Retour sur l’œuvre d’Henri Saada, l’un des artistes tunisiens majeurs du 20ème siècle!

Retour sur l’œuvre d’Henri Saada, l’un des artistes tunisiens majeurs du 20ème siècle!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Disparu le 19 Mars 1976 à Paris, Henri Saada était l'un des peintres tunisiens les plus marquants de son époque. De son vivant, il a connu une grande notoriété internationale, et après sa disparition il a laissé un héritage artistique très important. On vous fait découvrir l’œuvre de cet artiste d’exception!

Né à Gabès en 1906, le peintre franco-tunisien Henri Saada a effectué ses études à l’école des Beaux-Arts de Tunis avant d’entamer une carrière d’enseignant à la même école. En 1934, il a obtenu une bourse de voyage d’étude et est parti en Italie, en Espagne et en France.

Outre ses participations dans tous les salons de peinture à Tunis (où il a participé aussi en tant que membre de jurys et commissaire général adjoint), Henri Saada a réussi à diffuser l’art tunisien dans les quatre coins du monde. Au début des années soixante, il s’est installé à Paris et a exposé ses tableaux dans les plus grandes galeries de la France.

Son œuvre témoigne d’un style artistique singulier et d’une grande maitrise de la couleur et du dessin. À travers ses tableaux, il a immortalisé des scènes populaires,  paysages et traits de la Tunisie du 20ème siècle. On retrouve ainsi dans ses peintures des représentations de la Médina de Tunis, la Goulette, Sidi Bou Saïd, Gabés, Djerba, Kairouan… Parmi ses tableaux phares on peut citer: « Une rue de Tunis », « Le repas », « Port de La Goulette » et « Cavalier à Gabes ».

Depuis sa disparition le 19 Mars 1976, plusieurs évènements se sont organisés en son hommage tels que l’exposition organisée par Ray Saada en 1987 à Paris. Le Salon des indépendants ( Paris) et le Salon d’automne (Paris) lui ont également rendu hommage respectivement, en 1980 et 1981. Il a également paru en 1989 dans l’ouvrage intitulé «La Peinture Européenne en Tunisie» édité au Centre d’Art Vivant de la ville de Tunis.

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Abdelaziz Gorgi: Bientôt une grande expo-hommage!

Abdelaziz Gorgi: Bientôt une grande expo-hommage!

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

À l’occasion des 10 ans de sa disparition, sa fille et galeriste Aïcha Gorgi prépare une belle exposition-hommage au grand peintre Abdelaziz Gorgi dans le cadre de l'événement Talan. Ideo magazine vous en dit plus sur cet événement prévu pour décembre 2018.

L’œuvre de Abdelaziz Gorgi a marquée le patrimoine tunisien à tel point que son travail reste encore fondamental et ce, même 10 ans après sa disparition. Artiste prolixe, il a utilisé de nombreux médiums dont la peinture, la sculpture, la céramique, la mosaïque ou encore la tapisserie. Reconnu à l’échelle nationale et internationale notamment grâce à ses fresques et à ses œuvres reproduites sur des timbres, il a également su marquer ses pairs et influencer les jeunes générations.

//Aïcha Gorgi, une galeriste en quête des œuvres de Abdelaziz Gorgi

Pour l’anniversaire des 10 ans de la disparition de Abdelaziz Gorgi, sa fille, la galeriste Aïcha Gorgi souhaite «commémorer sa mémoire et approcher son œuvre dans la sérénité propre au travail de l’histoire» dans le cadre de l’exposition Talan. Prévue pour décembre 2018, cette exposition-hommage consacrée à l’œuvre multidimensionnelle de l’artiste sera aussi l’occasion d’initier un catalogue raisonné de son travail. Depuis un an, Aïcha Gorgi collecte des informations sur son père et ses œuvres et appelle tout un chacun à participer. Si vous posséder des éléments susceptibles de l’aider, vous pouvez la contacter sur cette adresse mail : archivesgorgi2018@gmail.com

Et si vous voulez en savoir plus sur Abdelaziz Gorgi, c’est par ici.

La page facebook de la galerie AGorgi c’est ici. 

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Mohamed Ben Dhia, le talent calligraphique modernisé

Mohamed Ben Dhia, le talent calligraphique modernisé

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

Artiste autodidacte, Mohamed Ben Dhia a su redonner ses lettres de noblesse à la calligraphie qu’il modernise sous son coup de pinceau assuré. Ideo magazine a eu la chance de discuter avec lui et vous livre son portrait.

À seulement 27 ans, le jeune Mohamed Ben Dhia possède déjà une maitrise époustouflante de la calligraphie. Mais c’est aussi très jeune qu’il a commencé à développer son talent. Alors qu’il n’avait que 13 ans, le jeune Mohamed se découvre une passion pour l’art à travers son support. Un ami de son père possédait une librairie dans laquelle il aimait passer du temps. Ce qu’il aimait surtout, c’était les nombreux stylos qui s’y trouvaient. Inlassablement, quand il rentrait chez lui avec ses nouvelles acquisitions, il recopiait tout ce qui lui passait sous la main. Ce seront là ses premières créations, ses premiers pas d’artistes calligraphe. Aujourd’hui il a troqué les stylos contre des pinceaux qui viennent habiller le bois, la toile ou encore les carrelages. Du rouge au bleu en passant par le noir qu’il considère comme une couleur, il puise son inspiration dans tout ce qui est beau; « la beauté d’une situation, du banal, de l’art ».

//Mohamed Ben Dhia, plus artiste que calligraphe

Pour lui il y a d’un côté les calligraphes, «ceux qui écrivent et dont on voit les tableaux clichés dans chaque maison», de l’autre il y a les artistes, catégorie dans laquelle se retrouve Mohamed Ben Dhia. Il nous l’explique, «je suis un artiste, je n’écris pas, j’utilise la lettre en tant que surface graphique pour la faire vivre.» Il s’éloigne, se détache de la calligraphie traditionnelle et de ses très nombreuses et très strictes règles pour moderniser cet art et le libérer. Il a une conviction, «je dessine la lettre, je ne l’écris pas».

//Où voir son travail?

Il a la chance de pouvoir vivre de son art et l’on peut voir son travail dans des galeries comme celle de Mohamed Ali Saadi, la galerie Alexandre Roubztoff, ou encore Module. Il a également deux toiles exposées dans la galerie parisienne La La lande et expose dans des concepts-store comme Mooja ou E.K.C.C.I. Mais ce qu’il aime vraiment c’est la rue, et il rêve un jour de pouvoir recouvrir tous ses murs pour les rendre beau. Dernier en date? Avec le collectif «Fearless Collective », il a peint sur un des murs du centre-ville, près du Garibaldi.

 

 

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L’artiste Donia Ben Salah Hachaichi nous fait rêver à la galerie Musk and Amber

L’artiste Donia Ben Salah Hachaichi nous fait rêver à la galerie Musk and Amber

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

À partir du jeudi 31 mai 2018, la galerie Musk and Amber accueille la première exposition personnelle de Donia Ben Salah Hachaichi. Ideo magazine vous en dit plus sur cette artiste et sur son exposition.

Garden designer de formation, c’est dans ses résidences à Londres et à Marrakech qu’elle a puisé son inspiration pour nous livrer sa première exposition personnelle «You may say I am a Dreamer». D’abord chanté en 1971 par John Lennon, c’est au tour de Donia Ben Salah Hachaichi de nous emmener dans son univers onirique. La paysagiste nous fait ainsi découvrir sa vision artistique à travers des collages d’Hommes et de mots sans frontières qui maîtrisent et défient les codes de l’espace.

Pour notre journaliste Edia Lesage: «l’ensemble se détache sur des fonds de céramique indienne, marocaine, andalouse ou italienne parcourus de bien d’autres éléments qui permettent à chaque spectateur de saisir une vérité différente où la passion n’est jamais loin « .

Quand? Jeudi 31 mai à partir de 21h30.

Où? À la Musk and Amber Gallery – Angle Rue Ghar El Melh et la Rue du Lac Malaren, 1053 Tunis.

La page facebook de la Musk and Amber Gallery, c’est ici.

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Yahia Turki, l’homme qui devait être peintre

Yahia Turki, l’homme qui devait être peintre

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

Membre puis président de l’École de Tunis, Yahia Turki fut une figure incontournable de la peinture tunisienne. Focus sur ce grand artiste qui aurait du être fonctionnaire.

Le tuniso-turc Yahia Turki né en 1903, fait partie des grands noms de la peinture. Pourtant au début, cet art n’était pour lui qu’une passion qui se cantonnait à un passe-temps. Sous la pression familiale, il a du sacrifier ses études d’art et se résoudre à faire une carrière dans la fonction publique, puisqu’il faut bien se nourrir. Autodidacte, Yahia Turki n’a eu comme formation que 5 mois à l’École des Beaux-Arts…

// Yahia Turki, un homme fait pour la peinture

Pourtant le talent est bien là. Et le succès s’imposera à lui comme une évidence. Dès 1923, alors qu’il n’est âgé que de 20 ans, ses œuvres exposées au Salon tunisien le propulse immédiatement au rang d’artiste reconnu. Entre 1927 et 1928, après avoir obtenu une bourse qui récompense son travail, Yahia Turki séjournera en France. C’est à ce moment là que le peintre approfondira sa technique et son style. C’est à cette période également qu’il participera à l’Exposition coloniale des artistes français et au Salon des indépendants qui a vu défiler les œuvres des plus grands: de Toulouse-Lautrec à Paul Cézanne en passant par Vincent Van Gogh.

//La Tunisie, sa première source d’inspiration

En 1935, après avoir passé 7 ans à Paris, Yahia Turki retourne en Tunisie, le pays de son père, pays qui l’a vu grandir et qui a nourri son inspiration. Membre puis président de l’École de Tunis de 1956 jusqu’à sa mort, le successeur de Pierre Boucherle s’illustre dans l’art de peindre les scènes et les paysages de la vie tunisienne, caractéristique inhérente à ce mouvement pictural qu’est l’École de Tunis. Dans un livre qui lui est dédié et qui retrace les évolutions et les étapes de sa carrière, Aïcha Filali dira de Yahia Turki qu’il est le «père de la peinture tunisienne».

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