«Trans/Mission», la nouvelle exposition de Mohamed Ben Soltane à la galerie AGorgi!

«Trans/Mission», la nouvelle exposition de Mohamed Ben Soltane à la galerie AGorgi!

ÉCRIT PAR Edia Lesage

L'artiste Mohamed Ben Soltane expose depuis le 10 mars 2019 à la galerie AGorgi à Sidi Bou Said. Retour sur cette nouvelle exposition intitulée «Trans/Mission»!

«Transmettre».

Voilà un mot qui, il y a quelques années, était passé de mode. Aux yeux de beaucoup, il sentait bon le conservatisme, la frilosité patrimoniale, en des temps de progrès, de nouveauté, depuis que les années 1970 avaient célébré l’innovation et la rupture avec les générations précédentes.

Mohamed Ben Soltane ne craint pas de reconnaître ses influences, lui qui avait longtemps pensé par sa connaissance de l’histoire de l’Art que «tous les tableaux avaient été peints» et qui tout petit faisait des mosaïques dans l’atelier de son père.

Sa carrière d’artiste commence par la photographie et le classement des signes apposés sur les murs de la ville partant du principe que la vie et la ville étaient une œuvre d’Art. C’est ainsi que son projet d’inscriptions pariétales a été élu meilleur projet pour la Tunisie dans une exposition méditerranéenne qui regroupait dix-sept pays, à Rome en 2006. Une carrière internationale démarre.

Lorsqu’on lui demande un hommage à Abdelaziz Gorgi après son décès, il reconnaît ses filiations multiples et il dit: «rendre hommage à Gorgi c’était aussi rendre hommage à mon Père ainsi qu’à tous les artistes qui ont précédé. On ne peut faire d’Art que dans la continuité». Et il ajoute: «Je leur doit beaucoup».

On a dit de lui qu’il y avait dans ses œuvres l’atmosphère de Gorgi, la couleur de Sahli et le dessin de Mohamed Ben Soltane ». En effet, il a son style bien à lui, nourri de sémantiques diverses et verticales.

Cette exposition illustre le point de vue de l’artiste qui lutte contre l’oubli en proposant des œuvres singulières dans lesquelles nous croyons voir des réminiscences et des clins d’œil.

«Trans/Mission» cherche à montrer que c’est par le biais de la filiation qu’une histoire de l’art se tisse. Ignorer nos anciens, ne pas leur donner les égards et la visibilité qu’ils méritent, voiler leurs œuvres aux regards des jeunes générations c’est annuler toute possibilité d’écrire une histoire de l’art authentique, qui invente son langage pour dire son discours propre ».

Les dessins de Mohamed Ben Soltane. (c)Aïcha Gorgi

Mohamed Ben Soltane participera le 25 avril, à la foire d’Art Contemporain «Art’ Vancouver». Le thème en est: «Relier. Inspirer. Éduquer», ce qui est bien dans sa philosophie.

Plus d’infos sur la galerie AGorgi ICI! 

 

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Retour sur l’œuvre de Mahmoud Sehili et sa quête de la lumière!

Retour sur l’œuvre de Mahmoud Sehili et sa quête de la lumière!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Mahmoud Sehili a disparu le 10 Octobre 2015 laissant derrière lui une œuvre prolifique qui lui a value, de son vivant, de nombreuses distinctions d’envergure internationale. On vous dit plus sur Mahmoud Sehili!

Issu d’une famille passionnée par l’art et l’artisanat, Mahmoud Sehili ( 1931- 2015) a grandi dans un environnement haut en couleurs, dans le vieux Tunis. Il a naturellement choisi d’effectuer des études artistiques à l’Institut des beaux-arts de Tunis puis aux Beaux-Arts de Paris jusqu’à 1960, l’année durant laquelle il a commencé à enseigner à l’Institut des Beaux-Arts de Tunis.

À travers l’atelier qu’il animait à l’époque et la Galerie IRTISSEM qu’il a cofondée et dirigée aussi, il a organisé de nombreuses actions culturelles et formé beaucoup de jeunes peintres tunisiens.

Sur le plan international, Mahmoud Sehili a exposé dans de nombreux pays tels que les Etats-Unis, le suède, la France, l’Espagne, l’Italie, l’Angleterre et la Suisse. Nombreuses de ses expositions lui ont values des distinctions importantes telles que le 1er prix et la médaille d’Or lors d’une exposition de groupe ayant lieu à Milan en 1964 et le prix de la ville de Tunis en 1963.

//La lumière: une préoccupation artistique majeure

La lumière était le maitre mot du travail artistique de Mahmoud Sehili. La préoccupation majeure de cet artiste était ce phénomène mystérieux et intriguant, qu’il traitait dans la plupart de ses tableaux. Tantôt figuratifs tantôt abstrait, ceux-ci illustraient un univers pictural singulier, reflétant le parcours du grand voyageur qu’il était, ainsi que des scènes de son quartier natif.

Le thème récurrent de la lumière se traduisait à travers une forte présence du clair-obscur, et des contrastes entre les teintes sourdes et criantes.

 

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«Le temps scellé», la nouvelle exposition de Nabil Saouabi à la «Boîte-un lieu d’Art Contemporain»

«Le temps scellé», la nouvelle exposition de Nabil Saouabi à la «Boîte-un lieu d’Art Contemporain»

ÉCRIT PAR Edia Lesage

 L'artiste Nabil Saouabi expose à «la boîte –un lieu d’Art contemporain» au siège du groupe Kilani, du 7 mars au 25 avril 2019. Décryptage de cette nouvelle exposition!

Nabil Saouabi aime les films de Tarkovski et de Bunuel. C’est ainsi que pour «le temps scellé» il a commencé son approche picturale à partir de quatre films de Andreï Tarkovski (réalisateur soviétique né en Russie en 1932  et mort en 1986 à Paris).

Andreï Tarkovski  est considéré comme un des plus grands réalisateurs soviétiques. Il a réalisé sept longs-métrages qui le placent parmi les maîtres du septième art.

On retrouve dans la peinture de Nabil Saouabi les thèmes chers à Tarkovski : le quotidien, la nature mais aussi tout un réseau de symboles reliés aux trois éléments (l’eau, le feu, l’air) la solitude des êtres, leurs rêves, leurs fantasmes, leur imagination et leurs tourments existentiels.

Nabil Saouabi essaie de montrer à travers ses œuvres la détresse immanente à certaines œuvres cinématographiques. Il s’inspire de scènes cultes des films de Tarkovski «Stalker», «Sacrifice», «Nostalghia» et «Le miroir» .L’artiste ne présente pas des séquences chronologiques mais anachroniques.

Il joue avec les situations et les recrée, ajoutant des éléments picturaux de son inspiration. Il change la scénographie, la lumière, des éléments …Et compose son film personnel. L’artiste dissocie les scènes pour créer plusieurs œuvres qui en feront une sorte de story-board particulier. Ainsi le grand incendie de «sacrifice» (filmé en plan fixe sur l’île de Faro)  se retrouve dans plusieurs de ses compositions, jamais le même, toujours reconnaissable. On retrouve la même méthode avec sa recomposition du film «Stalker» avec le personnage qui erre dans la forêt et que l’on découvre décédé.

Pour lui, le cinéma de Tarkovski préfigure les catastrophes qui ont affecté la Russie, jusqu’à Tchernobyl, que l’on retrouve esquissé dans un tableau, en grand format avec un petit panneau indiquant la radioactivité dans une scène culte de «Stalker».

Un autre tableau d’envergure fait face à ce grand format. Celui-ci représente à la manière du peintre, une scène du film « les oubliés», de Luis Bunuel (réalisateur et scénariste mexicain, d’origine espagnole- 1900 -1983) qui fut le contemporain de Tarkovski. Trois adolescents, trois musiciens s’acharnent sur un vieil homme. L’un agite la «muleta» en guise de provocation, l’autre est prêt à lui lancer la pierre, sous la statue de  Federico García Lorca, dont on se rappelle qu’il fut exécuté par les milices franquistes en 1936.Une distanciation est là aussi remarquable par rapport au film, au spectateur, pour que celui-ci s’approprie la démarche inscrite dans ses tableaux.

Ce projet, commencé il y a deux mois est en cours. Il aura certainement sa place au Gabès Film festival, où la «boîte hors les murs» sera présente, pour sa deuxième édition avec «G.F.F Art Shows».

La Boîte_ Un lieu d’art contemporain

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La Maison de l’image dédie une exposition hommage au célèbre artiste Hamadi Mrabet!

La Maison de l’image dédie une exposition hommage au célèbre artiste Hamadi Mrabet!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 28 Février au 14 Mars 2019, se tient l’expo-hommage dédiée à Hamadi Mrabet à l’occasion des dix ans de sa disparition, à la Maison de l’image. On vous dit plus sur cet artiste d’exception et sur l’exposition organisée en son hommage!

Né en 1946, Hamadi Mrabet était l’un des artistes décoratifs majeurs de son époque. Passionné par le dessin et la peinture depuis son jeune âge, il a développé un style artistique singulier puisant dans l’art islamique et s’inspirant de l’architecture traditionnelle et des scènes quotidiennes de son quartier natal le Bardo et du vieux Tunis.

Ses œuvres ont décoré les espaces publics les plus prestigieux en Tunisie tels que le palais Présidentiel de Carthage, l’Aéroport Tunis Carthage (plafond) et le Club des Juges de La Soukra. Sans oublier les hôtels à Hammamet, Sousse, Djerba et dans différentes autres régions de la Tunisie, ainsi que les maisons d’artistes tunisiennes telles que Soulef ou «Al Saïda» Naama. Outre la décoration des plafonds, Hamadi Mrabet a aussi décoré du mobilier et réalisé des tableaux.

À l’occasion des dix ans de sa disparition, une expo-hommage est prévue à la Maison de l’image dans le cadre du projet Vision Solidaire, organisée par les enfants de l’artiste et soutenue par la fondation Drosos, du 28 Février au 14 Mars 2019.

Cette exposition marque la première phase d’un partenariat avec la Maison de l’image pour la sortie d’un livre recensant tous les chefs-d’œuvre réalisés par feu Hamadi Mrabet. Elle présentera une sélection de ses œuvres et de ses archives, des vidéos, des reportages …au grand public.

Plus d’infos, ici!

 

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Trans/missions: la nouvelle exposition de Mohamed Ben Soltane à la galerie AGorgi !

Trans/missions: la nouvelle exposition de Mohamed Ben Soltane à la galerie AGorgi !

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

À partir du 10 Mars 2019, la galerie AGorgi accueille la nouvelle exposition de l’artiste chercheur Mohamed Ben Soltane, intitulée «Trans/missions». On vous dit plus sur cette expo et sur cet artiste prometteur de la scène artistique contemporaine!

Après avoir obtenu une maitrise en Marketing, l’artiste tunisien Mohamed Ben Soltane a décidé de changer de vocation en poursuivant des études à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis (ISBAT) clôturées par une maitrise en Arts Plastique, un master en sciences et techniques des arts et une thèse de doctorat menée depuis 2007 s’intitulant: «Artistes d’Afrique en Occident: Raisons et Enjeux d’une reconnaissance». Ben Soltane a également intégré l’Unité de Recherche : Pratiques Artistiques Modernes en Tunisie.

Entre volet théorique et volet pratique, l’artiste a réussi à forger un parcours impressionnant et un style artistique singulier, difficile à classer. Le quotidien est sa plus grande inspiration. Il puise son art dans des scènes de tous les jours, qu’il met en valeur et renouvelle avec des jeux d’ombre, de lumière et de textures, et des couleurs fraiches. Il n’hésite pas à explorer de nouveaux modes d’expressions. Son œuvre mêle effectivement dessin, graffiti, vidéo, photographie, installations, bande dessinée et bien d’autres formes et supports de création.

Ses projets artistiques lui ont déjà valu de nombreuses récompenses, tels que le 2ème prix du concours ATB Challenge avec la Bande Dessinée « L’artiste l’immigrant » en 2010 et le 1er prix du concours ATBChallenge (Arts et Culture numériques), organisé par l’Arab Tunisian Bank en 2006.

Mohamed Ben Soltane a participé à de plusieurs expositions à l’étranger (Allemagne, Espagne, Algérie..). À partir du 10 Mars 2019, il débarque à la galerie AGorgi pour une nouvelle exposition qui s’intitule «Trans/missions».

Plus d’infos, ici! 

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La librairie Fahrenheit 451 accueille la nouvelle exposition de l’artiste danoise Maria Dubin!

La librairie Fahrenheit 451 accueille la nouvelle exposition de l’artiste danoise Maria Dubin!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 2 Mars au 6 Avril 2019, se tient l’exposition de Maria Dubin intitulée «Les fleurs de Karen Blixen interprétées par Maria Dubin» à la librairie Fahrenheit 451. On vous dit plus sur cet évènement!

Considérée comme l’une des créatrices les plus en vue du moment, Maria Dubin est une artiste danoise chevronnée et très polyvalente. En témoigne son parcours impressionnant, forgé entre son pays natal le Danemark, la France, les États-Unis, la Belgique, la Bulgarie, le Suède, la Tunisie, le Cap-Vert et plusieurs autres pays.

Après avoir étudié à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Maria Dubin a suivi une formation de cinq ans en céramique, mosaïque et tapisserie en Tunisie. Elle a aussi fondé le mouvement artistique ARTUNITE, réunissant des créateurs pluridisciplinaires pour créer des œuvres destinées aux personnes démunies.

Entre direction artistique et projets créatifs publics, l’artiste danoise multiplie ses expériences artistiques dans les quatre coins du monde.

En Tunisie, elle a effectué plusieurs workshops et expositions. Elle est aujourd’hui de retour pour une nouvelle exposition qui s’intitule «Les fleurs de Karen Blixen interprétées par Maria Dubin», qui se tiendra à la librairie Fahrenheit 451 du 2 Mars au 6 Avril 2019. Lors de cet évènement, elle exposera ses dessins de fleurs, représentées avec des lignes franches et raffinées , en noir et blanc.

Plus d’infos, ici!

 

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Trois artistes tunisiens qui revisitent l’art de la calligraphie arabe dans le monde!

Trois artistes tunisiens qui revisitent l’art de la calligraphie arabe dans le monde!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Depuis plusieurs années l'art de la calligraphie arabe est réinventée par de nombreux artistes contemporains. On a sélectionné pour vous trois artistes tunisiens de renommée mondiale qui réinventent cet art millénaire!

//El Seed

El Seed est un artiste urbain franco-tunisien, d’envergure internationale. Il a commencé à créer des œuvres urbaines depuis la fin des années 1990. Il se distingue par un style artistique singulier, mêlant calligraphie arabe et graffiti «calligraffitis», et influencé par les styles de l’artiste tunisien «Nja Mahdaoui» et du peintre et calligraphe Irakien «Hassan Massoudy». Ses fresques se déploient dans les quatre coins du monde pour véhiculer des messages de paix, d’unité des communautés et d’abolition des stéréotypes. Ses œuvres majeures sont: un graffiti réalisé en 2012 sur la mosquée principale de Gabés (Tunis), la cinquantaine de fresques créées à l’Avenue principale de Doha au Qatar, et l’œuvre anamorphique réalisée en 2016, sur plus de cinquante bâtiments du quartier de Manshiyat Naser au Caire.

//Inkman

Diplômé de l’École des Sciences et Technologies du Design de Tunis (ESSTED), Mohamed Kilani Tbib, surnommé «Inkman» est un artiste tunisien qui mêle calligraphie et graffiti  de renommée mondiale. Graphiste de formation, il a exploré l’univers de la typographie et y a fait carrière. Son style unique lui a valu un grand succès en Tunisie et à l’étranger.

Ses compositions visuelles authentiques reflètent sa grande sensibilité artistique. Elles sont vectrices de ses sentiments, de sa passion première pour la poésie et la calligraphie, ainsi que des messages sociaux et politiques.

//Nja Mahdaoui

Considéré comme l’une des figures majeures de la scène artistique mondiale, Nja Mahdaoui est un plasticien et calligraphe né en 1937 à Tunis. Au fil des années, il a pu développer un parcours impressionnant. Diplômé de l’Académie Santa Andrea de Rome en 1967, il a créé des œuvres de calligraphie arabe exposées aujourd’hui dans les plus prestigieux musées du monde, tels que le «British Museum».

Durant les années 1990, il a été nommé président du jury du Grand prix de la calligraphie tunisienne, ensuite membre du jury international pour le Grand prix UNESCO . Il est également lauréat de multiples prix tels que le Prix de l’artisanat que lui a décerné l’UNESCO en 2005, et a pu aussi recevoir une distinction du département de calligraphie de l’Université de Tokyo. En 2000, il a été sélectionné pour réaliser le design d’habillage extérieur de Gulf Air, à l’occasion de ses cinquante ans et plus récemment pour décorer le siège de Facebook.

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5 couples d’artistes iconiques!

5 couples d’artistes iconiques!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

L’histoire de l’art a connu de nombreux couples d’artistes qui sont restés célèbres jusqu’à nos jours. Maitresses et muses, compagnons et époux, ont inspiré les plus grands artistes et ont même fait l’objet de multiples chefs-d’œuvre. On vous parle de cinq couples iconiques d’artistes à connaître absolument!

//Pablo Picasso et Dora Maar

Pablo Picasso est connu pour ses nombreuses aventures et sa possessivité avec les femmes. Il a eu plusieurs liaisons tout au long de sa vie. Parmi ses liaisons, on peut parler de celle avec Dora Maar. Cette jeune photographe avait 28 ans lorsque l’artiste cubiste l’avait rencontrée. Elle a joué un rôle essentiel dans sa vie et son œuvre. Les portraits qu’il lui avait consacrés («Portrait de Dora Maar» (1937)), étaient parmi les plus côtés des œuvres vendues à l’époque.

//Man Ray et Lee Miller

Assistante puis maitresse de Man Ray, Lee Miller a joué un rôle essentiel dans la vie de l’artiste photographe américain. Ils ont commencé à travailler ensemble en 1929. Et depuis, ils ont enchainé les collaborations artistiques. Avec l’aide de Miller, Man Ray a inventé le procédé dit de solarisation.

//Frida Kahlo et Diego Rivera

Une année après leur rencontre en 1928, les deux artistes mexicains Frida kahlo et Diego Rivera se sont mariés. Mais à cause de leurs infidélités réciproques, ils ont divorcé en 1938 avant de se remarier deux ans plus tard à San Francisco, le jour de l’anniversaire de Diego. Le couple a connu des hauts et des bas, mais leur amour a fortement influencé leur œuvre artistique. Frida a même réalisé en 1931, une œuvre inspirée de leur photo de mariage.

//Camille Claudel et Auguste Rodin

Malgré la différence d’âge, Camille Claudel et Auguste Rodin ont pu vivre une histoire d’amour passionnée. Le couple s’est rencontré à Paris à l’Académie de la Grande Chaumière, en 1882, où étudiait Camille Claudel et enseignait Auguste Rodin. Ce dernier a très vite remarqué le talent de la jeune sculptrice qui était son élève à l’époque, et s’est intéressé de plus près à elle. Cette admiration s’est développée en une idylle célèbre, qui a duré une dizaine d’année. Claudel a inspiré Rodin dans la création de nombreuses œuvres telles que «La Convalescente» et «La France». La relation du couple a pris fin lorsque  Rodin a refusé d’épouser Claudel pour choisir de s’engager avec sa campagne officielle Rose Beuret. À cause de ce rejet, Claudel a attrapé des troubles mentaux graves et a été internée dans des hôpitaux de maladies mentales jusqu’à la fin de sa vie.

//Salvador Dalí et Gala

Salvador Dalí a rencontré sa femme Gala au début des années 1930, lorsqu’il s’est installé à Paris et a intégré le groupe des surréalistes. Cette rencontre fut décisive dans la vie et l’œuvre de l’artiste surréaliste. Gala a été effectivement sa plus grande inspiration durant une partie essentielle de sa vie. Outre les portraits, il lui a créé le fameux alphabet amoureux, composé de caractères abstrait inspirés de leurs initiales «S», «D» et «G» et d’une couronne.

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Ali Zenaïdi: Portrait d’une figure majeure de la scène artistique tunisienne!

Ali Zenaïdi: Portrait d’une figure majeure de la scène artistique tunisienne!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Né en 1950 à Bab El Jazira, l’un des faubourgs de la Médina de Tunis, Ali Zenaïdi est considéré comme l’une des figures majeures de la scène artistique tunisienne. Ses tableaux hauts en couleurs, inspirés de ses souvenirs d’enfance, ont fait le tour des galeries nationales et internationales les plus prestigieuses. On vous dit plus sur cet artiste d’exception!

//Le parcours impressionnant de Ali Zenaïdi 

Passionné par la peinture depuis son enfance, Ali Zenaïdi a commencé à peindre à l’âge de cinq ans. Il a cultivé cette passion en suivant une formation d’études artistiques à l’Institut d’art, d’architecture et d’urbanisme de Tunis, actuellement l’Institut supérieur des beaux-arts de Tunis, après avoir suivi des études supérieures de droit. En 1975, il a obtenu sa maitrise en culture et communication, spécialité peinture. Dans la même année, il a entamé une carrière d’enseignant de l’éducation artistique, qui a pris terme à sa retraite. Au début des années 1990, il a été chargé de la direction des arts plastiques au ministère de la Culture.

Au fil des années, Ali Zenaïdi a réussi à se forger un parcours impressionnant. En effet, il a été plus d’une fois, commissaire de manifestations culturelles importantes en Tunisie, telles que l’exposition «Peinture tunisienne en France : touches et traces» organisée en 1996 par l’association d’amitié Tunisie-France, et la deuxième biennale des arts de la ville de Tunis qui a eu lieu au musée de la ville de Tunis en 2002. Fin 1995, il a effectué un séjour artistique d’un an à la Cité internationale des arts de Paris.

Durant sa longue carrière, cet artiste a organisé une cinquantaine d’expositions, en Tunisie et à l’étranger, et a participé à une multitude d’évènements artistiques en Tunisie, en France, aux Etats-Unis, Indonésie et bien d’autres pays. Ses œuvres lui ont valu de nombreuses distinctions d’envergure internationale. Il a effectivement été lauréat du premier prix d’art contemporain à San Vito en Italie en 1991, et du premier grand prix de la ville de Tunis en 2010. Il a aussi reçu le prix du jury d’art contemporain arabe à Abou Dabi en 1995, et le troisième Ordre du Mérite culturel de la République tunisienne en 2010.

Le Musée de la ville de Tunis (Palais Kheireddine) a accueilli deux grandes rétrospectives organisées en son hommage. La première a été organisée sous le patronage du ministère de la Culture, avec le concours de la municipalité de Tunis, en 2012, et a réuni près de 150 œuvres du peintre, retraçant sa production artistique de 1975 à 2012. La deuxième intitulée «Mémoire réinventée» a eu lieu en 2015, et a rassemblé plus de 150 de ses œuvres. Cette exposition a été une traversée de quatre décennies de production de l’artiste (de 1975 à 2015), et a été accompagnée de l’édition d’un livre qui porte le même titre de l’exposition.

//Une réinvention du passé, haute en couleurs

Tantôt figurative, tantôt abstraite, l’œuvre de l’artiste Ali Zenaïdi, s’inspire de son vécu et son enfance passée dans son quartier natif, Bab El Jazira. En effet, à travers des jeux d’ombre et de lumière, des signes et des symboles, des couleurs éclatantes et une grande variété de techniques (collage, peinture acrylique, pastel..), l’artiste fait revivre des scènes populaires et des ambiances de la vie quotidienne de la Médina.

À mi-chemin entre orientalisme et modernité, ses toiles illustrent les Souks, les artisans, les architectures arabo-musulmanes et d’autres éléments emblématiques de la vieille ville de Tunis… Ses toiles riches et diversifiées sont à l’image de son quartier natif cosmopolite, riche en histoire et en culture.

C’est grâce à ce style artistique singulier, proposant des univers pétillants et frais, que Ali Zenaïdi a pu gagner en notoriété nationale et internationale. L’artiste expose régulièrement dans des galeries en Tunisie et à l’étranger. Sa dernière exposition «Les espaces de mon enfance» s’est tenue du 24 Novembre au 12 Décembre 2018, à la Galerie d’Art Essaadi, et a rassemblé ses travaux produits entre 2012 et 2018.

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Gustav Klimt, le père de la Sécession viennoise

Gustav Klimt, le père de la Sécession viennoise

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Artiste majeur du 20ème siècle, Gustav Klimt (1862-1918) est décédé il y'a 101 ans, laissant derrière lui un héritage artistique important, exposé jusqu’à aujourd'hui dans les plus grands musées et prestigieuses galeries du monde entier. Portrait de l'un des principaux fondateurs de la Sécession Viennoise.

//Gustav Klimt, grands peintres décorateurs des édifices de la Vienne impériale

Peintre symboliste autrichien mais aussi dessinateur, décorateur, céramiste et lithographe, Gustav Klimt était, au début de sa carrière, un peintre décorateur des plus importants monuments de la capitale autrichienne. En effet, en parallèle avec ses études à l’école des arts appliqués de Vienne effectuées de 1876 à 1883, il a débuté comme décorateur dans l’équipe de son idole Hans Makart. Pendant cette époque, il a enchainé les projets de décoration des théâtres et édifices publics à l’instar de la cour intérieure du Kunsthistorisches Museum, du plafond du Palais Sturany , plafond de l’établissement thermal de Karlsbad. Avec son frère Ernst Klimt et Franz Matsch, Gustav Klimt crée en 1883 un atelier collectif appelé « Künstler-Compagnie », se chargeant de la décoration des murs et plafonds des villas et espaces publics (la Villa Hermès, les plafonds du théâtre de Fiume .. )

Gustav Klimt

//La rupture avec l’académisme et le fondement de la Sécession Viennoise

Klimt a reçu de nombreuses récompenses en reconnaissance de son grand savoir-faire et la qualité de son travail artistique (tel que la croix d’or du Mérite artistique qu’il avait reçue en 1888 de l’empereur François-Joseph), sauf qu’il a décidé de rompre avec l’académisme et de s’exprimer plus librement à travers un style singulier haut en couleurs, s’inspirant des estampes japonaises, le symbolisme et l’impressionnisme français. En 1897, il co-crée avec ses amis le groupe des sécessionnistes, et plus tard il dirige l’Union des artistes figuratifs, appelée la Sécession viennoise, qu’il quitte en 1905 suite à des conflits avec ses artistes-membres.

À travers ces associations, Klimt aspirait à réinventer l’art autrichien, le diffuser dans les quatre coins du monde, et à fusionner les arts mineurs et majeurs en vue de créer une œuvre d’art totale. Et comme tout artiste voulant changer les règles et rompre avec l’académisme à cette époque, Klimt a été beaucoup contesté. Ses œuvres révolutionnaires ont suscité une grande polémique, et les avis étaient partagés entre admiration et refus.

// Une œuvre révolutionnaire, le cycle d’Or

Tantôt célébré, tantôt contesté, Gustave Klimt a produit plus de 200 œuvres durant sa carrière, dont certaines sont restées inachevées après son décès. Figures, sujets allégoriques, nus, portraits et paysages se sont mêlés pour constituer l’univers pictural singulier de Klimt. Un univers contrasté, mêlant des portraits féminins dorés à l’or fin d’un côté, et des paysages paisibles et sereins d’un autre côté.

Cet artiste avait une grande fascination pour les femmes, fortement présentes dans sa vie et son œuvre. Emilie Flöge était sa principale compagne et l’une de ses plus grandes sources d’inspiration, d’ailleurs il lui avait consacrée la fameuse toile «Portrait of Emilie Flöge», en 1902. C’est à partir de cette année, que l’artiste viennois a entamé «la période dorée», appelée aussi «le Cycle d’Or». Une période au cours de laquelle l’œuvre de Klimt avait atteint son apogée, et a eu lieu la naissance de chef-d ‘œuvres tels que «Le Baiser» (1908), «le Portrait d’Adele Bloch-Bauer I»(1907) et « Danaé » (1908).

//Gloire Posthume

Un siècle s’est découlé depuis la disparition de Klimt, et pourtant l’artiste est toujours très en vue. De nombreuses expositions ont été organisées en son honneur, à l’instar de «Vienne 1900. Klimt, Schiele, Moser, Kokoschka» qui a eu lieu au Grand Palais à Paris en 2005, ou encore la série d’expositions temporaires organisées dans dix grands musées à Vienne,  à l’occasion de son 150ème anniversaire.

Outre les expositions, l’œuvre de Klimt a fait l’objet de plusieurs films tels que « Klimt » (2006) de Raoul Ruiz ou le documentaire de Michel Vuillerm et et Gilbert Charles intitulé « Klimt ou le testament d’Adele ». Comme il a inspiré et continue d’inspirer de nombreux créatifs. On reconnait sa touche par exemple dans le style graphique de l’animé Gankutsuou.

Les œuvres de cet artiste unique se vendent jusqu’à nos jours, à des millions de dollars. En 2018, de nombreux évènements culturels se sont organisés partout dans le monde, notamment à Vienne, pour célébrer le centenaire de sa mort.

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«Vibrations»: L’artiste Danhôo expose pour la première fois en Tunisie!

«Vibrations»: L’artiste Danhôo expose pour la première fois en Tunisie!

ÉCRIT PAR Edia Lesage

C’est une première pour l’artiste et une première pour la Tunisie: l’artiste Danhôo s’installe au club house du golf de Gammarth, avec une vingtaine de toiles, durant un mois et demi pour une exposition qui s’intitule «Vibrations».

Danhôo, né en Chine, s’installe à Paris en 1983. En fait, dans le monde de l’Art contemporain, il est très connu: Avec ses quatre frères, il est le plus grand encadreur de Paris. L’atelier Phuong, leur entreprise, a des allures de galerie puisque on y rencontre des toiles d’artistes extrêmement renommés. Ces artistes, comme Robert Combas et Ernest Pignon Ernest entre autres sont devenus des amis.

Dans ce contexte, il saute le pas et se met à peindre. Deux fois représenté par la galerie Itinerrance à la Street Art Fair à Paris par Yosr Ben Ammar, Danhôo rencontre à chaque fois un franc succès.

C’et ainsi qu’à la fin de l’année 2017, Mehdi Ben Cheikh lui consacre une première exposition personnelle dans sa galerie parisienne, Itinérrance . C’est sans conteste une très grande réussite et le début d’une année riche en expositions. En effet, l’artiste est ensuite invité pour investir du 10 mars au 22 avril le domaine de Chamarande qui est un monument historique dans un parc paysager. Chamarande est l’équipement culturel phare de l’Essonne, chargé de «renouer avec la création artistique contemporaine à partir de son cadre naturel».

Danhôo peint en s’inspirant de la calligraphie chinoise: «je commence par une calligraphie. J’écris un idéogramme, une sensation. C’est le début d’une œuvre qui contient beaucoup d’émotions». A Chamarande, par exemple, les murs de l’Orangerie du domaine ont été investis par l’artiste. L’idéogramme choisi par celui-ci était «rêver». «Je vois cette exposition comme un rêve qui se réalise et je souhaite le faire partager à tous. Chaque personne a envie de rêver, de partager, voilà mon message ici. J’ai marié mon «rêve» avec un rose indien qui évoque la douceur du songe».

L’exposition était constituée également de toiles et de peinture sur tissus.

Danhôo voyage ensuite pour aller à Honkong, où il présente des toiles, représenté par A2Z Art gallery l’été 2018.

Des idéogrammes de base aux couleurs employés, chacun envoie à un sens dans la tradition chinoise tel que le bleu qui fait référence à la chance, le rouge au bonheur, le rose au rêve, le jaune à la terre, la gloire ou la sagesse.

«Les mots que je peins sur chaque toile représentent nos vraies préoccupations, comme l’amour ou la famille, confie Danhôo. C’est une déclaration à la société». Danhôo n’est jamais loin de celle-ci. Le lendemain de l’attentat de Nice, il peindra un tableau pour exprimer son désarroi. «L’artiste n’est pas un être déconnecté de la réalité », dit-il. C’est un être qui vit la réalité avec une extrême sensibilité».

Ses œuvres commencent par l’écriture des idéogrammes sur une toile blanche. Puis les toiles posées à même le sol sont travaillées par des aplats de couleurs. Enfin, des coulures de peinture blanches viennent se superposer aux deux premières interventions. C’est pourquoi les œuvres de Danhôo sont traversées par des effets de fractures, de craquelures et de reliefs caractéristiques tout en présentant un rythme vertical qui se révèle peu à peu au regard du visiteur.

À Gammarth , très à l’écoute des visiteurs et d’une grande modestie peu courante dans ce milieu, il décrit ses réalisations comme des effets de lumière traversant une forêt avec ses racines aériennes.

À la différence des autres artistes urbains contemporains, Danhôo a préféré consacrer ces dernières années à son travail d’atelier que nous découvrirons à Gammarth, à la Yosr Ben Ammar Gallery, qui est installée dans le club house du golf de Gammarth à partir du 2 février 2019.

 Yosr Ben Ammar Gallery présente «Vibrations» de l’artiste Danhôo, à Tunis.

Club house du golf de Gammarth, Du 2 février au 23 mars 2019

L’exposition est ouverte tous les jours, de 14 heures à 19 heures.

Pour plus d’infos cliquez ICI!

French artist Danhôo comes to Hong Kong

French artist Danhôo uses his Asian background as an inspiration for his artworks.

Publiée par South China Morning Post sur Mercredi 11 juillet 2018

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Qui est Slimen El Kamel, l’artiste tunisien qui s’expose partout dans le monde?

Qui est Slimen El Kamel, l’artiste tunisien qui s’expose partout dans le monde?

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Entre collage et peinture, réel et imaginaire, l’artiste plasticien tunisien Slimen El Kamel a façonné les traits d’un univers pictural singulier, à la fois enraciné et ouvert sur les autres cultures. Originaire de Mazouna, à Sidi Bouzid, cet artiste d’exception a réussi à diffuser son art dans les quatre coins du monde.

Après avoir réussi ses études à l’Institut Supérieur des Beaux-arts de Tunis, Slimen El Kamel a entamé une pratique artistique singulière, qui lui a valu une reconnaissance à l’échelle nationale et internationale. Son enfance à Mazouna (Sidi Bouzid), sa ville natale, et sa passion pour l’écriture, sont ses plus grandes inspirations. Textes, images et mémoire, se croisent et se complètent pour créer les œuvres de cet artiste, traversées par les thèmes de l’image, les médias de masse, la consommation et différents autres phénomènes de la société contemporaine, qu’il critique, réfléchit et tente de transformer.

Artiste plasticien chevronné, Slimen El Kamel a effectivement participé à de nombreux évènements culturels d’envergure internationale, à l’instar de Dubai art fair et 1.54 art fair Londres en 2016 ou Cape Town art fair South Africa2016, Art Paris art fair 2017, Art week Abu Dhabi en 2017, ainsi que la biennale d’art contemporain de Cachan 2016 auquel il a été lauréat.

Outre ses multiples expositions et participations aux manifestations culturelles mondiales, cet artiste s’engage également dans la vie culturelle tunisienne à travers des articles critiques qu’il rédige ainsi que son travail en tant que directeur artistique de l’espace «lumières de la ville», inauguré en 2017, dans sa ville natale.

En Février 2019, Slimen El Kamel participe à la nouvelle édition de la Foire 1-54 d’Art Africain contemporain à Marrakech.

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Alphonse Mucha ou la naissance de l’Art Nouveau et du design graphique!

Alphonse Mucha ou la naissance de l’Art Nouveau et du design graphique!

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Une grande exposition se termine le 28 janvier 2019 à 22 heures à Paris au Musée du Luxembourg. Elle avait été inaugurée le 12 septembre. En quoi nous concerne-t-elle?

Il s’agit de l’exposition sur Alfonse Mucha (1860/1939), artiste tchèque de renommée mondiale qui fut le fer de lance du style «art nouveau». Durant son séjour parisien, de 1887 à 1906 Alphonse Mucha a été tout à la fois: affichiste, illustrateur, graphiste, peintre, architecte d’intérieur et designer.

Pour ses affiches, son style est décoratif, accessible, immédiatement séduisant. Il y a toujours une figure féminine drapée, un peu dénudée parfois, insérée dans un ensemble d’éléments végétaux naturalistes qui l’enlacent avec des courbes des volutes et des boucles. Il a étendu ce type d’élément décoratif au packaging et à la publicité. (Biscuits, champagnes, tabac…).

Pour les affiches des pièces de théâtre de Sarah Bernhardt, il conçoit un nouveau format, vertical, allongé. Le travail qu’il a réalisé pour la bijouterie Fouquet lui donne l’occasion de montrer son style à travers diverses expressions  allant de la façade, à la décoration d’intérieur, en passant par les vitrines, les présentoirs et les bijoux. Cette boutique est aujourd’hui reconstituée au musée Carnavalet à Paris.

Préoccupé par le sort des peuples slaves opprimés par l’Empire austro-Hongrois, il pensait que l’on pouvait s’émanciper par l’Art. Il réalisa dans cet esprit une série de gigantesques tableaux retraçant «la geste slave», sponsorisé par un mécène qu’il avait rencontré à Chicago, pendant son séjour en Amérique (1906/1910) .Après la seconde guerre mondiale, il a conçu des timbres postes et les billets de banque d’un état nouvellement créé, la Tchécoslovaquie.

Il a pratiquement inventé une discipline nouvelle, le design graphique. Ce qui nous touche le plus directement ce sont ses illustrations et ses affiches, où l’on peut voir des influences byzantines et japonisantes et une ressemblance certaine avec les icônes religieuses des églises orthodoxes. Les couleurs également, reprennent le nuancier des icônes: rouge, or, brun et bronze.

Comme nous le montrent les illustrations jointes, cette inspiration graphique n’est pas sans nous rappeler les «Ifriqiyettes» que nous avons vues récemment à Tunis.

Alphonse Mucha – Du 12 septembre 2018 au 27 janvier 2019. Au Musée du Luxembourg – 19, rue Vaugirard, 75006 Paris.

Une vidéo de présentation de l’exposition est visible sur ce lien :

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Retour sur l’œuvre de Salvador Dalí, une figure majeure de l’art surréaliste!

Retour sur l’œuvre de Salvador Dalí, une figure majeure de l’art surréaliste!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Trente années, jour pour jour, se sont découlées depuis la disparition d’une figure majeure de l’art surréaliste et l’un des plus célèbres peintres du 20ème siècle, Salvador Dalí. On vous dit plus sur cet artiste catalan hors du commun!

//Salvador Dalí (1904-1989) : personnalité, quête, débuts et influences

Considéré comme l’une des figures artistiques les plus marquantes du siècle dernier, Salvador Dalí fut un artiste unique, de par ses œuvres exceptionnelles et sa personnalité excentrique. Sa tendance au narcissisme et à la mégalomanie lui a valu, en grande partie, la notoriété qu’il avait gagné au cours de sa vie, mais aussi des reproches de la part des artistes de son époque.

Avant de devenir un peintre surréaliste à part entière, Dalí cherchait son style entre différents mouvements artistiques. Il admirait et s’influençait de nombreux peintres appartenant à divers courants, à l’instar de Picasso et Velázquez, dont il adopte la fameuse moustache en croc. L’artiste catalan s’inspirait également des travaux de Sigmund Freud, notamment pour ses propres recherches picturales sur les rêves et l’inconscient.

Sa quête s’est poursuivi jusqu’à la fin des années 20, quand il atteint sa maturité artistique, invente la méthode paranoïaque-critique et commence à développer sa propre expression artistique surréaliste, qui se transforme au fil du temps, à son tour, à une référence pour les autres peintres et artistes.

Depuis son jeune âge, à l’époque où il était fortement influencé par le style impressionniste, Dalí se faisait remarquer lors de ses participations à des expositions dans son pays natal et dans différentes villes de l’Espagne. Lorsqu’il s’est installé à Madrid en début des années 20 pour étudier à l’Académie royale des beaux-arts de San Fernando, sa personnalité unique et son talent artistique aux influences cubiques à l’époque, attiraient également l’attention de ses contemporains.

//La montée en flèche et l’œuvre prolifique de l’artiste star

En début des années 30, Salvador Dalí s’installe à Paris à l’issue de ses études à l’Académie de Madrid, où il intègre le groupe des surréalistes et rencontre sa femme Gala, qui allait devenir sa plus grande inspiration pendant une partie essentielle de sa vie.

Son voyage aux Etats-Unis en 1933 marquait le début de sa célébrité et prospérité. L’artiste catalan a impressionné les américains par son authenticité et audace, et a commencé à enchainer les succès, après la grande réussite de son exposition à la Galerie Julien Levy. Pendant cette période, les grands collectionneurs rachètent ses productions artistiques, et ses expositions étaient grandement appréciées.

Après son exil en Europe pendant la guerre d’Espagne, en fin des années 30, Dalí fait son retour triomphant aux états Unis. L’artiste catalan a été accueilli comme une star en Amérique, où il a résidé pendant une dizaine d’années et y a amassé une grande fortune.

A son retour en Catalogne en fin des années 40, Dalí s’est orienté vers le catholicisme et s’est rapproché de la peinture de la Renaissance.

Pendant les dernières années de sa carrière, il n’a pas cessé d’expérimenter les procédés innovants de son époque, tels que la peinture par projection ou l’holographie. Durant cette période, ses œuvres présentaient des illusions d’optique et son style virait vers ce qu’il nommait «mysticisme corpusculaire».

Ces différentes périodes créatives par lesquelles Salvador Dalí est passée, ainsi que les rencontres importantes qu’il avait faites, se sont reflétées à travers son œuvre prolifique, qui traitait le rêve, la sexualité, le comestible et la religion, comme thèmes principaux.

Au cours de sa carrière, ce peintre, sculpteur, écrivain, dramaturge, poète et cinéaste catalan a produit plus de 1500 œuvres. Parmi ses toiles notoires, on peut citer : La persistance de la mémoire ou Montres molles (1931), La Corbeille de pain (1945), La Métamorphose de Narcisse (1936-1937),Prémonition de la guerre civile (1936), La Tentation de saint Antoine (1946), Christ de saint Jean de la Croix (1951).

Salvador Dalí a également réalisé, en collaboration avec Luis Buñuel, un chef-d’œuvre du cinéma surréaliste dont le titre est «Un Chien Andalou».

//Une gloire anthume et posthume

De son vivant, Salvador Dalí a connu la gloire. Outre sa célébrité à l’échelle mondiale, de nombreux actes d’hommage et de reconnaissance ont été dédiés à cet artiste catalan. Parmi lesquels, on peut citer : Les deux musées consacrés exclusivement à son œuvre, à savoir, «le Salvador Dalí Museum» et «le théâtre-musée Dalí» que Dalí lui-même avait travaillé. Il y’a eu également la grande rétrospective organisée en 1979 au Centre Georges Pompidou. Sans oublier le titre nobiliaire de Marqués de Dalí de Púbol que lui avait attribué le roi d’Espagne, Juan Carlos.

Après sa disparition, au milieu des années 1990,  le château de Púbol (résidence de son épouse Gala) et la maison de Portlligat dans le port de Cadaqués de l’artiste, ont été convertis en musées publics. En France, le lieu d’exposition Dalí Paris présente la plus importante collection de Salvador Dalí du pays. En Allemagne, le musée Dalí réunit des centaines des œuvres de l’artiste catalan.

Depuis sa disparition, Salvador Dalí a fait aussi l’objet de nombreux films dont on peut citer le film documentaire «Cinéma Dalí» sorti en 2004, traitant les rapports de Dalí avec le cinéma, ou encore le film de Paul Morrison intitulé «Little Ashes» sorti en 2009, proposant un retour sur la jeunesse de Dalí à Madrid.

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Machmoum Photo Festival: L’exposition parisienne qui présente la Tunisie à travers la danse

Machmoum Photo Festival: L’exposition parisienne qui présente la Tunisie à travers la danse

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Le collectif Machmoum est né de la volonté de promouvoir les artistes tunisiens à l’étranger et d’encourager les artistes français à concevoir des projets artistiques en Tunisie.

Une première manifestation culturelle avait déjà été organisée par l’association, dont l’une de fondatrices, Rim Abdelmoula jeune ingénieure tunisienne installée à Paris est très investie dans la culture. C’était un concert intitulé «Bridge it up»  qui a investi une péniche sur   les quais de Seine et où s’étaient produits les artistes Ghliss,Ghada Maatouk et le groupe Bénarès.

Le projet de cette année était de promouvoir la Tunisie à travers un road Trip photographique avec des danseurs de toutes les régions de Tunisie. Tout est parti d’un formulaire de candidature en ligne que l’association a lancé. Cela lui a permis d’engager des danseurs dans différentes villes de Tunisie qui proposaient leur danse de prédilection, celles appréciées par les jeunes et qui sont sous représentées.

Rim Abdelmoula , Hajer Ben Brahim, co-organisatrice du projet, le photographe Kevin Mercier et le vidéaste Yasser Machat sont partis sur les routes tunisiennes avec le groupe de danseurs sélectionné (6 filles et 4 garçons) et se sont arrêtés à Tunis, Sidi Bou Saïd, Dougga, le Kef, Bizerte, El Jem, Chebika, Tozeur . Dans ces lieux, le photographe et le vidéaste ont saisi les danseurs en situation dans différentes expressions de danse : afro, classique, hip hop, dance hall, salsa, flamenco et danse contemporaine.

Beaucoup de ces photographies ont été partagées sur les réseaux sociaux et l’exposition comprendra une sélection de seize tirages inédits, accompagnée d’une vidéo constituant le «making off» du road trip.

Pourquoi la Danse? Parce qu’il est paradoxal de voir la place qu’à la danse dans la culture tunisienne et de constater son peu de reconnaissance officielle.

C’est pourquoi le projet de Machmoum se propose, au-delà des échanges de pratiques artistiques, de:

-Donner une image innovante du tourisme culturel en Tunisie

-Promouvoir la Danse comme pratique professionnelle à part entière,

– Faire éclore dans une Tunisie décentralisée des écoles de danse et des lieux de représentation.

-Familiariser le public avec les différentes modes d’expression de la danse.

L’association, qui a eu le soutien de Talan, de l’Office National du Tourisme Tunisien   et de la galerie La La Lande (dirigée par Sofien Trabelsi et Ilyès Messaoudi) mérite d’être encouragée d’autant qu’elle a financé elle-même une partie du projet. Elle envisage une exposition de ces mêmes photographies en Tunisie, où elles pourront être vues par leurs protagonistes.

À la galerie La La Lande, la Tunisie danse.

Avec les danseurs:

– Rania MANDRA ( Sidi Bou Said)/ – Cyrine KALAI ( Sidi Bou Said)/ – Raoua BENMANSOUR (Sidi Bou Said)/ – Rahma BEN AISSA  ( Bizerte)/ – Amel LAOUINI ( Bizerte)/ – Thouraya BOUGHANMI ( El Kef et Dougga)/ – Hazem CHEBBI ( Tozeur et Chebika)/ – Ridha RZIG ( Tunis)/ – Yahia BEN YOUNES (Tunis)/

Photographe : Kevin Mercier

Vidéaste : Yasser Machat

Facebook :collectif machmoum /instagram @collectifmachmoum

Galerie La La Lande , 11 rue Lalande, 75014 Paris / 14h à 20 heures .

Tel :00 33 7 68 10 80 25

Facebook : galerie La La Lande/instagram : @galerielalande

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À la rencontre de Ridha Ben Arab à la galerie Antinéa

À la rencontre de Ridha Ben Arab à la galerie Antinéa

ÉCRIT PAR La rédaction

À partir de ce 24 janvier 2019 se déroule la nouvelle exposition de l'artiste Ridha Ben Arab à la galerie Antinéa. À la fois espace d'exposition d'art et de mobilier d'exception, la galerie Antinéa au coeur de Tunis fait partie des lieux insolites à découvrir dans la capitale!

Peintre, céramiste, sculpteur, dessinateur, Ridha ben Arab est doué de tous les talents. Doté d’un diplôme de céramique de l’École des Beaux-Arts de Tunis, et d’un Prix Présidentiel en prime, il quittait la Tunisie il y a de cela quelques 30 années, pour aller découvrir le pays de la céramique, l’Espagne. Il y trouva un climat mental, une énergie créatrice, un foisonnement artistique qui séduisirent le jeune artiste passionné. Le voilà donc catalan de cœur et d’adoption. Mais les racines sont exigeantes, et Ridha ben Arab revient régulièrement en Tunisie présenter ses œuvres et rencontrer un public fidèle. Celui qui est reconnu comme un des artistes les plus talentueux de sa génération, qui a participé à de nombreuses foires et salons internationaux et dont les œuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées, expose à Tunis cette semaine, à la galerie Antinéa à partir du 24 janvier 2019.

Céramiste de formation, Ridha ben Arab investit l’espace avec un sens inné de la composition. Ses toiles présentent un équilibre miraculeux des lignes et des formes. Mu par un désir constant de dire et d’évoquer son pays natal, il opte pour un langage de signes, de symboles, de traces et d’évocations. Son alphabet et sa grammaire esthétiques sont ceux de la mémoire de l’humanité, idéogrammes, calligraphies arabes, rébus, signes puniques ou symboles amazighs. Son univers chromatique est fortement marqué par les pigments de céramique, et ses couleurs claquent, primaires, lumineuses, flamboyantes.

Adresse: Galerie Antinéa 5 avenue Khereddine Pacha. Tunis. Tel +216 22612275

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«En attendant Venus»: La nouvelle exposition d’art contemporain au Musée National du Bardo

«En attendant Venus»: La nouvelle exposition d’art contemporain au Musée National du Bardo

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 26 Janvier au 28 Février 2019, le Musée National du Bardo accueille les œuvres d’une vingtaine d’artistes tunisiens et marocains, dans le cadre de l’exposition d’art contemporain «En attendant Vénus». On vous dit plus sur cet évènement!

Le 26 Janvier 2019 se tiendra le vernissage de la nouvelle exposition «EN ATTENDANT VENUS» qui se poursuivra jusqu’au 28 Février 2019, au Musée National du Bardo. Cet évènement organisé sous le haut patronage du chef du gouvernement, avec le concours du Ministère des Affaires Culturelles et le Ministère du Tourisme et de l’Artisanat, réunira les œuvres de 18 artistes tunisiens et marocains, s’ordonnant autour de la déesse de l’amour Vénus.

À travers l’art contemporain, ces artistes proposent une redécouverte de l’une des divinités féminines les plus représentées dans la mosaïque et la sculpture romaines du Musée National du Bardo. Ce projet artistique s’inscrit ainsi dans la perspective de valoriser le patrimoine tunisien.

Les artistes participants à «EN ATTENDANT VENUS» sont : Michel Margherita Sarti, qui est également commissaire de l’exposition, Mouna Jmel Siala, Houda Ajili, Marianne Catzaras, Najah Zarbout, Sadika Keskes, Houda Ghorbel, Alia Derouiche Cherif, Amira Mtimet, Mohammed Elouanti, Driss Rahhaoui, Noureddine Boumaaza, Salah Benjkan, Najeb Zoubir, El Mehdi Mofid, Ahmed Elamine, Abdelkarim Elazhar et Said Housbane.

Pour plus de détails, cliquez ici! 

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Retour sur l’exposition «L’Être Carré» à la Musk and Amber gallery

Retour sur l’exposition «L’Être Carré» à la Musk and Amber gallery

ÉCRIT PAR Edia Lesage

«Une lune carrée dans un ciel rond s’apprête à renaître dans une mer profonde» (Michela Margherita Sarti, commissaire d’exposition).

Et si nous commencions l’année avec la Musk and Amber Gallery? Ce lieu précieux nous propose, depuis le 14 décembre de l’année dernière une exposition singulière, qui y a passé le jour de l’an.

Cette exposition, préparée depuis mars 2018 et qui réunit «sept filles et un garçon» ou sept fées et un prince charmant dans un château enchanté exigeait des artistes de se contraindre à un format: le carré, à des dimensions précises, ainsi qu’à des encadrements identiques, des baguettes blanches.

Pourquoi le carré? Le carré est inhabituel il est difficile à utiliser, c’est une figure centrée, symétrique dans toutes les directions et à ce titre il attire immanquablement l’œil vers son centre. C’est cet aspect inhabituel et difficile à utiliser qui plaît à Michela Margherita Sarti , qui l’utilise assez fréquemment. Pour l’exposition, Le carré est une référence aux quatre éléments, c’est aussi «un défi que d’arriver à le remplir» dit-elle.

Cette difficulté du format ajoutée à la difficulté du thème imposé, «l’être», sont les deux éléments qui ont assuré l’homogénéité de l’exposition bien qu’elle ait réuni des artistes de style, de facture et de tempérament très différents. C’est aussi le format originel d’instagram , réseau social utilisé par près de deux milliards de personnes ainsi que celui du grand retour du polaroïd .

Amira Mtimet ne s’y est pas trompée avec des œuvres particulièrement riches et graphiques, où le trait et la perspective renvoyaient aux formats et aux thématiques des réseaux sociaux.

Houda Lajili a mis en scène des personnages en situation aux accoutrements chamarrés dans des intérieurs colorés

Nesrine Elamine, avec sa série «naturalia», offre à voir des œuvres qui combinent le trait fin et délié des personnages avec les grisailles graphiques des végétaux, feuilles et fleurs.

Najah Zarbout s’est livrée à un exercice de virtuosité graphique suggérant des cordes enroulées, déroulées, tournant autour du centre du carré, utilisant parfaitement le dispositif.

Héla Lamine propose des monochromes à l’encre noire qui sont construits de la même manière : un portrait réaliste ou non, se détachant sur un fond qui au premier abord apparaît végétal et qui en fait est constitué d’une multitude de personnages en souffrance.

Rania Warda avec ses gravures sur cuir, reprend les motifs indiens des mandalas, tracés circulaires habituellement inscrits dans des carrés, qui sont utilisés comme aide à la méditation par l’hindouisme et le bouddhisme.

Michela Margherita Sarti a choisi de présenter au centre de ses carrés son medium habituel, la princesse poupée, qui est entourée de décors exotiques à la Frida Kahlo à laquelle elle fait référence

Samir Makhlouf est le prince charmant de cette exposition féminine: architecte, peintre, écrivain et poète, il nous plonge dans son univers onirique avec son sourire habituel, délié de toute contrainte terrestre.

Les artistes: Amira Mtimet, Hela Lamine, Houda Ajili, Michela Margherita Sarti, Najah Zarbout, Nesrine Elamine, Rania Werda et Samir Makhlouf.

Commissaire d’exposition : Michela Margherita Sarti

Plus d’infos que la Musk and Amber Gallery ICI!

 

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Retour sur l’œuvre de l’un des plus grands peintres tunisiens, Hatim El Mekki!

Retour sur l’œuvre de l’un des plus grands peintres tunisiens, Hatim El Mekki!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Considéré comme l'une des figures marquantes de la peinture tunisienne, Hatim El Mekki fut un artiste prolifique et polyvalent, se distinguant par un style artistique particulier, à mi-chemin entre le figuratif et l’abstrait. On vous dit plus sur ce peintre tunisien exceptionnel!

//Hatim El Mekki, un artiste polyvalent

Grâce à son talent de dessinateur,  Hatim El Mekki (1918 – 2003) né à Jakarta, a pu bénéficier de nombreuses bourses pour poursuivre ses études. Il a fréquenté le lycée Carnot de Tunis, ensuite il a effectué des études à Lyon et Paris, où il a pu acquérir un grand savoir-faire, lui permettant plus tard de mener une carrière des plus polyvalentes. En effet, il a été peintre, affichiste, plasticien et aussi caricaturiste. Engagé politiquement, il a aussi réalisé des dessins politiques soutenant la résistance nationale contre la colonisation française.

// Œuvre prolifique et multiforme

Les plupart des peintures de Hatim El Mekki sont abstraites, mais certaines d’entre elles ont été réalisées dans un style figuratif, au service d’une clientèle européenne et de l’état indépendant tunisien.

Grâce à diverses techniques (l’huile sur toile, aquarelle, mine sur plomb..), Hatim El Mekki créait des toiles représentant la nature et des sujets de la vie réelle, à travers des formes, des contours, des lignes, des espaces, des jeux de fonds et de formes et des superpositions textes-images, abstraits et ouverts à plusieurs interprétations.

Parmi les œuvres de Hatim El Mekki, on peut citer : Le couple (1955), enfant du coq (1955), Gendarme français arrêtant un patriote (1955) et les réfugiés (1958). Sans oublier les dessins des pièces et billets de banque tunisiens de cet artiste ainsi que ses 454 modèles de timbres postaux dessinés entre 1957 et 1995, qui ont fait sa popularité.

// Une reconnaissance à l’échelle internationale

Après une 1ère exposition à la galerie d’art Claridge à Tunis au début des années 1930, Hatim El Mekki s’installe à Paris grâce à une bourse qu’il a obtenue du gouvernement. Dans la capitale française, il a travaillé dans les industries du film et de la publicité, et a aussi collaboré avec le magazine français d’audience mondiale «Marianne». De retour de Paris, il a exposé à Alger et à Tunis pour revenir après la seconde guerre mondiale en France, et exposer dans des galeries telles que L.L. Galerie Rosenberg, Galerie des Nations Unies et Galerie Suillerot. Pendant la même époque, c’est-à-dire vers la fin des années 1940, Hatem El Mekki reçoit le prix du premier poster et fait la rencontre de grands noms en littérature, philosophie, arts .. tels que le grand écrivain français Albert Camus, le philosophe Gaston Bachelard, ainsi que Gertrude Stein, qui a découvert Picasso. Sans oublier le fait que ce peintre tunisien a réalisé des illustrations pour de nombreux auteurs internationaux.

Lorsqu’il rentre à Tunis au début des années 1950, il réalise une série de très grandes peintures murales pour le collège de Khaznadar et une mosaïque d’une soixantaine de mètre carré à Bizerte, en Tunisie.

Quelques années plus tard, Hatim El Mekki a commencé à enchainer des expositions dans les galeries et espaces culturels les plus prestigieux du monde. Il a été invité à exposer en Allemagne (Cologne, Bonn et Mayence, Berlin), il a participé à de nombreuses expositions au Caire (Égypte), aux États-Unis, au Albert and Victoria Museum de Londres, au musée de Séoul (Corée du Sud) où il a été décoré. Et ce ne fut pas sa seule décoration car ce peintre tunisien a pu recevoir également la Croix de la Légion d’Honneur, en France en 1980, la Médaille d’or en Bulgarie, l’Ordre du Nil en Égypte, l’Ordre du Peacock en Iran ainsi que la Médaille du mérite en Russie, ce pays où il a été membre international de son Académie des beaux-arts.

Il a été aussi nommé grand officier de l’ordre du mérite culturel tunisien, et reçu à Beijing en Chine, où l’étude de son art a été recommandée à l’Académie des Beaux-Arts de Chine.

Son travail se trouve dans de nombreuses collections privées et publiques telles que la collection impériale de Tokyo.

Tous ces exploits ne sont pas passés inaperçus. Hatim El Mekki a fait effectivement l’objet de diverses éditions de livres ainsi que d’articles de presse tels que dans le New York Times et le Washington Post.

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La Selma Feriani Gallery accueille «Anthrôpos», la nouvelle exposition du peintre Mohamed Ben Slama!

La Selma Feriani Gallery accueille «Anthrôpos», la nouvelle exposition du peintre Mohamed Ben Slama!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 20 Janvier au 17 Février 2019, la Selma Feriani Gallery accueillera « Anthrôpos », la nouvelle exposition du peintre Mohamed Ben Slama. On vous dit plus sur cet évènement!

Mohamed Ben Slama est un artiste autodidacte qui a réussi progressivement, depuis 1997, à poser les bases d’une pratique artistique assez particulière. En effet, c’est à travers la dissimulation de visages et la réalisation de combinaisons inhabituelles de personnages et d’objets, que Mohamed Ben Slama a choisi de critiquer la société contemporaine et les modes de vie actuels. Ce style artistique l’a accompagné depuis ses débuts lorsqu’il peignait l’Homme, déguisé et défiguré, et le plaçait dans des contextes absurdes, étranges, fantastiques.

«Anthrôpos», sa nouvelle exposition qui débutera le 20 Janvier et se poursuivra jusqu’au 17 Février 2019 à la Selma Feriani Gallery, s’inscrit dans le même esprit de ses travaux précédents. On retrouvera les toiles au cachet artistique unique de cet artiste, illustrant des espaces insolites, des êtres moitié animaux moitié humains et des compositions singulières.

Venez nombreux pour découvrir cet univers exceptionnel de Mohamed Ben Slama!

Pour plus de détails sur cette exposition, cliquez ici! 

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Retour sur l’œuvre de Henri Matisse, chef de file du Fauvisme!

Retour sur l’œuvre de Henri Matisse, chef de file du Fauvisme!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Un 31 décembre naissait l’artiste français Henri Matisse. C'était en 1869, il y’a 149 ans. On vous dit plus sur ce précurseur du Fauvisme!

//Les débuts de Matisse

Peintre, dessinateur, graveur et sculpteur français, Henri Matisse fut l’une des figures les plus marquantes de l’art du 20ème siècle. Avant-gardiste, il est le précurseur principal du courant du Fauvisme.

Avant la peinture, Henri Matisse (1869 – 1954) avait emprunté une voie complètement différente. Au départ, il a effectué des études de droit avant de se mettre à dessiner, suite à une convalescence et grâce à son ami peintre amateur, Léon Bouvier. Plus tard, il fait les beaux arts à Paris et apprend la peinture auprès de grands noms tels que Gustave Moreau.

//Principal précurseur du Fauvisme

En 1904, Matisse peint «Luxe, calme et volupté». Cette toile fut décisive pour la suite de son parcours. Insatisfait du rendu des couleurs, Matisse décide de peindre par aplats, technique fondamentale du Fauvisme.

Une année plus tard, Matisse expose au Salon d’Automne sa toile représentant le portrait de sa femme, «La femme au chapeau» (1905), qui fait scandale. Ce fut un mal pour un bien, car ce scandale a fait connaitre Matisse qui s’est imposé dès lors, avec un style pictural révolutionnaire à l’époque. Grâce à cet évènement, les toiles de Matisse ont connu un vrai succès et ont été achetées par les plus grands collectionneurs du monde entier.

//Une œuvre avant-gardiste

Henri Matisse se distinguait par un style artistique assez particulier. Ce sont les formes simples, stylisées et les couleurs pures et plates qui dominent l’œuvre de ce peintre. Ceci n’empêche que certaines de ses nus et portraits sont teintés de dégradés de gris et de roses. La plupart de ses toiles sont des représentations de natures mortes, de nus et d’odalisques qui évoquent les nus orientalistes.

Les nombreux voyages qu’a effectués Matisse durant sa vie, ont été une grande source d’inspiration et de richesse pour son œuvre. En effet, cet artiste a parvenu à intégrer ses expériences au Maroc, en Algérie, en Andalousie, Tahiti.. dans sa production artistique.

Parmi les ultimes chefs d’œuvres d’Henri Matisse, on peut citer : La danse (1909), La musique (1910), La Tristesse du roi (1952) et son livre Jazz (1947).

//Gloire posthume

De nombreuses rétrospectives et expositions de Matisse ont été organisées au coté de grands peintres tels que Picasso et Braque. De plus, les œuvres de Matisse ont fait le tour des galeries et biennales les plus prestigieuses du monde entier. De Paris à Venise en passant par Copenhague et New York City, ce peintre a eu  une reconnaissance à l’échelle internationale.

Après sa disparition, l’œuvre de Matisse a continué de bénéficier de cette gloire. En 1963, un musée portant le nom de l’artiste ouvre ses portes à Nice. En 1970, la première rétrospective de l’œuvre de Matisse a été organisée au Grand Palais à Paris. Depuis, les expositions se sont enchainées dans les quatre coins du monde, dont une récente (2014) à la Tate Modern de Londres, dédiée aux papiers découpés qu’Henri Matisse avait réalisés.

 

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Paul Klee, artiste prolifique et figure majeure de l’art du 20ème siècle!

Paul Klee, artiste prolifique et figure majeure de l’art du 20ème siècle!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Aujourd’hui, le 18 Décembre 2018 correspond au 139ème anniversaire de Paul Klee, figure exceptionnelle de l’art du 20ème siècle. On vous fait découvrir l’œuvre de ce grand artiste.

//Paul Klee: Ses débuts, son parcours et son voyage en Tunisie

Issu d’une famille d’artistes, Paul Klee a été initié à la musique et au dessin depuis son jeune âge. A ses débuts, en 1914, il fait un voyage en Tunisie qui l’a beaucoup inspiré et a changé radicalement son œuvre. Grâce à ce séjour, il découvre les couleurs et un nouveau registre linéaire et géométrique, qui se sont reflétés dans ses créations plus tard. Parmi les œuvres ce voyage, on peut citer: Vue de Kairouan (1914), Hammamet with mosque (1914) et Southern (Tunisian) gardens (1919).

Cet artiste qui a connu ses premiers grands succès en 1917, pendant la 1ère guerre mondiale, a été également un grand pédagogue et a enseigner dans de nombreux établissements prestigieux. En 1919, il a notamment enseigné à l’école du Bauhaus de Weimar. En 1931, il a été professeur à l’Académie des beaux-arts de Düsseldorf avant d’être exilé en Suisse à partir de 1924.

//Un artiste insaisissable

Entre peintures, sculptures et dessins, Paul Klee a produit des milliers  d’œuvres durant toute sa carrière. Mais ce qui a été vraiment marquant chez cet artiste prolifique, ce sont ses œuvres appartenant à différents styles artistiques faisant de lui un peintre difficile à cerner. Tantôt dans le constructivisme tantôt dans l’intuitif et le spirituel, Paul Klee a effectivement emprunté un cheminement peu commun. Son œuvre a longtemps créé l’intrigue et a été définie par son fils comme «énigmatique». En effet, le parcours de cet artiste a été marqué par de nombreuses périodes se distinguant chacune par un style artistique différent. Si l’œuvre de cet artiste a été au début satirique, elle s’est orientée par la suite vers le Cubisme pour se teinter du style surréaliste et évoluer vers le Constructivisme pendant les années où il a enseigné au Bauhaus de Dessau.

//Après sa disparition

Depuis la disparition de Paul Klee, de nombreuses expositions ont été organisées en son hommage parmi lesquelles on peut citer la grande rétrospective qui lui a été consacrée au Musée National d’Art Moderne en 1969, ainsi que celle qui s’est tenue en 2016, au Centre Pompidou. En 2005, le centre Paul-Klee édifié par l’architecte Renzo Piano, a été inauguré à Berne, en Suisse, lieu de décès de l’artiste, en 2005. Ce centre abrite une grande variété des œuvres de Klee.

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Aly Ben Salem, le plus grand ambassadeur de l’art tunisien en Suède!

Aly Ben Salem, le plus grand ambassadeur de l’art tunisien en Suède!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Figure marquante de l’art tunisien, Aly Ben Salem faisait partie de la génération des pionniers de l’École de Tunis. Près de deux décennies depuis sa disparition, son œuvre demeure des plus vivantes. On vous dit plus sur ce peintre d’exception!

//Aly Ben Salem, un artiste de renommée mondiale

Né en 1910, Aly Ben Salem fut l’un des peintres et plasticiens les plus importants de son époque. Après avoir effectué ses études à l’Institut supérieur des beaux-arts de Tunis, il est allé en Suède où il a passé une grande partie de sa vie avant de s’installer en Tunisie en 1970.  

En effet, il a travaillé pendant les années 40 et 50 à Stockholm. Son atelier situé dans la capitale suédoise, a été un lieu de rencontre pour les artistes et les politiciens tunisiens. Grâce à ses œuvres, Aly Ben Salem a pu diffuser l’art tunisien partout en Suède, et recevoir de nombreux prix prestigieux tout au long de sa longue carrière. Il a été effectivement lauréat du premier prix de peinture du gouvernement tunisien en 1936, ainsi que du premier prix de la miniature d’Afrique du Nord.

Cet artiste tuniso-suédois a également été désigné comme représentant de la Tunisie à l’Exposition universelle de Paris, où il a exposé son travail à la galerie de l’Union latine, quai des Grands-Augustins. Il faisait également partie des pionniers du mouvement artistique « L’école de Tunis ».

// Un univers artistique au carrefour de la culture tunisienne et scandinave

À travers ses œuvres, Aly Ben Salem valorisait les aspects du patrimoine tunisien tout en s’ouvrant sur les formes artistiques mondiales. Cet artiste se distinguait ainsi par un style créatif assez impressionnant reflétant sa passion pour l’art, sa grande maitrise technique ainsi que son riche vécu entre son pays natal et la Suède. En effet, son univers artistique traverse laMéditerranée pour s’imprégner des cultures tunisienne et scandinave à la fois, reflétant un monde optimiste coloré, marqué par les lignes courbes, simples, et sensuelles et représentant les différents aspects de la vie sociale, notamment le portrait féminin. Ses œuvres, souvent influencés par l’art de la miniature, ont été dominées pendant une bonne période, par la teinte bleue.

Parmi les multiples œuvres de cet artiste prolifique, on peut citer: «Jeune couple au milieu des fleurs» (1930), «Les fiancés» (1956), «Jeune couple et musicien», «Jeunes femmes» et «Les amoureux».

//Après sa disparition

Depuis sa disparition en 2001, plusieurs expositions, festivals et autres évènements ont été organisés en son hommage. En 2010 par exemple, la Poste tunisienne a émis un timbre postal à son effigie. Plus récemment, en 2017, une grande exposition s’est tenue à la Galerie Saladin intitulée «Sidi Ben Salem: De Stockholm à Sidi Bou Saïd», retraçant l’héritage artistique important de ce grand peintre.

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« Être avec », l’exposition hommage consacrée à l’artiste Fatma Charfi à l’ambassade de Suisse

« Être avec », l’exposition hommage consacrée à l’artiste Fatma Charfi à l’ambassade de Suisse

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Cette exposition intitulée «Etre avec» en l’honneur de l’artiste Fatma Charfi est organisée à l’ambassade de Suisse du 23 novembre au 30 décembre 2018. Un bel hommage rendu à cette grande artiste.

«Finir en beauté ce qui a commencé avec tant de grâce» Fatma Charfi.

L’univers de Fatma Charfi, délicat et intimiste, a été subtilement présenté et mis en scène dans les locaux de l’ambassade suisse. Le jour du vernissage la commissaire d’exposition, Rachida Triki, accompagnée de Wadi Mhiri, responsable de la scénographie, qui l’avaient bien connue, étaient là.

Rachida Triki, Wadi Mhiri, le fils de l’artiste, ainsi que plusieurs de ses frères et d’autres membres de sa famille accueillaient les visiteurs, commentaient les œuvres, rapportaient une anecdote et en somme faisaient vivre Fatma Charfi, ce qui donnait une signification particulière et forte aux œuvres exposées.

Si l’exposition était minimaliste, comme elle l’aurait probablement aimée, l’émotion dégagée par ce vernissage-hommage était grande. C’est peu de dire qu’elle fut admirée pour son travail et aimée pour son exigence.

Fatma Charfi,  née le 29 janvier 1955 à Sfax, et décédée en 2018 en Suisse est une artiste plasticienne tuniso-suisse, qui vivait à Berne.

Elle fit des études à l’Institut supérieur des beaux-arts de Tunis, puis poursuivit sa formation en Pologne en 1977, dans le domaine des dessins animés. Enfin, elle obtint un doctorat en esthétique et sciences de l’Art, à Paris (Panthéon Sorbonne) avec une thèse intitulée: «L’eau, élément de jeu, pour l’enfant : propositions de jeux d’eau associée à la couleur et à l’argile » sous la direction de René Passeron. Elle s’est installée à Berne en 1986.

Fatma Charfi a créé une œuvre sensible et délicate, qui se proposait de mettre en scène les injustices et les possibilités d’un vivre ensemble heureux, dans une réflexion humaniste, globalisante. Ses thèmes de prédilection concernaient l’identité, la différence, le rôle des femmes et leur statut dans la société, l’égalité des sexes.

Elle s’exprimait dans de multiples registres: dessins, peintures, photographies, vidéos, sculptures, installations, performances.

Ses œuvres ont été plusieurs fois primées notamment à Alexandrie et à Dakar où elle fut la première artiste féminine à avoir reçu le grand prix Léopold Sédar Senghor.

Fatma Charfi a créé un personnage récurrent dans son œuvre, qu’elle nommait «abrouk», au pluriel «aberics» sous la forme d’homoncules stylisés et métamorphiques faits de papier de soie roulés entre ses doigts. Par leurs différentes couleurs, blanc, rouge ou noir ou par leurs postures, seuls, en petits groupes ou en multitude, les aberics symbolisent la condition humaine et le fourmillement des sentiments. Ces êtres «gracieux et souverains», comme elle les qualifiait peuvent matérialiser le bonheur dans leurs danses, le malheur dans leurs fuites en superpositions inquiétantes.

Jusqu’au dernier moment, elle a persévéré à nous émouvoir avec quelques traits sur une feuille blanche: «véhicules de tendresse».

On ne remerciera jamais assez l’ambassade suisse pour cette exposition-hommage, loin des cérémonies bruyantes et agitées ainsi que pour le catalogue raffiné, raffiné édité avec le soutien de l’association Fatma Charfi . Le titre, «être avec», y prend tout son sens.

*Citation de Fatma Charfi .

Où? : ambassade de Suisse: 22 Rue Platon، Z.A Khereddine، Le Kram 

Quand? : Du 23 novembre au 30 décembre. Les visites sont programmées les mercredis et jeudi de 15 h à 17h

 

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«La métamorphose»: la nouvelle exposition de Marwen Trabelsi à l’espace «regards croisés»!

«La métamorphose»: la nouvelle exposition de Marwen Trabelsi à l’espace «regards croisés»!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 1 au 22 Décembre 2018, s’installera une exposition photographique et vidéographique de l’artiste photographe et cinéaste tunisien Marwen Trabelsi intitulée «La métamorphose», à l’espace «Regards Croisés». On vous dit plus sur cet artiste et sur sa nouvelle exposition!

// Marwen Trabelsi: Un parcours académique et une expérience artistique d’exception!

Diplômé en art et communication audiovisuelle et en sciences et techniques des arts, le photographe et cinéaste tunisien Marwen Trabelsi a décidé de mener des études doctorales approfondies sur la poétique de sa propre pratique et création photographique. Un vrai pilier pour ses projets artistiques, le parcours scientifique de Marwen Trabelsi ne cesse d’alimenter ses expériences créatives multiples qui lui ont valu d’ailleurs, un tour dans de nombreuses manifestations photographiques mondiales.

Lauréat de plusieurs prix comme le 1er prix de la photographie au festival national des films d’amateurs de Kelibia en 2006, le 1er prix de la meilleure image au festival international d’art vidéo de Casablanca au Maroc en 2009 ou encore le prix de l’image d’or au 6ème festival international du film d’Abuja au Nigéria en 2009, Marwen Trabelsi a pu s’imposer à une échelle nationale et internationale. Il a été également l’invité d’honneur au 16ème salon photographique de Colombier-Fontaine en France en 2012, et il a représenté la Tunisie en de nombreuses reprises et partout dans le monde : à Consul’art à Marseille capitale culturelle en 2013, à la rencontre internationale d’art contemporain d’Alger en 2018 et à la biennale de Dak’art au Sénégal pendant la même année.

Cet artiste vient de clôturer son exposition personnelle intitulée «Les villages du vent» qui s’est tenue au Musée National du Bardo du 25 septembre au 14 octobre 2018.

// Sa nouvelle exposition «La métamorphose»: une autre perception du paysage naturel!

Marwen Trabelsi revient avec une nouvelle exposition intitulée «La métamorphose» qui se déroulera du 1 au 22 Décembre 2018 à l’espace «Regards Croisés». Cette exposition s’ordonnera autour de l’idée que le changement est la seule constante de la nature. Elle présentera les formes fugitives et éphémères des éléments de la nature (la mer, la terre et le ciel) qui ne cessent d’évoluer et de se transformer au fil du temps. L’artiste a abordé et traité ces perpétuels changements qui s’opèrent dans l’univers à travers une approche esthétique, poétique et philosophique, dont le fruit est une quinzaine de planches photographiques de formats différents ainsi que d’une installation vidéographique d’une durée de 5mn30.

«La métamorphose» est ainsi «une prose contemporaine du chaos», qui est à l’origine de la création de l’univers suivant la mythologie grecque, mettant en avant l’évolution et la transformation des paysages marins et terrestres de la nature.

Pour en savoir plus sur cette exposition, cliquez ici!

 

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« FIGURES »: La nouvelle exposition de l’artiste Ymen Berhouma à la Galerie Nomade

« FIGURES »: La nouvelle exposition de l’artiste Ymen Berhouma à la Galerie Nomade

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Olfa Ben Mansour, home designer, continue avec bonheur à transformer son agence de décoration «Nomade», à Sidi Bou Saïd, en lieu d’exposition intermittent à chaque fois réadapté en fonction des œuvres qu’elle accueille. Pour sa nouvelle exposition, elle accueille l'artiste Ymen Berhouma.

Pour l’exposition de Tahar Mguedmini, intitulée «être là», les murs étaient blancs, noirs, kaki et bleu roi. Pour l’exposition «figures», d’ Ymen Berhouma, ils sont blanc cassé avec un effet de légères fumerolles, prolongeant l’univers onirique des tableaux de l’artiste. Pour les deux expositions les meubles et les objets de décor de cet espace de travail choisis par Olfa ben Mansour contribuent indubitablement à la mise en scène.

Ymen Berhouma est une artiste autodidacte. Elle peint en puisant son inspiration au fond d’elle même, de son histoire, utilisant la peinture comme défouloir thérapeutique, cherchant sans cesse à vaincre les non-dits et les plaies vécues. Un travail sur la matière, les formes et les couleurs alimente ses préoccupations donnant forme à des personnages en châtiment, des ballets macabres, des relations ambiguës.  Elle peint généralement à l’acrylique, qu’elle travaille au couteau, à la manière d’une peinture à l’huile. Elle s’exprime aussi par des collages et des décollages, des découpages, des dessins, des miniatures.

La galerie «Nomade» nous montre ses peintures à l’acrylique, quelquefois rehaussées de collages. Ymen Berhouma, dont la peinture figure des personnages, s’intéresse de plus en plus aux visages et aux regards. Elle l’affirme et cela se sent  dans ses tableaux: ses personnages, leurs visages et leurs attitudes ont l’air de nous communiquer leurs rêves, leurs conditions, leurs préoccupations et, surtout leur solitude.

On peut affirmer que ses personnages énigmatiques, se trouvent à la lisière du figuratif. «Dans la forêt» un être frêle, la fleur à l’oreille, telle une apparition, nous toise avec mélancolie. Dans cet ensemble d’individus désenchantés, se détache un «enfant roi», qui, impérieux et mystérieux, nous appelle de son regard déterminé venu du fond des âges à entrer dans un monde glacé, enchanté, ensorcelé.

L’exposition a lieu du 25 novembre jusqu’au 16 décembre de 14h30 à 18h.

Galerie Nomade
Adresse: 1 impasse Ben Mrad, Sidi Bou Said 

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Retour en photos sur l’incroyable exposition d’Insaf Saada à la Musk and Amber gallery

Retour en photos sur l’incroyable exposition d’Insaf Saada à la Musk and Amber gallery

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

La nouvelle exposition personnelle de l’artiste Insaf Saada intitulée «Légèreté Métallique» a débutée à la «Musk and Amber Gallery» ce 23 Novembre 2018, et se poursuivra jusqu’au 13 Décembre 2018. Voici en photos un avant-goût de ce que vous pourrez y découvrir!

C’est un monde féerique auquel nous invite Insaf Saada à la «Musk and Amber Gallery», à travers sa nouvelle exposition «Légèreté métallique». L’artiste met en lumière l’importance et la beauté des insectes dans notre univers à travers de sublimes sculptures de métal. Ces créatures charmantes aux formes métalliques raffinées viennent couvrir les murs de la Galerie, se poser sur les tables et s’éparpiller dans tout l’espace. Les papillons d’un noir satiné avec leurs ailes déployées, les abeilles aux mouvements légers et les fourmis avec leurs pattes délicates sont mises en scène dans un décor teinté de vert, avec des matières naturelles et des plantes, soulignant un véritable retour vers la nature.

Pour en savoir plus sur cette exposition, cliquez ici!

 

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«Gorgi Pluriel», une rétrospective inédite au Palais Kheireddine!

«Gorgi Pluriel», une rétrospective inédite au Palais Kheireddine!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

À l’occasion des 10 ans de la disparition du grand artiste tunisien Abdelaziz Gorgi, la nouvelle édition de l’exposition «Talan» lui sera entièrement consacrée. Intitulée «Gorgi Pluriel», la manifestation se tiendra au Palais Kheireddine du 7 Décembre 2018 et se poursuivra jusqu’au 10 février 2019. Ideo Magazine vous dit plus sur cette exposition très attendue!

Certainement l’évènement culturel phare de cette fin d’année 2018, cette nouvelle exposition-hommage intitulée «Gorgi Pluriel» sera l’occasion de découvrir ou redécouvrir l’œuvre monumentale de l’artiste Abdelaziz Gorgi. Cette initiative commanditée par la galeriste et fille de l’artiste, Aicha Gorgi, sponsorisée par la société «Talan» de Mehdi Houas et dont le commissariat est assuré par Nadia Jelassi, se déroulera dans un lieu d’exception, au Palais Keireddine.

Comme son nom l’indique, cette exposition offre à voir une rétrospective sur l’œuvre pluridisciplinaire de Abdelaziz Gorgi. En effet, ce dernier a été un artiste des plus prolifiques et polyvalents. Peintre, sculpteur, céramiste, enseignant et décorateur, il a réussi à se forger un riche parcours, inspirant ses contemporains ainsi que les jeunes générations d’artistes. Co-fondateur de l’École de Tunis avec Ammar Farhat, Yahia Turki, Jellal Ben Abdallah,Ali Bellagha et Pierre Boucherie; Abdelaziz Gorgi a été l’une des figures les plus marquantes des arts et de la culture du XXème siècle en Tunisie.

Cette expo-hommage réunira ainsi plus de 300 oeuvres: ses peintures à l’huile, aquarelles, fresques, sculptures, et d’autres, dont certaines sont encore présentes dans des galeries et ou chez de grands collectionneurs à travers le monde, ainsi que dans des édifices publics en Tunisie. L’exposition propose également un catalogue de 352 pages présentant les différentes facettes de ce pionnier de l’art moderne en tunisie.

Pour en savoir plus sur Abdelaziz Gorgi, cliquez ici!

 

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L’exposition«Winter Garden» présente 14 artistes japonais en Tunisie!

L’exposition«Winter Garden» présente 14 artistes japonais en Tunisie!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 24 Novembre au 12 Décembre 2018, le Musée National d’Art Moderne et Contemporain de la Cité de la Culture de Tunis, accueille l’exposition itinérante japonaise intitulée «Winter Garden». On vous dit plus sur cet évènement culturel!

Dans le cadre du renforcement de la coopération culturelle entre la Tunisie et le Japon, l’Ambassade du Japon en Tunisie et la Fondation du Japon, en collaboration avec le ministère des Affaires Culturelles et le Musée National d’Art Moderne et Contemporain, organisent l’exposition itinérante «Winter Garden» au Musée National d’Art Moderne et Contemporain à la Cité de la Culture, du 24 Novembre au 12 Décembre 2018.

Le vernissage de cette exposition a eu lieu le 24 Novembre 2018, en présence du ministre de la Culture Mohamed Zine El Abidine, l’ambassadeur du Japon en Tunisie «Shinsuke shimizu» et le député Ali Bennour.

Cette exposition traite de «L’Exploitation de l’imagination Micropop dans l’art contemporain japonais». Elle réunit des dessins, peintures et œuvres vidéo réalisées par quatorze jeunes artistes japonais dans le style «Micropop». Ce style artistique a été inventé par l’artiste japonais Matsui, et se distingue par un côté ludique et une spontanéité enfantine.

Cette génération d’artistes japonais, du mouvement artistique «Micrpop», active depuis le milieu des années 1990, ont effectivement une vision artistique commune qui se base sur une philosophie créative et inventive des aspects et modes de vie les plus banals.

Ne manquez pas cette exposition unique en Tunisie!

Pour en savoir plus sur «Winter Garden», cliquez ici!

 

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Hédi Turki, un peintre à la reconnaissance internationale

Hédi Turki, un peintre à la reconnaissance internationale

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Membre du courant anti-colonialiste de l’école de Tunis, Hédi Turki est l’une des figures les plus marquantes de la peinture tunisienne. Ideo Magazine vous parle de la vie et de l’œuvre de ce peintre, aquarelliste et dessinateur d’exception!

// Hédi Turki, un artiste de haut niveau!

Né en 1922 à Tunis, Hédi Turki a connu la peinture dès son plus jeune âge. Frère ainé de Zoubeir Turki, il a effectivement pu découvrir l’univers de l’art très tôt, et a réussi à devenir plus tard, l’un des plus grands artistes qu’a connus la Tunisie.

À l’instar de son frère ainé ainsi que d’autres artistes de sa génération, Hédi Turki a effectué une formation artistique à Paris. Il a également suivi des études d’art dans plusieurs autres pays pendant les années 1950. En Italie, il a effectué des études à l’Académie des beaux-arts de Rome où il a été l’élève du peintre Amerigo Bartoli. Il a également été aux Etats-Unis où il a étudier à l’Université de Columbia. Par la suite, il est revenu en Tunisie et a enseigné à l’école des beaux arts de Tunis, de 1963 à 1990.

// Style & œuvres artistiques

Le fruit d’une telle formation se manifeste à travers son travail artistique , témoignant d’un savoir-faire exceptionnel. Parmi ses œuvres, on peut citer : «Composition» (1961), «Les confidences» (1970) , «le vieillard type tunisien» (1970), «Portrait d’homme à la cravate» (1976) ou encore « la jeune fille assise».

Ces œuvres de Hédi Turki et les autres qu’il a pu réaliser durant sa longue carrière, sont d’un style assez proche de l’expressionnisme abstrait. En effet, Hédi Turki est fortement influencé par le travail de l’artiste américain Jackson Pollock.

// Artiste à la reconnaissance internationale

En plus d’être membre du courant artistique anti-colonialiste de l’École de Tunis, Hédi Turki est l’un des fondateurs de l’Union nationale des arts plastiques et graphiques tunisiens, ainsi que de l’Union des artistes plasticiens arabes.

Ce peintre tunisien a pu profiter d’une reconnaissance internationale, que ce soit à travers les prix qu’il a pu recevoir dont le plus important serait «Le Grand prix international d’art contemporain» de Monte-Carlo (Monaco) qu’il a reçu en 1976, ou encore par les postes qu’il a pu occuper comme «vice-président de l’Association internationale des arts plastiques pour la région arabe au congrès d’Espoo (Finlande) en 1983, ou encore être nommé chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par le ministre de la Culture français en 1986.

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«Légèreté Métallique»: La nouvelle exposition personnelle de l’artiste Insaf Saada à la Musk and Amber Gallery

«Légèreté Métallique»: La nouvelle exposition personnelle de l’artiste Insaf Saada à la Musk and Amber Gallery

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 23 Novembre au 13 Décembre 2018, se déroulera la nouvelle exposition personnelle de Insaf Saada, intitulée «Légèreté Métallique», à la «Musk and Amber Gallery».

Le 23 Novembre 2018 sera la date du vernissage de «Légèreté Métallique»; une nouvelle exposition personnelle de la talentueuse artiste Insaf Saada, et qui se poursuivra jusqu’au 13 Décembre 2018 à la «Musk and Amber Gallery». Notons que cette artiste polyvalente avait déjà expose au sein de la même galerie en mai dernier sa première collection d’art de la table.

Cette nouvelle exposition présentera des œuvres autour de l’univers des insectes. L’artiste nous fera redécouvrir ces créatures sous un angle de vue inédit, mettant leurs qualités caractéristiques en avant (légèreté, symétrie de la forme, délicatesse des pattes..). En effet, Insaf Saada porte un regard nouveau sur ces êtres très particuliers, et fait de leurs morphologies et mouvements des œuvres d’art !

Les papillons, les abeilles, les bourdons et d’autres encore, seront présentés à travers des formes simples, des couleurs terreuses et des matériaux naturels, notamment le métal. On verra effectivement ce matériau sous ses formes les plus raffinées! Comme son nom l’indique, l’exposition«Légèreté Métallique» offrira à voir des oeuvres mêlants rigidité du métal et légèreté de ces créatures charmantes!

Comme les expositions précédentes de l’artiste Insaf Saada, «Légèreté métallique» promet d’être très originale! Alors soyez nombreux à visiter cette nouvelle expo chez «Musk and Amber Gallery» !

Pour en savoir plus sur cette nouvelle exposition, cliquez ici!

 

 

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Le célèbre sculpteur espagnol Xavier Mascaró expose pour la 1ère fois à Tunis!

Le célèbre sculpteur espagnol Xavier Mascaró expose pour la 1ère fois à Tunis!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 24 Novembre 2018 au 24 Janvier 2019, se déroulera l’exposition «Après la terre, tout», de l’artiste espagnol Xavier Mascaró au Centre national de la Céramique d'art Sidi Kacem Jelizi. On vous dit plus sur cette première!

En partenariat avec le Ministère des Affaires Culturelles, l’Ambassade d’Espagne et l’Instituto Cervantes à Tunis, le centre national de céramique d’art Sidi Kacem Jelizi accueillera l’exposition «Après la terre, tout», du 24 Novembre 2018 au 24 Janvier 2019. Ce sera la 1ère exposition en Tunisie du sculpteur espagnol de renom international Xavier Mascaró.

Cet artiste d’exception dont les œuvres sont exposées dans les Palais et les Musées les plus prestigieux du monde (Palais Royal à Paris, Musée du Prado à Madrid et d’autres encore), exposera effectivement pour la 1ère fois en Tunisie. Les projets artistiques de Xavier Mascaró lui ont permis de recevoir de nombreux prix, et de gagner une notoriété internationale importante.

L’exposition «Après la terre, tout» offrira à voir des œuvres de moyennes et petites dimensions, créées à travers un mélange et une expérimentation de matériaux différents et parfois antagonistes tels que le fer, le bronze, la céramique émaillée et le papier mâché. Ces œuvres sont inspirées des cultures millénaires, et font allusion aux traditions culturelles les plus primitives, au passé commun des différentes cultures et au dialogue entre l’Orient et l’Occident.

Elles invitent à la méditation et suscitent les plus puissantes émotions chez le public. D’ailleurs c’est la principale question autour de laquelle s’ordonne l’exposition: «Comment une création artistique peut-elle susciter autant d’émotions à la fois, si diverses et si puissantes? Force, tendresse, joie … ». Soyez nombreux pour découvrir cette exposition de l’artiste international Xavier Mascaró!

Pour en savoir plus sur cet évènement, cliquez ici!

 

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Marcel Duchamp, le père de l’Art contemporain

Marcel Duchamp, le père de l’Art contemporain

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Considéré comme l’un des artistes les plus importants du 20ème siècle, Marcel Duchamp a révolutionné l’histoire de l’art par son invention du «ready-made». 50 ans après sa disparition, Duchamp demeure une référence et une source d’inspiration pour de nombreux artistes contemporains. Portrait du père de l’Art contemporain!

// Les débuts de Marcel Duchamp (1887-1968)

Peintre, plasticien et homme de lettres français, Marcel Duchamp était un artiste polyvalent et provocateur. Issu d’une famille artistique, il a pu s’initier à la peinture depuis son jeune âge. Ceci était d’ailleurs sa seule véritable formation en art, vu qu’il n’a jamais fait d’école d’art, au sens classique du terme.

Au début de sa carrière, Duchamp a pu explorer différents styles artistiques (fauvisme, impressionnisme, cubisme et autres), et a fait croiser des démarches créatives, pour se forger au final son propre style à la fois personnel. Il a réalisé plusieurs œuvres, dont la plupart étaient refusées aux expositions, et à l’origine de beaucoup de scandales.

// L’invention du «ready-made»

Vers 1915, Marcel Duchamp s’écarte de la peinture et invente le concept du «ready-made». Il s’agit d’objets «tout faits» que Duchamp choisit pour leur neutralité esthétique: « Roue de bicyclette » (1913/1964), « Porte-bouteille »s (1914) considéré par Duchamp comme son 1er véritable « ready made », et l’œuvre la plus connue, « La Fontaine » (1917) ou encore dit « l’urinoir inversé » qui a été refusé par les organisateurs de l’exposition de la Société des artistes indépendants de New York.  C’est ainsi que cet artiste élève des objets de la vie courante, même les plus prosaïques d’entre eux, au rang d’œuvres d’art, par son simple choix!

À travers cette démarche, il a rompu avec toutes les règles académiques et les traditions artistiques qui l’ont précédée, et a porté une vraie réflexion sur la notion de l’art!

À travers ses « ready-made », Duchamp a non seulement bouleversé l’art du 20ème siècle, mais a aussi influencé des courants artistiques comme l’Art conceptuel, le Surréalisme, le Pop Art et d’autres encore. Ces «ready-made» qui n’ont été largement diffusées qu’à partir des années 60, en version rééditée après la disparition de leur version originale.

En plus d’avoir inventé le concept du « ready-made », Marcel Duchamp a probablement aussi jeté les bases du «happening», un concept faisant aussi partie de l’Art contemporain. En effet, lors des expositions à New York et à Paris qu’il a organisées fin des années 30 et début des années 40, Duchamp a organisé des performances en direct faisant participer les visiteurs, le principe même du «happening» auquel on assiste aujourd’hui lors des évènements artistiques.

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Ali Bellagha, un peintre qui a su mêler art et artisanat

Ali Bellagha, un peintre qui a su mêler art et artisanat

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Sans conteste, Ali Bellagha (1924- 2006) fut l’un des artistes les plus marquants de l’histoire de l’art tunisienne. Passionné par toutes les formes d’art et par l’univers de l’artisanat, il s’est démarqué par ses œuvres mixtes témoignant de son savoir-faire exceptionnel!

Peintre, dessinateur, graveur et professeur, Ali Bellagha était un artiste très polyvalent, qui a réalisé une riche carrière faisant de lui l’un des plus grands artistes de son temps. Ses œuvres révèlent beaucoup de son vécu, mené principalement entre Tunis et Paris! «La femme aux cheveux verts » (1960), «Café des nattes» (2006), «le marchand de pastèques» et d’autres encore, sont des œuvres qui témoignent de son savoir-faire acquis entre son pays natal et la France.

En effet, après un passage à l’Institut des Hautes Études de Tunis, Ali Bellagha est parti à Paris où il a étudié le dessin, la gravure et la céramique à l’École des Beaux-Arts de Paris. Plus tard, il a fréquenté les ateliers de gravure du professeur René Jaudon et a pris des cours de décoration au Lycée Claude Bernard de Paris.

C’est en 1953 qu’il a organisé sa 1ère exposition personnelle. Depuis, il a régulièrement exposé dans les galeries tunisiennes et à l’étranger. En 1956, l’artiste rentre en Tunisie et enseigne le dessin au collège Sadiki durant quatre années.

Suite à une crise d’identité culturelle et artistique, Ali Bellagha décide de retourner à sa première passion, l’artisanat (il est issu d’une famille d’artisans de la Médina de Tunis), et ouvre avec son épouse Jacqueline Guilbert, une Galerie d’art, d’antiquités et de créations, «Les Métiers» à Tunis.

Sa démarche artistique visait le développement et l’actualisation du patrimoine artistique tunisien, notamment le travail du bois, de la pierre, du cuivre, de la laine, du cuir et de l’argent. D’ailleurs, Bellagha travaillait beaucoup le bois pour réaliser des compositions de natures mortes et mixait toujours les techniques pour créer ses œuvres aux couleurs éclatantes.

Il partageait ces principes avec les autres artistes du courant artistique de l’École de Tunis, dont il a été membre.

Il a contribué à la réalisation de l’écomusée Dar Gmach dans le village de Takrouna. En 2003, il a reçu le Prix National des Arts Plastiques. Trois années plus tard, il a été l’invité d’honneur au salon de l’artisanat de Tunis. Une vie d’artiste bien remplie qui mêle avec délicatesse art et artisanat.

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Le photographe Jellel Gasteli expose à Paris et à Tunis à partir de mi-novembre!

Le photographe Jellel Gasteli expose à Paris et à Tunis à partir de mi-novembre!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 16 Novembre 2018 au 19 Janvier 2019, se tiendra l’exposition du photographe Jellel Gasteli au Salon H à Paris, et du 26 Novembre 2018 au 6 Janvier 2019, aura lieu une 2ème exposition de l’artiste, mais cette fois-ci à Tunis, à Selma Feriani Gallery. Ideo Magazine vous parle de ces deux rendez-vous à ne pas manquer!

Se distinguant par un style artistique singulier, Jellel Gasteli a su se démarquer à l’échelle internationale. En effet, les photographies de cet artiste ont fait le tour des galeries de renom à travers le monde! Par un style abstrait et minimaliste, et grâce à une nouvelle manière d’aborder la photographie, Gasteli a su conférer une valeur esthétique inégale aux murs vernaculaires, d’habitude banalisés.

Ses deux nouvelles expositions, qui débuteront au cours du mois de Novembre, mettront effectivement en avant ses clichés réalisés à Tunis, Marrakech, au Caire et d’autres villes du monde arabe et d’ailleurs!

La première exposition se tiendra à Paris, à la galerie d’art «Le Salon H», du 16 novembre 2018 au 19 Janvier 2019. Certaines des photographies qui seront exposées ont été sélectionnées à la Biennale des photographes du monde arabe contemporain qui s’est tenue à l’institut du monde arabe en 2017.

La 2ème exposition aura lieu à Selma Feriani Gallery à Tunis à partir du 25 Novembre 2018, date du vernissage de l’exposition, et se poursuivra jusqu’au 6 Janvier 2019.

Les photographies qui seront présentées lors des deux expositions, témoigneront d’un certain travail de réflexion, et d’un grand intérêt porté au vécu des murs; sources d’inspiration et matière de travail de Gasteli.

Elles seront également un hommage au grand écrivain défunt Abdelwahab Meddeb. En effet, Jellel Gasteli a décidé de donner un écho pictural aux carnets des textes inédits de cet écrivain, en proposant ainsi une déambulation dans les ruelles de Marrakech, Tanger et d’autres villes encore !

Soyez au rendez-vous pour découvrir le travail exceptionnel du photographe Jellel Gasteli!

Pour en savoir plus sur les 2 expositions :

Expo à Paris au salon H, plus d’infos ICI!

Expo à Tunis à la Selma Feriani Gallery, plus d’infos ICI!

Et découvrez ICI le livre « BARKHANES » de Jellel Gasteli!

 

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Un fil dans la Boîte, «suivez la ligne»: Une performance de l’artiste Elma Riza!

Un fil dans la Boîte, «suivez la ligne»: Une performance de l’artiste Elma Riza!

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Du 26 octobre 2018 au 15 février 2019, "La Boîte", galerie d'art contemporain à Tunis accueille l'installation-performance de l'artiste Elma Riza. Une exposition qui vaut le détour!

Depuis sa création il y a dix ans, dans les locaux du groupe Kilani à la Cherguia, «La Boîte» nous a habitués en matière d’Arts Plastiques, grâce à sa directrice artistique Fatma Kilani à l’inattendu et au conceptuel. Aujourd’hui, avec l’assistance de Patricia Triki, Elle nous surprend encore avec les performances jamais identiques, toujours renouvelées, de Elma Riza, artiste franco-tunisienne qui vit et travaille à Berlin dans le domaine des arts visuels. Elma Riza, diplômée de l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Berlin, développe ses recherches autour de la notion d’espace en utilisant différents médiums: la photographie, la vidéo, la sculpture, le dessin, l’installation-performance. La plupart de ses installations sont des œuvres éphémères réalisées sur place.

J’entends mon voisin, artiste, dire: «c’est fou ce qu’on peut faire avec un fil». Nous avons une pensée pour «la linea», série d’animation italienne d’Osvaldo Cavandoli qui partait d’une ligne pour conter d’improbables histoires. À La «Boite», Elma Riza installe devant nous un univers de lignes dans l’espace, fait d’un fil bleu détendu, qu’elle organise peu à peu en trajectoires, d’un point du sol ou du mur à un autre, jusqu’à ce que, après de nombreuses errances rectilignes, il s’arrête au bout du dessin. Et elle dit: «je tire le trait jusqu’au bout, je ne laisse pas le crayon sur la page».

Entre chaque point d’inflexion, l’artiste se ménage une pause pour réfléchir où aller. On peut sentir le temps qui passe et voir le trait qui repart vers un ailleurs toujours impossible à prédire.

À l’origine de l’Art Plastique, était le trait, la trace, le tracé. Et le trait à donné naissance au territoire, à la carte et aux frontières puis, grâce à la perspective, au volume. Avec Elma Riza, un paysage abstrait s’édifie devant nous. C’est une fabrication publique, une gestuelle de l’action. Le trait a pris son autonomie, il évolue librement dans l’espace. Un spectateur attentif y a vu une métaphore de la vie: «d’un point à l’autre, un tracé volontaire puis une agitation un peu brouillonne sur un plan, avant de repartir dans une autre direction et une nouvelle agitation pleine de repentirs».

À chaque point fixé, plusieurs avenirs possibles. La performance est éphémère. Son enregistrement vidéo ne fait que la documenter et ne peut transmettre le vécu. Fatma Kilani parle de «filage» au sens théâtral du terme, mais c’est un filage d’archive, pas un filage d’avant première. Seule compte la performance installée dans le temps et dans l’espace. Le fil bleu, couleur de la concentration selon Maurice Merleau- Ponty, visite et décrit l’espace. Ce n’est pas un fil rouge qui impose sa présence, ce n’est pas une ligne blanche, la ligne à ne pas franchir, c’est un baladin de l’espace et du temps.

Elma Riza aborde plusieurs thèmes: celui du corps comme élément visuel faisant partie de la composition de l’œuvre celui du dialogue entre les formes et les espaces crées, celui du vide, de l’instant d’après.

Quand? du 26 octobre au 15 février 2018

Où? «La Boîte» est au 2e étage du siège du Groupe Kilani, sis au 25 rue 8603 à La Charguia I.

Pour plus d’infos cliquez ICI!

 

 

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Picasso: Pourquoi 45 ans après sa mort l’artiste aux 50000 oeuvres fascine encore?

Picasso: Pourquoi 45 ans après sa mort l’artiste aux 50000 oeuvres fascine encore?

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Sans doute parmi les peintres les plus connus du monde, Pablo Picasso a changé l’histoire de l’art à travers ses œuvres célèbres dans le monde entier. Ideo Magazine vous parle du parcours de ce fameux peintre espagnol qui aurait fêté ce 25 Octobre 2018 son 137ème anniversaire.

// Les débuts de Picasso, un artiste hors du commun

Originaire de Malaga (Espagne), Pablo Ruiz Picasso (25 Octobre 1881-8 Avril 1973) a passé la plus grande partie de sa vie en France. Artiste prolifique, il a pu créer des milliers d’œuvres se rattachant à diverses disciplines, en plus de la peinture telles que la sculpture, la gravure, la céramique et l’écriture. Il a été l’un des artistes les plus influents du 20ème siècle. Son art a été son moyen d’exprimer ses positions politiques,  comme en témoigne des œuvres comme Guernica (1937), qui a été réalisée suite au bombardement de Guernica.

À ses débuts, Picasso a été encouragé par son père, professeur de peinture à l’époque. Le peintre espagnol a commencé à produire des toiles depuis l’âge de huit ans, mais sa 1ère œuvre académique était La Première Communion (1895). Science et charité (1896), était l’une de ses plus importantes toiles d’enfance.

// Un parcours contrasté par les Périodes «bleu et rose»

Picasso a étudié à l’école des Beaux-Arts de Barcelone et a entamé des études à l’Académie Royale de San Fernando (Madrid), qu’il n’a pas poursuivies. Mais ce sont ses expériences vécues auprès des paysans du village Horta de Sant Joan , ou celles avec ses amis et ses compagnes qui l’ont le plus inspiré dans son travail créatif. Même les plus tragiques d’entre elles, comme la mort de sa sœur ou celle de son meilleur ami Carlos Casagemas, ont été traduites en œuvres phares de l’histoire de l’art (toile :La Mort de Casagemas (1901).

Ces évènements bouleversants ont été à l’origine de la «Période Bleue» par exemple. Une période qui s’est distinguée par des œuvres teintées essentiellement en bleu et marquées par les thèmes de la mort et du chagrin. Parmi les œuvres phares de la période bleue, on peut citer: Dama en Éden Concert (1903), La Vida (1903), Las Dos hermanas (1904), La Celestina (1904). Une période qui a duré 3 années à partir de 1901, pendant laquelle Picasso a connu de grandes difficultés financières. . Les œuvres de la période bleue étaient dévoilées pour la 1ère fois en 1903 dans une exposition de groupe chez Berthe Weill.

La période rose commence avec la rencontre de sa 1ère compagne Fernande Olivier en 1904. Les œuvres de Picasso ont basculé vers les teintes chaudes (notamment le rouge) et vers les thèmes de la joie et de l’inquiétude existentielle. Les œuvres clés de cette période sont La Famille de Saltimbanques (1905) , Les Trois Hollandaises (1905) et d’autres encore.

// Fondateur du Cubisme

Entre 1906 et 1907, Picasso a réalisé l’œuvre fondatrice du Cubisme: Les Demoiselles d’Avignon. Dès lors, il a enchainé les toiles cubistes, avec l’artiste Georges Braque. Le mouvement artistique du Cubisme se base sur la représentation bidimensionnelle d’un objet ou d’un sujet, à travers des formes géométriques simples. En effet, l’artiste décompose l’objet en multiples cubes (d’où le nom du Cubisme) et a recours à des signes et symboles correspondant à la réalité connue de l’objet ou du sujet en question. Parmi les oeuvres cubistes de Picasso, on cite : Seated Woman (1927), La Femme qui pleure (1937) ou encore Jacqueline with flowers (1954).

//Picasso et ses muses

Picasso connu durant sa vie 9 femmes, pourtant il ne se mariera qu’avec 2 d’entre elles. Chacune à sa manière apportera à l’artiste un regard neuf sur sa peinture. Bien que leur point commun soit la jeunesse, chacune d’elles est différente, tantôt sombre, tantôt artiste, tantôt femme-enfant. Sa dernière compagne et épouse sera Jacqueline avec qui il vivra les 20 dernières années de sa vie.

// Après sa disparition

Depuis la mort de Picasso, de nombreuses expositions sont régulièrement organisées en son hommage. Ses œuvres ne cessent d’atteindre les records aux enchères. Plusieurs établissements éducatifs et grands musées internationaux portent aussi son nom.

Ainsi Pablo Picasso a exploré plusieurs mouvements artistiques et champs de créations tout au long de sa carrière, difficile d’en parler d’une manière exhaustive en un seul article. Il s’est inspiré de plusieurs cultures (l’Afrique, de l’Espagne, de la France et d’autres encore) pour créer ses œuvres. Cet artiste espagnol universel se réfugiait dans son art dans les moments difficiles et pour exprimer ses opinions politiques. 45 ans après son décès, il reste un des plus grands artistes de tous les temps grâce à ses toiles révolutionnaires.

 

 

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La galerie La La Lande présente l’exposition «Trame du réel»

La galerie La La Lande présente l’exposition «Trame du réel»

ÉCRIT PAR Edia Lesage

La galerie La La Lande, animée par Ilyes Messaoudi et Sofien Trabelsi, s’est fait sa place dans l’Art contemporain, avec des expositions originales et pensées qui incitent au débat. Elle expose prochainement du 25 octobre au 15 novembre 2018, les travaux de cinq artistes réunis autour d’un même thème, par la jeune commissaire d’exposition Kamar Triki qu’elle a intitulé «Trame du réel».

Kamar Triki s’intéresse à l’étude des processus de commercialisation et de diffusion des œuvres d’art contemporain. Alors qu’elle lisait un article sur l’art moderne qui avait trait à des recherches sur le collage, cette technique lui est apparue comme une «trame du réel»: en créant, l’artiste, donne à voir une frange du réel et donne un sens nécessaire à la construction de toute réalité. Il prélève dans la trame du réel, des représentations des éléments physiques ainsi que de son imaginaire personnel et collectif. Il y a une sémantique autour du collage, une ou des histoires riches que l’on juxtapose pour en faire une, la sienne.

Les artistes exposés, Hana Ben Ali, Dorra Mahjoubi, Matthiew Rose, Leo Chibana et Ahmed Zelfani travaillent différemment mais s’efforcent de saisir des fragments du réel qui correspondent à leur identité.

Dorra Mahjoubi dans la continuité des «Pas», continue, avec son projet «Madame Salammbô» son travail de questionnement sur l’image de la femme à différentes époques. À partir de portraits de femmes, d’ici ou d’ailleurs, du passé ou du présent, elle s’intéresse à leurs fractures personnelles, leurs frontières intimes. L’impression par transfert favorise l’incrustation de l’image comme une nouvelle tentative d’offrir des racines à ces portraits de femmes bloquées dans « un ailleurs ».

Hana Ben Ali est une artiste dont le travail plastique combine deux modes d’expression, la peinture et la couture. Originaire de Nabeul, ville connue pour ses activités manuelles, elle puise son inspiration d’un héritage visuel conditionné par ses images d’enfance pour traiter les problèmes du monde d’aujourd’hui. Les sujets de ses œuvres aux couleurs fraîches sont ancrés sur les activités du quotidien, «trame du réel» qu’elle veut mettre en valeur.

Ahmed Zelfani est un artiste autodidacte qui pratique la photo-peinture. Il cherche notamment à dégager une poésie en superposant des couches de peintures à des supports photographiques. Il recrée ainsi une étrange réalité personnelle, qui nous interpelle.

« 知花玲央 Leo Chibana »  a été influencé par les productions culturelles de son époque. Nourri de mangas et de films d’épouvante, il montre un goût pour le surréalisme et l’absurde. Ses œuvres puisent dans la pop culture et dans celle de sa ville natale, Okinawa, connue pour son climat subtropical. Dans sa série «Across the Multiverse», l’artiste invoque par le biais de ses collages aux couleurs éclatantes les joies de la vie et invite le spectateur à embarquer pour un voyage dans le temps. Pour lui, le collage est un «matériau très subtil qui permet de capter l’essence des choses ».

Pour Matthew Rose, artiste américain basé à Paris, le collage est un substitut à l’écriture, une façon de rédiger un roman.Les papiers qu’il utilise proviennent de différentes origines et racontent différentes histoires qu’il collectionne, assemble, coupe et colle afin de nous livrer sa propre partition.

L’exposition organisée par Kamar Triki constitue une improbable réunion de composants hétérogènes, produits par des artistes aux passés différents, issus de cultures diverses et de différentes générations. Ils mêlent les moyens d’expression au service d’une même obsession, la quête du réel.

Commissaire d’exposition : Kamar Triki
Galerie La La Lande – 11 rue Lalande 75014

Vernissage le 25 octobre à partir de 18h

 

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«Supercalifragilisticexpialidocious» : La nouvelle exposition collective à la Galerie Alain Nadaud

«Supercalifragilisticexpialidocious» : La nouvelle exposition collective à la Galerie Alain Nadaud

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Le 26 Octobre 2018, aura lieu le vernissage de l’exposition collective «Supercalifragilisticexpialidocious» à la Galerie Alain Nadaud. Ideo Magazine vous parle de cet évènement.

Une nouvelle exposition collective est organisée ce 26 Octobre 2018 (de 17h à 20H), à la Galerie Alain Nadaud (Espace Art Sadika) par les artistes Alia Derouiche Cherif et Michela Marguerita Sarti. Le nom de l’exposition est «Supercalifragilisticexpialidocious». Ce mot est le titre d’une chanson figurant dans le film Mary Poppins (1964), et qui –selon cette chanson- a le pouvoir de sortir les gens d’une situation difficile et même de changer leur vie.

Lors de cette exposition, vous pourrez découvrir les oeuvres des artistes :

Houda Ajili – Walid Zouari – Amira Mtimet – Najah Zarbout – Malek Sadallah – Nesrine Elamine – Jneina Messaoudi – Marianne Catzaras – Meriem Dechraoui – Michela Margherita Sarti – Mohamed Amine Hammouda – Faycel Mejri – Fatma Fehri – Mouna Fradi – Souheil Nachi – Malek Ennaifer – Mourad Harbaoui – Sonia Ben Slimane – Mohamed Ben Dhia – Alia Derouich Cherif – Kaouther Bahri Darghouth.

Soyez au rendez-vous pour cette exposition! Pour plus d’infos c’est par ICI!

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L’artiste japonaise Yayoi Kusama dévoile sa nouvelle exposition stupéfiante à Londres!

L’artiste japonaise Yayoi Kusama dévoile sa nouvelle exposition stupéfiante à Londres!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

«The Moving Moment When I Went to the Universe» est la nouvelle exposition de l’artiste japonaise incontournable de l’Art contemporain Yayoi Kusama. L’exposition se déroulera du 3 Octobre au 21 Décembre 2018 dans la galerie Victoria Miro à Londres. Ideo Magazine vous parle de cette installation spectaculaire.

// Yayoi Kusama: figure incontournable de l’Art contemporain

L’artiste japonaise âgée de 89 ans, Yayoi Kusama compte parmi les plus grands noms de l’Art contemporain. Figure incontournable de la scène artistique internationale, Kusama a exposé ses œuvres impressionnantes dans les galeries, biennales et musées les plus importants au monde (Amérique, Australie, Finlande, France, Espagne et plusieurs autres pays). Cette artiste a étudié la peinture à Kyoto, mais s’est ouverte au cours de sa carrière sur plusieurs autres champs de création tels que la gravure, l’art de l’installation, la littérature et la sculpture. Elle s’est installée à New York pendant les années 1950, et a vite réussi à gagner une notoriété internationale remarquable grâce à ses œuvres impressionnantes.

// Sa nouvelle exposition «The Moving Moment When I Went to the Universe» 

Yayoi Kusama se singularise par un style artistique ludique, où couleurs et géométrie s’entremêlent pour créer des univers de fantaisie invitant à l’évasion. À travers ses créations, Yayoi Kusama réinvente l’espace et transporte le spectateur vers un ailleurs. Sa nouvelle exposition, «The Moving Moment When I Went to the Universe» déployée au sein de la galerie Victoria Miro à Londres, s’inscrit dans ce même style de création décalé. Ce projet artistique propose de nouvelles peintures et sculptures bariolées orchestrées à travers des scénographies miroitées et lumineuses, créant des illusions visuelles surprenantes.

Les œuvres de cette exposition invitent les visiteurs à interagir avec, à se déplacer autour d’elles et à les percevoir des différents cotés. L’artiste a créé des environnements immersifs en jouant avec les formes et les couleurs, l’espace et le temps.

Dans cette exposition de Kusama, on trouve également, des œuvres de la série iconique «My Eternal Soul». Les formes emblématiques de l’art de Kusama; celles des citrouilles et des fleurs inspirées du vécu de l’artiste (champs qui entouraient la maison de son enfance), sont fortement présentes dans l’exposition. En effet, on retrouve des sculptures de citrouilles et des fleurs peintes en bronze. On retrouve aussi les motifs répétitifs de pois en pointillés, qui viennent rythmer l’espace, aux côtés des couleurs vives et éclatantes des œuvres. Yayoi Kusama a également créé une Infinity Mirror Room inédite, créée spécialement pour cette exposition. Une installation artistique et visuelle à ne pas rater!

victoria-miro.com

 

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Néjib Belkhodja, peintre tunisien à la renommée internationale

Néjib Belkhodja, peintre tunisien à la renommée internationale

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Néjib Belkhodja est l’une des figures emblématiques de la peinture tunisienne. Se distinguant par un style artistique singulier, cet artiste a su se démarquer et gagner une notoriété internationale incontournable. Retour sur l’histoire de ce peintre tunisien véritablement visionnaire.

//Néjib Belkhodja, un peintre aux origines multiples

Le peintre Néjib Belkhodja est issu d’une famille aux origines diverses. Son père était de la bourgeoisie tunisoise d’origine turque spécialisée dans la fabrication de la Chéchia tandis que sa mère était néerlandaise, cantatrice à l’Opéra de Paris.

L’artiste a effectué ses études à l’École des Beaux-Arts de Tunis, mais sa formation académique n’était pas le seul facteur de sa réussite. En effet, la richesse de ses origines ainsi que son vécu au sein de la Médina de Tunis, ont contribué à lui forger un savoir ouvert sur le monde.

//Un style de peinture abstrait et authentique

On reconnait facilement les œuvres de Néjib Belkhodja grâce à l’empreinte singulière de cet artiste. Ce dernier a choisi de représenter les traits architecturaux distinctifs de la Médina de Tunis d’une manière abstraite, réinventée et inédite. En effet, il combinait calligraphie et architecture pour se créer un style de peinture propre à lui, à la fois enraciné dans sa culture et intégré dans un langage abstrait universel. Avec des jonctions ingénieuses de lettres arabes et arcades, de tracés horizontaux et verticaux, il a réussi à se faire connaitre à travers des œuvres phares telles que : «Medina Entre Deux Orages» (1982) et «Medina»(1992).

Ce mode d’expression qu’il a créé était son arme pour contrecarrer l’uniformisation de la peinture et les clichés artistiques institutionnalisés. Cette approche lui a permis également d’avoir une notoriété à l’échelle internationale.

// Vers une reconnaissance internationale

Néjib Belkhodja a commencé à exposer son travail artistique en 1956. Durant cette année, il a reçu le Prix Municipal de Tunis au Salon international. Il a poursuivi sa carrière en France, en Italie et au Maroc. Il a participé à plusieurs expositions collectives dans les quatre coins du monde. Du Royaume-Uni jusqu’aux Etats-Unis, en passant par la France et l’Allemagne, ses oeuvres ont fait le tour des les galeries internationales. En 1964, Néjib Belkhodja remporte la Médaille d’or du prix de la Peinture à Milan. Ce même Prix qu’il remporte en Egypte quatre ans plus tard (1968). Pendant la même année, il reçoit le Prix National pour la peinture de la Cité internationale des arts de Paris. En 1991, il organise une exposition à Tunis avec l’un des pionniers de l’Art moderne arabe, l’artiste Irakien Dia Azzawi.

// Un grand nom immortalisé

Après sa disparition, pour lui rendre hommage, la Fédération tunisienne des arts plastiques a créé «le Prix Néjib Belkhodja des arts plastiques». Ce prix est décerné chaque année aux artistes talentueux tunisiens et étrangers, au musée de la ville de Tunis (Palais Keireddine à la Médina de Tunis), lors de l’exposition annuelle de la Fédération.

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«MONU-MENTAL»: l’exposition de l’artiste Saint Hoax qui fait revivre le patrimoine moderne de Beyrouth

«MONU-MENTAL»: l’exposition de l’artiste Saint Hoax qui fait revivre le patrimoine moderne de Beyrouth

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Du 10 au 14 octobre 2018, s'est déroulée l’exposition de l’artiste Saint Hoax au «Dôme» à Beyrouth, et intitulée «MONU-MENTAL». Zoom sur une exposition qui fait revivre une ruine moderne!

À chaque pays ses polémiques: si en Tunisie, la cité de la Culture et la préservation du Patrimoine font couler beaucoup d’encre, à Beyrouth, la problématique patrimoniale est l’occasion de ressusciter de splendides ruines en y organisant des événements.

Autrefois dénommé «Le grand théâtre», «Le Beirut City Center» est un monument architectural stigmatisé par la guerre, appelé à être rénové, puis détruit, puis abandonné, en plein centre ville. Aujourd’hui, on l’appelle tour à tour «The Egg» (l’œuf),  « el-Saboun» (le savon) ou encore «Le Dôme» et on se bat pour le préserver.

Non loin de la place des martyrs, il choque, surprend, attire l’œil. Par sa forme singulière, ovoïde et haut perché, cette «soucoupe volante» offre à la vue des entrailles sombres surmontée par un scalp gigantesque. Vestige de l’histoire moderne de Beyrouth, mais aussi de celle de la guerre civile, «the Egg» vient poser la question de la mémoire et de ce qu’il convient de conserver ou non de l’héritage urbain.

Mercredi 10 octobre, il ressemblait à un extra-terrestre, la tête hypertrophiée illuminée d’un halo de lumière mauve. À la place des yeux, les mots «Plastik Gallery» inscrits en néon rose. Ces orbites lumineuses brilleront jusqu’à dimanche soir pour montrer ce que «le Dôme» a dans ses entrailles: les œuvres peintes ou en vidéo d’un artiste «anonyme», Saint Hoax qui détourne l’imagerie populaire en œuvres mordantes et critiques.

Le vernissage de l’exposition était un happening joyeux, avec tapis rouge et champagne coulant à flots dans des coupes aussi dorées que la jeunesse qui gravissait avec précaution les marches du bâtiment trop longtemps en ruine.

Pour sa troisième exposition en solo, la première au Liban, l’artiste, qui se dissimule sous le pseudonyme de «Saint Hoax», a vu les choses en grand, en  Monu-mental», comme il l’intitule. Pour désigner le lieu, d’abord, un monument rescapé de la guerre et de la reconstruction. En allusion aussi à l’état d’esprit corrosif et politiquement incorrect dans lequel son œuvre baigne. C’est du reste à Mariana Wehbé, la star de l’événementiel libanais qu’a été confiée la campagne marketing ainsi que le lancement de la «Plastik Gallery».

Ajoutons à cela que l’artiste sait se vendre notamment sur son compte instagram où il poste à ses 755 000 followers des vidéos, des œuvres et des collages en tous genres. Ses sujets de prédilection sont la culture pop, les violences domestiques et les malheurs des réfugiés syriens auxquels il consacre régulièrement le revenu de ses actions.

À Beyrouth, l’exposition au «Dôme» se voulait multiple,  monumentale et la classe internationale en a pris pour son grade , Poutine et Trump en vedettes.

Une effigie gonflable du président américain sur un char de guerre trônait d’ailleurs à l’entrée de l’exposition. Elle avait fait le tour de Beyrouth, largement photographiée par les passants.

Si en Tunisie on reste dans le «politiquement correct», les visiteurs n’étaient pas choqués de tant d’irrévérences, d’allusions moqueuses et d’idées originales.

Les projections, sur le grand écran du «Dôme» ont permis de restituer au grand théâtre ce qu’il fut: le cinéma mythique construit en 1965 sous la direction de l’un des pionniers du modernisme au Liban, l’architecte Joseph Philippe Karam assisté de l’ingénieur Georges Tabet .Quelle que soit l’appréciation que l’on peut porter sur la qualité artistique de l’événement il aura eu le mérite de mettre le projecteur (au sens propre du terme) sur un bâtiment qui se trouve au cœur du débat patrimonial .

Ce n’est pas un immeuble menaçant ruine, mais pourtant bien des spéculateurs souhaitent sa démolition.

Y aura-t-il un jour à Tunis un happening dans le même esprit à «l’hôtel du Lac» dont la destruction semble programmée ?

 Plus d’infos ici: Instagram: Sainthoax

 

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Open Art Week, le festival international d’Art contemporain qui débarque à Tunis!

Open Art Week, le festival international d’Art contemporain qui débarque à Tunis!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

La manifestation multidisciplinaire d’art contemporain Open Art Week (OAW), qui s’est déroulée en première partie à Perugia en Italie du 29 Septembre au 7 Octobre débarque à Tunis du 13 au 21 Octobre 2018. Zoom sur ce festival très prometteur!

L’Art contemporain a connu des changements radicaux, notamment ces dernières années dans les pays méditerranéens. En effet, de nouvelles pratiques artistiques contemporaines ont vu le jour, et de nouveaux espaces de productions artistiques se sont imposés comme des alternatives aux institutions publiques et galeries privées. C’est dans ce contexte que le projet Open Art Week trouve son origine.

Ce festival se veut un espace d’échange créatif itinérant dans le monde entier, et ce à travers la création d’un réseau international d’espaces indépendants basé sur trois secteurs d’interventions: la cartographie des espaces indépendants participants, l’échange d’artistes et de managers; la co-organisation d’une semaine d’art -Art Week- itinérante dans les pays participants.

L’objectif de Open Art Week est ainsi d’offrir les ressources et les moyens nécessaires, ainsi que d’organiser le nouveau secteur culturel indépendant, et de lui offrir une meilleure visibilité internationale.

Pour l’année 2018, Open Art Week, va réunir, plus de 40 artistes issus des deux pays: La Tunisie et l’Italie (Chaque année, elle intégrera un nouveau pays). Des artistes comme le danseur Rochdi Belgasmi et l’artiste visuelle Mouna Jemal Siala seront présents. Ce festival inclura des projections de films, des spectacles de danse, des concerts de musique, des expositions photographiques, du théâtre et de la Bande Dessinée.

Pour savoir plus sur le programme d’Open Art Week, ainsi que sur les espaces accueillant les œuvres artistiques contemporaines, cliquez ICI!

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Pourquoi « le Central » à l’espace « le 15 » est la nouvelle expérience artistique à vivre au centre ville?

Pourquoi « le Central » à l’espace « le 15 » est la nouvelle expérience artistique à vivre au centre ville?

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Du 5 au 22 octobre 2018, la galerie d’Art «le Central», située au rez-de chaussée du "15" à Tunis accueille l'exposition "Wesh Fatma?". Un nouveau lieu d'effervescence culturel au coeur de la capitale!

L’avenue de Carthage, tracée à la fin du 19ème siècle, est une des plus anciennes voies de Tunis. En 1901, l’ancienne municipalité qui abrite aujourd’hui les services techniques de la ville a été édifiée sur cette avenue avec un recul des immeubles en face pour ménager une placette. En 2018, sur cette placette, on remarque parmi les immeubles du début du 20ème siècle qui la bordent un édifice 1920, à l’angle de la rue menant à la gare, récemment restauré avec finesse par le groupe MENINX, « Le 15 ».

Ce bâtiment à caractère patrimonial au 15 de l’avenue de Carthage est un complexe dédié aux start-up, à la création et à l’innovation technologique. Au rez-de chaussée, la galerie d’Art dénommée «le Central», n’avait pas encore inauguré sa programmation artistique.

C’est chose faite depuis le 5 octobre 2018. Sous la direction de Emna Ben Yedder, le «Central» a présenté des œuvres de jeunes talents (1) des arts plastiques, de la photographie et de la musique sur le thème «Croyance et Superstition». À quelques dizaines de mètres, au 42, rue Ben Ghedhehem, des artistes confirmés (2) ont proposé leur interprétation du thème. Ces Œuvres, annoncées par une affiche très graphique de Becem Sdiri, s’accompagnent d’un monologue écrit  «Wesh  Fatma» où Yesmine Karray, son auteure, interroge «Fatma», la gardienne des traditions, notre «grand-mère fantasmée» et ses démêlés avec nos rêves «d’éduqués modernes éclairés progressistes». C’est que les programmes du «Central» ne se limitent pas à des installations mais sont composées autour d’un thème réunissant plusieurs interventions qui se donnent mutuellement sens. Pendant les deux semaines de  «Croyances et Superstitions», sont prévues des visites de lieux urbains hantés (Jamal Bensaiden alias @wildtounes), des lectures de contes (Tahar Fazaa), des discussions psychanalytiques (Raja Labbane et Ibtissem Dridi) des projections de films, un atelier lâcher-prise et les visions d’une «daguezza».

Ce format d’expériences artistiques culturelles et décloisonnés sera la marque de fabrique du «Central» dont un angle de l’immeuble sera signé du graffeur «Jaye». On ne peut que souhaiter plein succès à ce nouveau-né de l’animation culturelle, au centre ville, là où la nuit vide les lieux et les rues. L’espace du Central est petit contrairement à celui de la «Cité de la Culture» mais son terrain de jeu est grand: c’est la ville et la vie.

(1)Les plasticiens : Abdelmajid Ben Khalifa, Aziza Boughanmi et Mohamed Riadh Jebabli, Becem Sdiri, Mahrez Taleb, Sana Chebby, Yacine Blaïech , alias Mogli. La musique : Aziz Kallel alias DA CHE, Mohamed Barsaoui, Slouma Benz, Ariel Betti

(2)Jaye, Kaïs Dhifi, Lilia El Golli, Mohamed Ghassan, Ymène Chetouane.

Pour plus d’infos sur le central, cliquez ICI!

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Qui est Insaf Kilani, l’artiste qui sublime l’art de la calligraphie?

Qui est Insaf Kilani, l’artiste qui sublime l’art de la calligraphie?

ÉCRIT PAR Khadija Djellouli

Enseignante et artiste, Insaf Kilani est depuis toujours passionnée par la calligraphie arabe. Nous l’avons rencontré dans son atelier insolite au cœur de Sidi Bou Saïd.

À l’heure où la calligraphie arabe est portée tel un design graphique par de nombreux artistes d’art contemporain, Insaf Kilani revient aux sources de cet art ancestral pour lui redonner sa grandeur et toute sa signification. Précises, raffinées, et sensibles, ses œuvres sont le reflet des âmes des plus grands poètes arabes.

Racontez-nous votre parcours :

Depuis mon enfance, j’ai été attiré par l’art de la calligraphie arabe. Une passion que m’a transmise mon père, calligraphe amateur. C’est donc tout naturellement que je me suis inscrite l’École des beaux-arts de Tunis pour poursuivre un cursus en art graphique. Je suis aujourd’hui titulaire d’un doctorat sciences et technologies du design et j’enseigne à l’Institut Supérieur des Cadres de l’Enfance à Carthage où j’enseigne les Arts plastiques. Je me suis lancée dans la production d’œuvres calligraphiques à la suite d’un heureux hasard : en effet, lors de mon mariage ma belle-famille me fit cadeau d’un superbe collier composé de pièce d’or. Ne pouvant le porter, je l’ai défait pour en faire un tableau. Ainsi les pièces étaient mises en valeur autour d’une écriture coranique calligraphique. C’est à partir de cette œuvre, que ma passion est devenue réalité.

Parlez nous de votre démarche artistique ?

Chaque œuvre, chaque composition a pour moi une signification. Ainsi chaque tableau est le plus souvent destiné à une personne. Les poèmes arabes de poètes tels que Sghaïer Ouled Ahmed ou Nizar Kabbani sont pour moi également des sources d’inspiration. J’aime aussi utiliser les initiales correspondant à cette personne pour en faire une composition graphique personnalisée.

Au départ, j’utilisais le papier comme support, aujourd’hui j’utilise également la céramique pour réaliser des pièces uniques. Mes couleurs de prédilection sont le doré, l’argenté le marron et les tons de beige.

Concernant les œuvres sur papier, je réalise des petits formats, même des miniatures. Un travail complexe fait de petits détails. Le travail de dessin au fusain fait également partie de mes passions.

Vos dernières expositions:

L’année dernière, j’ai eu la chance de participer à ArToulouse, salon d’art contemporain, où j’ai reçu grâce à une de mes œuvres le premier prix. Ma dernière exposition fut à la galerie Arty Concept et j’espère bientôt travailler sur une nouvelle exposition personnelle.

Vos projets futurs:

Je travaille actuellement sur un nouveau support pour réaliser ce que j’appelle des bijoux de famille. Un projet qui me tient à cœur et que je dévoilerais bientôt.

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Retour sur les JACC, première foire d’art contemporain en Tunisie

Retour sur les JACC, première foire d’art contemporain en Tunisie

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Les Journées d’Art Contemporain de Carthage (JACC) se sont déroulées du 19 au 23 septembre 2018. Retour sur cette nouvelle édition!

Au commencement, en 1966, étaient les JCC puis sont venues les JTC et les JMC. Par la suite, le mouvement s’est accéléré avec la fin des travaux de la cité de la Culture et plusieurs autres journées de Carthage sont nées. Les deux dernières étant les journées des Arts de la Marionnette de Carthage, et les Journées d’Art Contemporain de Carthage.

La création des JACC a pour but «de donner de la visibilité à la production artistique tunisienne aux échelles nationale et régionale ainsi qu’à organiser le secteur des arts plastiques et le marché de l’Art. La décentralisation par l’implication des régions et l’accompagnement à la production artistique et la diffusion des œuvres des jeunes créateurs font partie des priorités de ces journées».

La manifestation se déroulait dans le grand hall de la cité de la culture, son inauguration a eu lieu le vendredi 19 septembre 2018. On y trouvait au niveau de l’accès, les stands de 9 galeries tunisiennes et 8 étrangères sobrement constitués par des paravents gris souris. Quelques œuvres des grandes figures de l’art plastique de Tunisie étaient installées à l’entrée et à l’autre extrémité du hall se trouvaient les pavillons des régions. Les jeunes artistes, eux, étaient exposés au niveau inférieur.

Au total, cette première édition a enregistré la participation de 400 artistes plasticiens, 9 galeries tunisiennes, 8 galeries internationales et 700 œuvres ont été exposées.

Au préalable, ces journées avaient commencé par un «tour des régions» entre le 30 juin et le 02 septembre. Il s’agissait de Hammamet, Redeyef,  Kairouan, Kerkennah et Siliana.

Faten Chouba Skhiri,  directrice de cette édition a programmé des conférences sur le marché de l’Art et sur les tendances de l’Art contemporain ainsi que des remises de prix. Au final trois prix seront décernés: le Prix jeune créateur, du Prix du meilleur Projet Artistique Régional et du Prix de la critique d’art.

L’organisation de cette exposition a duré plusieurs mois. On peut cependant noter qu’il y avait plusieurs absents parmi les plasticiens et les galeristes invités. On peut aussi espérer que la prochaine édition soit largement médiatisée avant son ouverture et qu’une véritable signalétique soit développée dans le hall d’exposition.

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Méta Fort: L’artiste tunisienne Sana Braham Sanhaji expose en solo au Caire

Méta Fort: L’artiste tunisienne Sana Braham Sanhaji expose en solo au Caire

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Du 3 au 17 octobre 2018 , Sana Braham Sanhaji expose ses dernières œuvres au Gezira Art Center au Caire, invitée par le Ministère de la Culture Egyptien.

Sana Braham Sanhaji avait été remarquée au symposium de Louxor en 2015 auquel elle avait participé et, depuis, n’avait plus quitté son pinceau. Une invitation à exposer en solo avait été lancée pour octobre 2018.

Elle a commencé une thèse il y a vingt ans, intitulée «le corps de l’artiste en tant que support et outil de l’Art» et avait commencé à peindre avec son corps. Son encadreur, féministe, ne voulait pas que l’on touche au corps de la femme et ce projet de thèse fut donc abandonné mais l’idée ne la quitta pas pendant les vingt années qui suivirent.

Pendant cette double-décennie, L’artiste créa une famille, enseigna, ouvrit une agence de publicité, «Instants d’Art» avec Mouna Jmal, fit de la décoration, créa des bijoux, enseigna encore …et travailla avec ses élèves sur le thème « le corps et son double ». Jusqu’à ce que, après le symposium, son envie de peindre avec son corps réapparaisse peu à peu. Elle exposa à la galerie Kalysté en 2016 quarante toiles sous le titre évocateur «Danse, tons, denses» pour lequel elle n’avait pas encore utilisé son corps. C’est après la fin de cette exposition qu’elle s’est sentie libéré, autorisée à peindre comme elle l’entendait : corps et âme. Le corps et l’âme, ces deux ennemis intimes prisonniers l’un de l’autre pour toute une vie et l’au-delà.

L’artiste néolithique le savait bien, la représentation des corps est magique. Corps des animaux, corps des humains et bien sûr corps de la femme, comme l’a compris le sculpteur anonyme du paléolithique auteur de «la Vénus de Lespugue».
Plus près de nous, les miniaturistes, les peintres de chevalet et les photographes ont toujours pris le corps comme modèle.
Les suaires et les masques mortuaires sont une approche directe de l’appréhension du corps: c’est le corps lui-même qui produit son image, s’affranchissant des intermédiaires.
Par la même, il émet un rayonnement de ce que fut la personne, comme si à travers ses empreintes, on pouvait aller vers son âme.
C’est cette veine qu’explore Sana Braham, comme l’avait fait Yves Klein, avec une différence fondamentale : c’est l’artiste elle-même qui met son corps au service de l’Art. Si Yves Klein reste dans le statut habituel de l’artiste et son modèle, c’est le corps de l’artiste qui est l’œuvre avec Sana Braham.

La représentation du corps dans l’espace, qui est au centre de son œuvre et de son enseignement à l’Ecole Nationale d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis était une question qui l’habitait depuis longtemps : elle lui donnera vie.

C’est qu’il lui a fallu peu à peu constituer un capital d’énergie et d’audace pour exprimer son corps en tant qu’œuvre d’Art. Un soir de 2012, elle écrira : «On ira tous au Paradis, certes, mais avant de partir, je voudrai être moi aussi «dégagée», dégagée de ma fragilité, de mes illusions, de ce glissement étourdissant dans le futil, le vain et le dérisoire, je voudrai être dégagée de mes chaînes, des traditions, de mes complexes inhibant mon élan (…) de mes douleurs de mes maux et de mes prétextes».

Cette exposition exprime la libération d’une âme, l’envol d’une artiste, qui habillée de sa peinture comme d’un fourreau bien ajusté, nous fait partager au-delà de son émancipation, un immense hymne à la vie.

Quand? du 3 au 7 octobre 2018 

Où?El Gezira Art Center. 1, rue Cheikh Masafy, Zamalek, Salle Hassan Fawzy

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