 10 au 14 octobre 2018, s'est déroulée l’exposition de l’artiste Saint Hoax au «Dôme» à Beyrouth, et intitulée «MONU-MENTAL». Zoom sur une exposition qui fait revivre une ruine moderne!

À chaque pays ses polémiques: si en Tunisie, la cité de la Culture et la préservation du Patrimoine font couler beaucoup d’encre, à Beyrouth, la problématique patrimoniale est l’occasion de ressusciter de splendides ruines en y organisant des événements.

Autrefois dénommé «Le grand théâtre», «Le Beirut City Center» est un monument architectural stigmatisé par la guerre, appelé à être rénové, puis détruit, puis abandonné, en plein centre ville. Aujourd’hui, on l’appelle tour à tour «The Egg» (l’œuf),  « el-Saboun» (le savon) ou encore «Le Dôme» et on se bat pour le préserver.

Non loin de la place des martyrs, il choque, surprend, attire l’œil. Par sa forme singulière, ovoïde et haut perché, cette «soucoupe volante» offre à la vue des entrailles sombres surmontée par un scalp gigantesque. Vestige de l’histoire moderne de Beyrouth, mais aussi de celle de la guerre civile, «the Egg» vient poser la question de la mémoire et de ce qu’il convient de conserver ou non de l’héritage urbain.

Mercredi 10 octobre, il ressemblait à un extra-terrestre, la tête hypertrophiée illuminée d’un halo de lumière mauve. À la place des yeux, les mots «Plastik Gallery» inscrits en néon rose. Ces orbites lumineuses brilleront jusqu’à dimanche soir pour montrer ce que «le Dôme» a dans ses entrailles: les œuvres peintes ou en vidéo d’un artiste «anonyme», Saint Hoax qui détourne l’imagerie populaire en œuvres mordantes et critiques.

Le vernissage de l’exposition était un happening joyeux, avec tapis rouge et champagne coulant à flots dans des coupes aussi dorées que la jeunesse qui gravissait avec précaution les marches du bâtiment trop longtemps en ruine.

Pour sa troisième exposition en solo, la première au Liban, l’artiste, qui se dissimule sous le pseudonyme de «Saint Hoax», a vu les choses en grand, en  Monu-mental», comme il l’intitule. Pour désigner le lieu, d’abord, un monument rescapé de la guerre et de la reconstruction. En allusion aussi à l’état d’esprit corrosif et politiquement incorrect dans lequel son œuvre baigne. C’est du reste à Mariana Wehbé, la star de l’événementiel libanais qu’a été confiée la campagne marketing ainsi que le lancement de la «Plastik Gallery».

Ajoutons à cela que l’artiste sait se vendre notamment sur son compte instagram où il poste à ses 755 000 followers des vidéos, des œuvres et des collages en tous genres. Ses sujets de prédilection sont la culture pop, les violences domestiques et les malheurs des réfugiés syriens auxquels il consacre régulièrement le revenu de ses actions.

À Beyrouth, l’exposition au «Dôme» se voulait multiple,  monumentale et la classe internationale en a pris pour son grade , Poutine et Trump en vedettes.

Une effigie gonflable du président américain sur un char de guerre trônait d’ailleurs à l’entrée de l’exposition. Elle avait fait le tour de Beyrouth, largement photographiée par les passants.

Si en Tunisie on reste dans le «politiquement correct», les visiteurs n’étaient pas choqués de tant d’irrévérences, d’allusions moqueuses et d’idées originales.

Les projections, sur le grand écran du «Dôme» ont permis de restituer au grand théâtre ce qu’il fut: le cinéma mythique construit en 1965 sous la direction de l’un des pionniers du modernisme au Liban, l’architecte Joseph Philippe Karam assisté de l’ingénieur Georges Tabet .Quelle que soit l’appréciation que l’on peut porter sur la qualité artistique de l’événement il aura eu le mérite de mettre le projecteur (au sens propre du terme) sur un bâtiment qui se trouve au cœur du débat patrimonial .

Ce n’est pas un immeuble menaçant ruine, mais pourtant bien des spéculateurs souhaitent sa démolition.

Y aura-t-il un jour à Tunis un happening dans le même esprit à «l’hôtel du Lac» dont la destruction semble programmée ?

 Plus d’infos ici: Instagram: Sainthoax

 

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