Retour sur l’œuvre de Salvador Dalí, une figure majeure de l’art surréaliste!

Retour sur l’œuvre de Salvador Dalí, une figure majeure de l’art surréaliste!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Trente années, jour pour jour, se sont découlées depuis la disparition d’une figure majeure de l’art surréaliste et l’un des plus célèbres peintres du 20ème siècle, Salvador Dalí. On vous dit plus sur cet artiste catalan hors du commun!

//Salvador Dalí (1904-1989) : personnalité, quête, débuts et influences

Considéré comme l’une des figures artistiques les plus marquantes du siècle dernier, Salvador Dalí fut un artiste unique, de par ses œuvres exceptionnelles et sa personnalité excentrique. Sa tendance au narcissisme et à la mégalomanie lui a valu, en grande partie, la notoriété qu’il avait gagné au cours de sa vie, mais aussi des reproches de la part des artistes de son époque.

Avant de devenir un peintre surréaliste à part entière, Dalí cherchait son style entre différents mouvements artistiques. Il admirait et s’influençait de nombreux peintres appartenant à divers courants, à l’instar de Picasso et Velázquez, dont il adopte la fameuse moustache en croc. L’artiste catalan s’inspirait également des travaux de Sigmund Freud, notamment pour ses propres recherches picturales sur les rêves et l’inconscient.

Sa quête s’est poursuivi jusqu’à la fin des années 20, quand il atteint sa maturité artistique, invente la méthode paranoïaque-critique et commence à développer sa propre expression artistique surréaliste, qui se transforme au fil du temps, à son tour, à une référence pour les autres peintres et artistes.

Depuis son jeune âge, à l’époque où il était fortement influencé par le style impressionniste, Dalí se faisait remarquer lors de ses participations à des expositions dans son pays natal et dans différentes villes de l’Espagne. Lorsqu’il s’est installé à Madrid en début des années 20 pour étudier à l’Académie royale des beaux-arts de San Fernando, sa personnalité unique et son talent artistique aux influences cubiques à l’époque, attiraient également l’attention de ses contemporains.

//La montée en flèche et l’œuvre prolifique de l’artiste star

En début des années 30, Salvador Dalí s’installe à Paris à l’issue de ses études à l’Académie de Madrid, où il intègre le groupe des surréalistes et rencontre sa femme Gala, qui allait devenir sa plus grande inspiration pendant une partie essentielle de sa vie.

Son voyage aux Etats-Unis en 1933 marquait le début de sa célébrité et prospérité. L’artiste catalan a impressionné les américains par son authenticité et audace, et a commencé à enchainer les succès, après la grande réussite de son exposition à la Galerie Julien Levy. Pendant cette période, les grands collectionneurs rachètent ses productions artistiques, et ses expositions étaient grandement appréciées.

Après son exil en Europe pendant la guerre d’Espagne, en fin des années 30, Dalí fait son retour triomphant aux états Unis. L’artiste catalan a été accueilli comme une star en Amérique, où il a résidé pendant une dizaine d’années et y a amassé une grande fortune.

A son retour en Catalogne en fin des années 40, Dalí s’est orienté vers le catholicisme et s’est rapproché de la peinture de la Renaissance.

Pendant les dernières années de sa carrière, il n’a pas cessé d’expérimenter les procédés innovants de son époque, tels que la peinture par projection ou l’holographie. Durant cette période, ses œuvres présentaient des illusions d’optique et son style virait vers ce qu’il nommait «mysticisme corpusculaire».

Ces différentes périodes créatives par lesquelles Salvador Dalí est passée, ainsi que les rencontres importantes qu’il avait faites, se sont reflétées à travers son œuvre prolifique, qui traitait le rêve, la sexualité, le comestible et la religion, comme thèmes principaux.

Au cours de sa carrière, ce peintre, sculpteur, écrivain, dramaturge, poète et cinéaste catalan a produit plus de 1500 œuvres. Parmi ses toiles notoires, on peut citer : La persistance de la mémoire ou Montres molles (1931), La Corbeille de pain (1945), La Métamorphose de Narcisse (1936-1937),Prémonition de la guerre civile (1936), La Tentation de saint Antoine (1946), Christ de saint Jean de la Croix (1951).

Salvador Dalí a également réalisé, en collaboration avec Luis Buñuel, un chef-d’œuvre du cinéma surréaliste dont le titre est «Un Chien Andalou».

//Une gloire anthume et posthume

De son vivant, Salvador Dalí a connu la gloire. Outre sa célébrité à l’échelle mondiale, de nombreux actes d’hommage et de reconnaissance ont été dédiés à cet artiste catalan. Parmi lesquels, on peut citer : Les deux musées consacrés exclusivement à son œuvre, à savoir, «le Salvador Dalí Museum» et «le théâtre-musée Dalí» que Dalí lui-même avait travaillé. Il y’a eu également la grande rétrospective organisée en 1979 au Centre Georges Pompidou. Sans oublier le titre nobiliaire de Marqués de Dalí de Púbol que lui avait attribué le roi d’Espagne, Juan Carlos.

Après sa disparition, au milieu des années 1990,  le château de Púbol (résidence de son épouse Gala) et la maison de Portlligat dans le port de Cadaqués de l’artiste, ont été convertis en musées publics. En France, le lieu d’exposition Dalí Paris présente la plus importante collection de Salvador Dalí du pays. En Allemagne, le musée Dalí réunit des centaines des œuvres de l’artiste catalan.

Depuis sa disparition, Salvador Dalí a fait aussi l’objet de nombreux films dont on peut citer le film documentaire «Cinéma Dalí» sorti en 2004, traitant les rapports de Dalí avec le cinéma, ou encore le film de Paul Morrison intitulé «Little Ashes» sorti en 2009, proposant un retour sur la jeunesse de Dalí à Madrid.

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Retour sur l’exposition «L’Être Carré» à la Musk and Amber gallery

Retour sur l’exposition «L’Être Carré» à la Musk and Amber gallery

ÉCRIT PAR Edia Lesage

«Une lune carrée dans un ciel rond s’apprête à renaître dans une mer profonde» (Michela Margherita Sarti, commissaire d’exposition).

Et si nous commencions l’année avec la Musk and Amber Gallery? Ce lieu précieux nous propose, depuis le 14 décembre de l’année dernière une exposition singulière, qui y a passé le jour de l’an.

Cette exposition, préparée depuis mars 2018 et qui réunit «sept filles et un garçon» ou sept fées et un prince charmant dans un château enchanté exigeait des artistes de se contraindre à un format: le carré, à des dimensions précises, ainsi qu’à des encadrements identiques, des baguettes blanches.

Pourquoi le carré? Le carré est inhabituel il est difficile à utiliser, c’est une figure centrée, symétrique dans toutes les directions et à ce titre il attire immanquablement l’œil vers son centre. C’est cet aspect inhabituel et difficile à utiliser qui plaît à Michela Margherita Sarti , qui l’utilise assez fréquemment. Pour l’exposition, Le carré est une référence aux quatre éléments, c’est aussi «un défi que d’arriver à le remplir» dit-elle.

Cette difficulté du format ajoutée à la difficulté du thème imposé, «l’être», sont les deux éléments qui ont assuré l’homogénéité de l’exposition bien qu’elle ait réuni des artistes de style, de facture et de tempérament très différents. C’est aussi le format originel d’instagram , réseau social utilisé par près de deux milliards de personnes ainsi que celui du grand retour du polaroïd .

Amira Mtimet ne s’y est pas trompée avec des œuvres particulièrement riches et graphiques, où le trait et la perspective renvoyaient aux formats et aux thématiques des réseaux sociaux.

Houda Lajili a mis en scène des personnages en situation aux accoutrements chamarrés dans des intérieurs colorés

Nesrine Elamine, avec sa série «naturalia», offre à voir des œuvres qui combinent le trait fin et délié des personnages avec les grisailles graphiques des végétaux, feuilles et fleurs.

Najah Zarbout s’est livrée à un exercice de virtuosité graphique suggérant des cordes enroulées, déroulées, tournant autour du centre du carré, utilisant parfaitement le dispositif.

Héla Lamine propose des monochromes à l’encre noire qui sont construits de la même manière : un portrait réaliste ou non, se détachant sur un fond qui au premier abord apparaît végétal et qui en fait est constitué d’une multitude de personnages en souffrance.

Rania Warda avec ses gravures sur cuir, reprend les motifs indiens des mandalas, tracés circulaires habituellement inscrits dans des carrés, qui sont utilisés comme aide à la méditation par l’hindouisme et le bouddhisme.

Michela Margherita Sarti a choisi de présenter au centre de ses carrés son medium habituel, la princesse poupée, qui est entourée de décors exotiques à la Frida Kahlo à laquelle elle fait référence

Samir Makhlouf est le prince charmant de cette exposition féminine: architecte, peintre, écrivain et poète, il nous plonge dans son univers onirique avec son sourire habituel, délié de toute contrainte terrestre.

Les artistes: Amira Mtimet, Hela Lamine, Houda Ajili, Michela Margherita Sarti, Najah Zarbout, Nesrine Elamine, Rania Werda et Samir Makhlouf.

Commissaire d’exposition : Michela Margherita Sarti

Plus d’infos que la Musk and Amber Gallery ICI!

 

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Art’com, le nouveau venu dans la famille des concept stores

Art’com, le nouveau venu dans la famille des concept stores

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Art’com a ouvert ses portes au public le 15 décembre 2018 à la Marsa non loin du Saf Saf. Ce concept store est une émanation de l’esprit artistique inhérent à la famille Gmach.

Tout le monde se souvient de Sadok Gmach, peintre, amoureux du patrimoine, qui fut en charge des activités culturelles de la municipalité de Tunis à partir de 1980 et monta de nombreuses expositions à la désormais historique galerie Yahia ainsi que des « événements » picturaux marquants comme on les appellerait aujourd’hui.

Avec deux de ses enfants, Noman Gmach et Nadia Gmach Seklani, il a ouvert le concept store « Art’com » qui a pour objectif, comme le dit Nesrine Elamine, la commissaire des expositions, de présenter simultanément différentes pratiques de la création artisanale et artistique. Noman Gmach artiste et enseignant y intervient en tant que directeur artistique, Nadia Gmach Seklani, créatrice de bijoux, en tant que directrice commerciale.

A l’ouverture, marquée par un vernissage convivial et chaleureux, on pouvait circuler entre des objets de designers et des œuvres d’artistes dont les prix affichés devaient permettre à des amateurs peu fortunés de se les offrir, ce qui est en tout cas le vœu des fondateurs.

L’équipe a prévu d’organiser une exposition culturelle à thème toutes les trois semaines en faisant une place aux nouveaux talents de la scène artistique.

A la première exposition, intitulée « inter-sens », étaient présentées les œuvres des artistes suivants :

Les designers : Samia Achour designer céramiste /Ahmed Chihi : designer de luminaire en cuivre / Nomen Gmach  designer objet, luminaires en vannerie et objets en céramique / Nadia Gmach Seklani : designer bijoux / Ahmed Grati : impressions sur toiles décoratives / Fatma Samette, designer textile.

Les artistes peintres : Wissem Ben Hassine /Najet Dhahbi / Nesrine Elamine / Mourad Harbaoui / Mehdi Kriaa/ Imen Mansouri/ Amira Mtimet/ Othmane Taleb et Walid Zouari.

Le samedi 12 janvier s’est ouverte la seconde exposition, intitulée «fantasmagories» avec une nouvelle palette d’œuvres picturales de grand format. L’exposition durera trois semaines avant de se renouveler une fois de plus. Avec nos meilleurs vœux pour 2019 à Art’com, ce nouveau venu.

Adresse Art’com: 22 rue Ali Bach Hamba, La Marsa.

Pour plus d’infos cliquez ICI!

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Art’Com concept store accueille l’exposition de groupe FANTASMAGORIES!

Art’Com concept store accueille l’exposition de groupe FANTASMAGORIES!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 12 au 25 Janvier 2019, Art'Com concept store accueille l’exposition de groupe FANTASMAGORIES. On vous dit plus sur cet évènement!

Art’Com est un nouveau concept store fondé par Nomen Gmach, Nadia Gmach et la directrice artistique Nesrine Ali Elamine, qui a ouvert ses portes le 15 Décembre 2018, à la Marsa,.

Du 12 au 25 Janvier 2019, ce concept store accueillera sa deuxième exposition intitulée FANTASMAGORIES. C’est une exposition de groupe qui réunira les œuvres des artistes : Ahmed Zelfani, Kaouther Bahri Darghouth , Kaouther Titch, Marouen El Majed, Nomen Gmach, Fatma Kammoun, Fehri Radhouane Ayadi, Asma Ghiloufi, Nadia Zouari et Walid Ardhaoui.

Pour plus d’infos, cliquez ici!

 

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Retour sur l’œuvre de l’un des plus grands peintres tunisiens, Hatim El Mekki!

Retour sur l’œuvre de l’un des plus grands peintres tunisiens, Hatim El Mekki!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Considéré comme l'une des figures marquantes de la peinture tunisienne, Hatim El Mekki fut un artiste prolifique et polyvalent, se distinguant par un style artistique particulier, à mi-chemin entre le figuratif et l’abstrait. On vous dit plus sur ce peintre tunisien exceptionnel!

//Hatim El Mekki, un artiste polyvalent

Grâce à son talent de dessinateur,  Hatim El Mekki (1918 – 2003) né à Jakarta, a pu bénéficier de nombreuses bourses pour poursuivre ses études. Il a fréquenté le lycée Carnot de Tunis, ensuite il a effectué des études à Lyon et Paris, où il a pu acquérir un grand savoir-faire, lui permettant plus tard de mener une carrière des plus polyvalentes. En effet, il a été peintre, affichiste, plasticien et aussi caricaturiste. Engagé politiquement, il a aussi réalisé des dessins politiques soutenant la résistance nationale contre la colonisation française.

// Œuvre prolifique et multiforme

Les plupart des peintures de Hatim El Mekki sont abstraites, mais certaines d’entre elles ont été réalisées dans un style figuratif, au service d’une clientèle européenne et de l’état indépendant tunisien.

Grâce à diverses techniques (l’huile sur toile, aquarelle, mine sur plomb..), Hatim El Mekki créait des toiles représentant la nature et des sujets de la vie réelle, à travers des formes, des contours, des lignes, des espaces, des jeux de fonds et de formes et des superpositions textes-images, abstraits et ouverts à plusieurs interprétations.

Parmi les œuvres de Hatim El Mekki, on peut citer : Le couple (1955), enfant du coq (1955), Gendarme français arrêtant un patriote (1955) et les réfugiés (1958). Sans oublier les dessins des pièces et billets de banque tunisiens de cet artiste ainsi que ses 454 modèles de timbres postaux dessinés entre 1957 et 1995, qui ont fait sa popularité.

// Une reconnaissance à l’échelle internationale

Après une 1ère exposition à la galerie d’art Claridge à Tunis au début des années 1930, Hatim El Mekki s’installe à Paris grâce à une bourse qu’il a obtenue du gouvernement. Dans la capitale française, il a travaillé dans les industries du film et de la publicité, et a aussi collaboré avec le magazine français d’audience mondiale «Marianne». De retour de Paris, il a exposé à Alger et à Tunis pour revenir après la seconde guerre mondiale en France, et exposer dans des galeries telles que L.L. Galerie Rosenberg, Galerie des Nations Unies et Galerie Suillerot. Pendant la même époque, c’est-à-dire vers la fin des années 1940, Hatem El Mekki reçoit le prix du premier poster et fait la rencontre de grands noms en littérature, philosophie, arts .. tels que le grand écrivain français Albert Camus, le philosophe Gaston Bachelard, ainsi que Gertrude Stein, qui a découvert Picasso. Sans oublier le fait que ce peintre tunisien a réalisé des illustrations pour de nombreux auteurs internationaux.

Lorsqu’il rentre à Tunis au début des années 1950, il réalise une série de très grandes peintures murales pour le collège de Khaznadar et une mosaïque d’une soixantaine de mètre carré à Bizerte, en Tunisie.

Quelques années plus tard, Hatim El Mekki a commencé à enchainer des expositions dans les galeries et espaces culturels les plus prestigieux du monde. Il a été invité à exposer en Allemagne (Cologne, Bonn et Mayence, Berlin), il a participé à de nombreuses expositions au Caire (Égypte), aux États-Unis, au Albert and Victoria Museum de Londres, au musée de Séoul (Corée du Sud) où il a été décoré. Et ce ne fut pas sa seule décoration car ce peintre tunisien a pu recevoir également la Croix de la Légion d’Honneur, en France en 1980, la Médaille d’or en Bulgarie, l’Ordre du Nil en Égypte, l’Ordre du Peacock en Iran ainsi que la Médaille du mérite en Russie, ce pays où il a été membre international de son Académie des beaux-arts.

Il a été aussi nommé grand officier de l’ordre du mérite culturel tunisien, et reçu à Beijing en Chine, où l’étude de son art a été recommandée à l’Académie des Beaux-Arts de Chine.

Son travail se trouve dans de nombreuses collections privées et publiques telles que la collection impériale de Tokyo.

Tous ces exploits ne sont pas passés inaperçus. Hatim El Mekki a fait effectivement l’objet de diverses éditions de livres ainsi que d’articles de presse tels que dans le New York Times et le Washington Post.

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La Selma Feriani Gallery accueille «Anthrôpos», la nouvelle exposition du peintre Mohamed Ben Slama!

La Selma Feriani Gallery accueille «Anthrôpos», la nouvelle exposition du peintre Mohamed Ben Slama!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 20 Janvier au 17 Février 2019, la Selma Feriani Gallery accueillera « Anthrôpos », la nouvelle exposition du peintre Mohamed Ben Slama. On vous dit plus sur cet évènement!

Mohamed Ben Slama est un artiste autodidacte qui a réussi progressivement, depuis 1997, à poser les bases d’une pratique artistique assez particulière. En effet, c’est à travers la dissimulation de visages et la réalisation de combinaisons inhabituelles de personnages et d’objets, que Mohamed Ben Slama a choisi de critiquer la société contemporaine et les modes de vie actuels. Ce style artistique l’a accompagné depuis ses débuts lorsqu’il peignait l’Homme, déguisé et défiguré, et le plaçait dans des contextes absurdes, étranges, fantastiques.

«Anthrôpos», sa nouvelle exposition qui débutera le 20 Janvier et se poursuivra jusqu’au 17 Février 2019 à la Selma Feriani Gallery, s’inscrit dans le même esprit de ses travaux précédents. On retrouvera les toiles au cachet artistique unique de cet artiste, illustrant des espaces insolites, des êtres moitié animaux moitié humains et des compositions singulières.

Venez nombreux pour découvrir cet univers exceptionnel de Mohamed Ben Slama!

Pour plus de détails sur cette exposition, cliquez ici! 

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Atelier des Lumières: Vivez une immersion numérique au coeur des toiles de Van Gogh!

Atelier des Lumières: Vivez une immersion numérique au coeur des toiles de Van Gogh!

ÉCRIT PAR La rédaction

Du 22 Février au 31 Décembre 2019, l’Atelier des Lumières propose une immersion numérique au cœur des toiles de Vincent Van Gogh. Certainement l’exposition à ne pas rater en 2019!

//L’Atelier des Lumières, premier centre d’Art numérique à Paris

Installé au sein d’une ancienne fonderie du XIXème siècle entièrement restaurée, l’Atelier des Lumières propose des expositions numériques monumentales qui emmergent le visiteur dans l’univers pictural des grands noms de l’histoire de l’art. Depuis son ouverture en avril 2018 avec une exposition consacrée à Gustav Klimt, l’Atelier des Lumières est devenu un lieu incontournable au sein du paysage culturel de la capitale, mettant la révolution numérique au service de la création artistique.

Grâce à la technologie AMIEX® (Art & Music Immersive Experience) qui coordonne à grande échelle des milliers d’images de qualité et d’une très grande précision, les visiteurs sont totalement immergés dans l’image et la musique. Avec 140 vidéoprojecteurs et une sonorisation spatialisée, cet équipement multimédia épouse 3 300 m2 de surface, du sol au plafond, avec des murs s’élevant jusqu’à 10 mètres de haut.

//Van Gogh, la nuit étoilée : une nouvelle exposition grandiose

Du 22 Février au 31 Décembre 2019, vous pourrez découvrir la nouvelle exposition numérique de l’Atelier des Lumières qui propose une immersion dans les toiles de Vincent van Gogh (1853-1890), génie ignoré de son vivant, qui a bouleversé la peinture. Épousant la totalité de l’espace de l’Atelier, cette nouvelle création visuelle et sonore retrace la vie intense de l’artiste tourmenté qui peignit pendant les 10 dernières années de sa vie plus de 2000 tableaux, aujourd’hui dispersés à travers le monde.

Le parcours thématique retrace les différentes étapes de la vie de l’artiste, ses séjours à Arles, Paris ou encore Saint-Rémy-de-Provence. Le visiteur voyage au cœur des œuvres, de ses débuts et de sa maturité, de ses paysages ensoleillés et de ses nocturnes, à ses portraits et natures mortes.

Une exposition d’un nouveau genre qui devrait plaisir autant au grands qu’aux petits!

Pour plus d’infos cliquez ICI!

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Aly.C: La nouvelle galerie d’art et d’artisanat qui ouvre ses portes à Sidi Bou Said

Aly.C: La nouvelle galerie d’art et d’artisanat qui ouvre ses portes à Sidi Bou Said

ÉCRIT PAR Khadija Djellouli

Nichée au cœur du village de Sidi Bou Said, connu pour être une véritable source d’inspiration pour les artistes, la nouvelle galerie d’art et d’objets historiques Aly.C offre à voir une collection exclusive d’objets d’art, de peintures et de parures, inspirée des hautes traditions tunisiennes.

Créée par Aly Cherif, un passionné d’art et d’histoire, la galerie Aly.C faisait office autrefois de Makhzen (espace de dépôt) de Dar Cherif, une demeure historique datant du XVIIIe siècle. Ce lieu qui devait être restauré pour devenir un restaurant a été rattrapé par la passion de Aly Cherif pour l’art et nous en sommes bien heureux. La galerie se situe sur la rue principale de Sidi Bou Said, inscrite entre le café des nattes et le restaurant Dar Zarrouk.

Dès l’entrée, notre regard est attiré par les nombreuses œuvres d’art qui décorent les murs de l’espace. Signés Ali Bellagha ou encore Hédi Turki, les peintures et dessins sont d’une véritable rareté. Des pièces authentiques de carreaux de ciment de Chemla, des livres et des grands miroirs datant de l’époque beylicale accompagnent ces œuvres. Aly Cherif propose également ses propres créations de bijoux et de caftans, réalisées de manière artisanale et en pièce unique. Pour découvrir ce nouvel univers, il vous suffira de passer la grande porte bleue, grandement inspirée de celle qui orne l’entrée du Dar Cherif!

Pour plus d’infos cliquez ICI!

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« Être avec », l’exposition hommage consacrée à l’artiste Fatma Charfi à l’ambassade de Suisse

« Être avec », l’exposition hommage consacrée à l’artiste Fatma Charfi à l’ambassade de Suisse

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Cette exposition intitulée «Etre avec» en l’honneur de l’artiste Fatma Charfi est organisée à l’ambassade de Suisse du 23 novembre au 30 décembre 2018. Un bel hommage rendu à cette grande artiste.

«Finir en beauté ce qui a commencé avec tant de grâce» Fatma Charfi.

L’univers de Fatma Charfi, délicat et intimiste, a été subtilement présenté et mis en scène dans les locaux de l’ambassade suisse. Le jour du vernissage la commissaire d’exposition, Rachida Triki, accompagnée de Wadi Mhiri, responsable de la scénographie, qui l’avaient bien connue, étaient là.

Rachida Triki, Wadi Mhiri, le fils de l’artiste, ainsi que plusieurs de ses frères et d’autres membres de sa famille accueillaient les visiteurs, commentaient les œuvres, rapportaient une anecdote et en somme faisaient vivre Fatma Charfi, ce qui donnait une signification particulière et forte aux œuvres exposées.

Si l’exposition était minimaliste, comme elle l’aurait probablement aimée, l’émotion dégagée par ce vernissage-hommage était grande. C’est peu de dire qu’elle fut admirée pour son travail et aimée pour son exigence.

Fatma Charfi,  née le 29 janvier 1955 à Sfax, et décédée en 2018 en Suisse est une artiste plasticienne tuniso-suisse, qui vivait à Berne.

Elle fit des études à l’Institut supérieur des beaux-arts de Tunis, puis poursuivit sa formation en Pologne en 1977, dans le domaine des dessins animés. Enfin, elle obtint un doctorat en esthétique et sciences de l’Art, à Paris (Panthéon Sorbonne) avec une thèse intitulée: «L’eau, élément de jeu, pour l’enfant : propositions de jeux d’eau associée à la couleur et à l’argile » sous la direction de René Passeron. Elle s’est installée à Berne en 1986.

Fatma Charfi a créé une œuvre sensible et délicate, qui se proposait de mettre en scène les injustices et les possibilités d’un vivre ensemble heureux, dans une réflexion humaniste, globalisante. Ses thèmes de prédilection concernaient l’identité, la différence, le rôle des femmes et leur statut dans la société, l’égalité des sexes.

Elle s’exprimait dans de multiples registres: dessins, peintures, photographies, vidéos, sculptures, installations, performances.

Ses œuvres ont été plusieurs fois primées notamment à Alexandrie et à Dakar où elle fut la première artiste féminine à avoir reçu le grand prix Léopold Sédar Senghor.

Fatma Charfi a créé un personnage récurrent dans son œuvre, qu’elle nommait «abrouk», au pluriel «aberics» sous la forme d’homoncules stylisés et métamorphiques faits de papier de soie roulés entre ses doigts. Par leurs différentes couleurs, blanc, rouge ou noir ou par leurs postures, seuls, en petits groupes ou en multitude, les aberics symbolisent la condition humaine et le fourmillement des sentiments. Ces êtres «gracieux et souverains», comme elle les qualifiait peuvent matérialiser le bonheur dans leurs danses, le malheur dans leurs fuites en superpositions inquiétantes.

Jusqu’au dernier moment, elle a persévéré à nous émouvoir avec quelques traits sur une feuille blanche: «véhicules de tendresse».

On ne remerciera jamais assez l’ambassade suisse pour cette exposition-hommage, loin des cérémonies bruyantes et agitées ainsi que pour le catalogue raffiné, raffiné édité avec le soutien de l’association Fatma Charfi . Le titre, «être avec», y prend tout son sens.

*Citation de Fatma Charfi .

Où? : ambassade de Suisse: 22 Rue Platon، Z.A Khereddine، Le Kram 

Quand? : Du 23 novembre au 30 décembre. Les visites sont programmées les mercredis et jeudi de 15 h à 17h

 

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«La métamorphose»: la nouvelle exposition de Marwen Trabelsi à l’espace «regards croisés»!

«La métamorphose»: la nouvelle exposition de Marwen Trabelsi à l’espace «regards croisés»!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 1 au 22 Décembre 2018, s’installera une exposition photographique et vidéographique de l’artiste photographe et cinéaste tunisien Marwen Trabelsi intitulée «La métamorphose», à l’espace «Regards Croisés». On vous dit plus sur cet artiste et sur sa nouvelle exposition!

// Marwen Trabelsi: Un parcours académique et une expérience artistique d’exception!

Diplômé en art et communication audiovisuelle et en sciences et techniques des arts, le photographe et cinéaste tunisien Marwen Trabelsi a décidé de mener des études doctorales approfondies sur la poétique de sa propre pratique et création photographique. Un vrai pilier pour ses projets artistiques, le parcours scientifique de Marwen Trabelsi ne cesse d’alimenter ses expériences créatives multiples qui lui ont valu d’ailleurs, un tour dans de nombreuses manifestations photographiques mondiales.

Lauréat de plusieurs prix comme le 1er prix de la photographie au festival national des films d’amateurs de Kelibia en 2006, le 1er prix de la meilleure image au festival international d’art vidéo de Casablanca au Maroc en 2009 ou encore le prix de l’image d’or au 6ème festival international du film d’Abuja au Nigéria en 2009, Marwen Trabelsi a pu s’imposer à une échelle nationale et internationale. Il a été également l’invité d’honneur au 16ème salon photographique de Colombier-Fontaine en France en 2012, et il a représenté la Tunisie en de nombreuses reprises et partout dans le monde : à Consul’art à Marseille capitale culturelle en 2013, à la rencontre internationale d’art contemporain d’Alger en 2018 et à la biennale de Dak’art au Sénégal pendant la même année.

Cet artiste vient de clôturer son exposition personnelle intitulée «Les villages du vent» qui s’est tenue au Musée National du Bardo du 25 septembre au 14 octobre 2018.

// Sa nouvelle exposition «La métamorphose»: une autre perception du paysage naturel!

Marwen Trabelsi revient avec une nouvelle exposition intitulée «La métamorphose» qui se déroulera du 1 au 22 Décembre 2018 à l’espace «Regards Croisés». Cette exposition s’ordonnera autour de l’idée que le changement est la seule constante de la nature. Elle présentera les formes fugitives et éphémères des éléments de la nature (la mer, la terre et le ciel) qui ne cessent d’évoluer et de se transformer au fil du temps. L’artiste a abordé et traité ces perpétuels changements qui s’opèrent dans l’univers à travers une approche esthétique, poétique et philosophique, dont le fruit est une quinzaine de planches photographiques de formats différents ainsi que d’une installation vidéographique d’une durée de 5mn30.

«La métamorphose» est ainsi «une prose contemporaine du chaos», qui est à l’origine de la création de l’univers suivant la mythologie grecque, mettant en avant l’évolution et la transformation des paysages marins et terrestres de la nature.

Pour en savoir plus sur cette exposition, cliquez ici!

 

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« FIGURES »: La nouvelle exposition de l’artiste Ymen Berhouma à la Galerie Nomade

« FIGURES »: La nouvelle exposition de l’artiste Ymen Berhouma à la Galerie Nomade

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Olfa Ben Mansour, home designer, continue avec bonheur à transformer son agence de décoration «Nomade», à Sidi Bou Saïd, en lieu d’exposition intermittent à chaque fois réadapté en fonction des œuvres qu’elle accueille. Pour sa nouvelle exposition, elle accueille l'artiste Ymen Berhouma.

Pour l’exposition de Tahar Mguedmini, intitulée «être là», les murs étaient blancs, noirs, kaki et bleu roi. Pour l’exposition «figures», d’ Ymen Berhouma, ils sont blanc cassé avec un effet de légères fumerolles, prolongeant l’univers onirique des tableaux de l’artiste. Pour les deux expositions les meubles et les objets de décor de cet espace de travail choisis par Olfa ben Mansour contribuent indubitablement à la mise en scène.

Ymen Berhouma est une artiste autodidacte. Elle peint en puisant son inspiration au fond d’elle même, de son histoire, utilisant la peinture comme défouloir thérapeutique, cherchant sans cesse à vaincre les non-dits et les plaies vécues. Un travail sur la matière, les formes et les couleurs alimente ses préoccupations donnant forme à des personnages en châtiment, des ballets macabres, des relations ambiguës.  Elle peint généralement à l’acrylique, qu’elle travaille au couteau, à la manière d’une peinture à l’huile. Elle s’exprime aussi par des collages et des décollages, des découpages, des dessins, des miniatures.

La galerie «Nomade» nous montre ses peintures à l’acrylique, quelquefois rehaussées de collages. Ymen Berhouma, dont la peinture figure des personnages, s’intéresse de plus en plus aux visages et aux regards. Elle l’affirme et cela se sent  dans ses tableaux: ses personnages, leurs visages et leurs attitudes ont l’air de nous communiquer leurs rêves, leurs conditions, leurs préoccupations et, surtout leur solitude.

On peut affirmer que ses personnages énigmatiques, se trouvent à la lisière du figuratif. «Dans la forêt» un être frêle, la fleur à l’oreille, telle une apparition, nous toise avec mélancolie. Dans cet ensemble d’individus désenchantés, se détache un «enfant roi», qui, impérieux et mystérieux, nous appelle de son regard déterminé venu du fond des âges à entrer dans un monde glacé, enchanté, ensorcelé.

L’exposition a lieu du 25 novembre jusqu’au 16 décembre de 14h30 à 18h.

Galerie Nomade
Adresse: 1 impasse Ben Mrad, Sidi Bou Said 

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Retour en photos sur l’incroyable exposition d’Insaf Saada à la Musk and Amber gallery

Retour en photos sur l’incroyable exposition d’Insaf Saada à la Musk and Amber gallery

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

La nouvelle exposition personnelle de l’artiste Insaf Saada intitulée «Légèreté Métallique» a débutée à la «Musk and Amber Gallery» ce 23 Novembre 2018, et se poursuivra jusqu’au 13 Décembre 2018. Voici en photos un avant-goût de ce que vous pourrez y découvrir!

C’est un monde féerique auquel nous invite Insaf Saada à la «Musk and Amber Gallery», à travers sa nouvelle exposition «Légèreté métallique». L’artiste met en lumière l’importance et la beauté des insectes dans notre univers à travers de sublimes sculptures de métal. Ces créatures charmantes aux formes métalliques raffinées viennent couvrir les murs de la Galerie, se poser sur les tables et s’éparpiller dans tout l’espace. Les papillons d’un noir satiné avec leurs ailes déployées, les abeilles aux mouvements légers et les fourmis avec leurs pattes délicates sont mises en scène dans un décor teinté de vert, avec des matières naturelles et des plantes, soulignant un véritable retour vers la nature.

Pour en savoir plus sur cette exposition, cliquez ici!

 

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Hédi Turki, un peintre à la reconnaissance internationale

Hédi Turki, un peintre à la reconnaissance internationale

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Membre du courant anti-colonialiste de l’école de Tunis, Hédi Turki est l’une des figures les plus marquantes de la peinture tunisienne. Ideo Magazine vous parle de la vie et de l’œuvre de ce peintre, aquarelliste et dessinateur d’exception!

// Hédi Turki, un artiste de haut niveau!

Né en 1922 à Tunis, Hédi Turki a connu la peinture dès son plus jeune âge. Frère ainé de Zoubeir Turki, il a effectivement pu découvrir l’univers de l’art très tôt, et a réussi à devenir plus tard, l’un des plus grands artistes qu’a connus la Tunisie.

À l’instar de son frère ainé ainsi que d’autres artistes de sa génération, Hédi Turki a effectué une formation artistique à Paris. Il a également suivi des études d’art dans plusieurs autres pays pendant les années 1950. En Italie, il a effectué des études à l’Académie des beaux-arts de Rome où il a été l’élève du peintre Amerigo Bartoli. Il a également été aux Etats-Unis où il a étudier à l’Université de Columbia. Par la suite, il est revenu en Tunisie et a enseigné à l’école des beaux arts de Tunis, de 1963 à 1990.

// Style & œuvres artistiques

Le fruit d’une telle formation se manifeste à travers son travail artistique , témoignant d’un savoir-faire exceptionnel. Parmi ses œuvres, on peut citer : «Composition» (1961), «Les confidences» (1970) , «le vieillard type tunisien» (1970), «Portrait d’homme à la cravate» (1976) ou encore « la jeune fille assise».

Ces œuvres de Hédi Turki et les autres qu’il a pu réaliser durant sa longue carrière, sont d’un style assez proche de l’expressionnisme abstrait. En effet, Hédi Turki est fortement influencé par le travail de l’artiste américain Jackson Pollock.

// Artiste à la reconnaissance internationale

En plus d’être membre du courant artistique anti-colonialiste de l’École de Tunis, Hédi Turki est l’un des fondateurs de l’Union nationale des arts plastiques et graphiques tunisiens, ainsi que de l’Union des artistes plasticiens arabes.

Ce peintre tunisien a pu profiter d’une reconnaissance internationale, que ce soit à travers les prix qu’il a pu recevoir dont le plus important serait «Le Grand prix international d’art contemporain» de Monte-Carlo (Monaco) qu’il a reçu en 1976, ou encore par les postes qu’il a pu occuper comme «vice-président de l’Association internationale des arts plastiques pour la région arabe au congrès d’Espoo (Finlande) en 1983, ou encore être nommé chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par le ministre de la Culture français en 1986.

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L’Orchestre Symphonique Tunisien souffle ses 50 bougies!

L’Orchestre Symphonique Tunisien souffle ses 50 bougies!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Le 23 Novembre 2018, aura lieu le concert d’ouverture de l’Orchestre Symphonique Tunisien au prestigieux Théâtre de l'Opéra à la Cité de la Culture. Un événement d'exception!

À l’occasion du lancement des festivités du 50ème anniversaire de l’Orchestre Symphonique Tunisien, ce dernier a préparé une saison riche en standards classiques, qui débutera avec un concert d’ouverture prévu pour ce vendredi 23 Novembre 2018 à partir de 19h30, au Théâtre de l’Opéra de la Cité de la Culture. Ce lieu auquel l’Orchestre Symphonique Tunisien a été récemment rattaché avec son nouveau directeur artistique Mohamed Bouslama. Pendant cette grande soirée musicale, l’Orchestre Symphonique Tunisien sera accompagné de son chœur, qui sera dirigé par le grand maestro «Faycel Karoui».

Ce concert promet d’être grandiose! En effet, l’Orchestre Symphonique Tunisien est composé de l’élite des musiciens locaux et de la diaspora de tunisiens à l’étranger, ainsi que des partenaires internationaux de renom. Depuis 1969, date de sa fondation, cet Orchestre Symphonique a multiplié les collaborations, les productions ainsi que les projets d’ordre culturel et social, visant essentiellement le développement de la scène musicale tunisienne. Parmi ces projets, on peut parler des plus récents qui sont: le concours fondé en 2017 ou encore le projet de formation orchestrale pour jeunes musiciens nommé « l’Académie de l’Orchestre symphonique Tunisien » sous la direction de Fadi Ben Othman.

Soyez nombreux à venir à ce concert d’ouverture, pour vivre le temps d’une soirée, une expérience musicale des plus magnifiques!

Voici le programme de la soirée:

  • Gioacchino Rossini, « Le Barbier de Séville » Ouverture
  • Ludwig Van Beethoven, Symphonie n°5
  • Carl Orff, Carmina Burana « O Fortuna
  • Giuseppe Verdi, La Traviata, Coro di Zingarelle e Mattadori
  • Ludwig Van Beethoven, Symphonie n°9, Final (extrait)

Pour en savoir plus sur cet évènement musical, cliquez ici!   

 

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«Légèreté Métallique»: La nouvelle exposition personnelle de l’artiste Insaf Saada à la Musk and Amber Gallery

«Légèreté Métallique»: La nouvelle exposition personnelle de l’artiste Insaf Saada à la Musk and Amber Gallery

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 23 Novembre au 13 Décembre 2018, se déroulera la nouvelle exposition personnelle de Insaf Saada, intitulée «Légèreté Métallique», à la «Musk and Amber Gallery».

Le 23 Novembre 2018 sera la date du vernissage de «Légèreté Métallique»; une nouvelle exposition personnelle de la talentueuse artiste Insaf Saada, et qui se poursuivra jusqu’au 13 Décembre 2018 à la «Musk and Amber Gallery». Notons que cette artiste polyvalente avait déjà expose au sein de la même galerie en mai dernier sa première collection d’art de la table.

Cette nouvelle exposition présentera des œuvres autour de l’univers des insectes. L’artiste nous fera redécouvrir ces créatures sous un angle de vue inédit, mettant leurs qualités caractéristiques en avant (légèreté, symétrie de la forme, délicatesse des pattes..). En effet, Insaf Saada porte un regard nouveau sur ces êtres très particuliers, et fait de leurs morphologies et mouvements des œuvres d’art !

Les papillons, les abeilles, les bourdons et d’autres encore, seront présentés à travers des formes simples, des couleurs terreuses et des matériaux naturels, notamment le métal. On verra effectivement ce matériau sous ses formes les plus raffinées! Comme son nom l’indique, l’exposition«Légèreté Métallique» offrira à voir des oeuvres mêlants rigidité du métal et légèreté de ces créatures charmantes!

Comme les expositions précédentes de l’artiste Insaf Saada, «Légèreté métallique» promet d’être très originale! Alors soyez nombreux à visiter cette nouvelle expo chez «Musk and Amber Gallery» !

Pour en savoir plus sur cette nouvelle exposition, cliquez ici!

 

 

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Découvrez la nouvelle exposition personnelle de Samir Makhlouf à la Galerie Alain Nadaud

Découvrez la nouvelle exposition personnelle de Samir Makhlouf à la Galerie Alain Nadaud

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 23 Novembre au 13 Décembre 2018, se déroulera la nouvelle exposition personnelle de l’artiste tunisien Samir Makhlouf à la Galerie Alain Nadaud (l’espace Art Sadika de Gammarth).

Le 23 Novembre 2018 à partir de 17h aura lieu le vernissage de l’exposition de Samir Makhlouf à la Galerie Alain Nadaud. Une nouvelle exposition personnelle qui présentera les œuvres de cet artiste, et ce jusqu’au 13 décembre 2018.

Peintre, architecte, écrivain et philosophe, Samir Makhlouf se veut un artiste très polyvalent. En effet, en plus des expositions réalisées en Tunisie depuis 1992, et ses participations à des expositions collectives à l’étranger (en Chine, en France et en Italie), il a également écrit des livres de fiction et une théorie sur l’univers.

Sa nouvelle exposition à la Galerie Nadaud sera une occasion pour découvrir son style particulier, assez proche du surréalisme. Son travail artistique propose effectivement un point de vue différent de notre univers, et ses toiles colorées témoignent d’une vision décalée des objets et des sujets de notre quotidien.

Alors soyez nombreux à la Galerie Nadaud pour découvrir l’univers de cet artiste hors du commun. Préparez-vous à des surprises et une remise en question de toutes les évidences!

Pour en savoir plus sur cette exposition, cliquez ici!

 

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Le célèbre sculpteur espagnol Xavier Mascaró expose pour la 1ère fois à Tunis!

Le célèbre sculpteur espagnol Xavier Mascaró expose pour la 1ère fois à Tunis!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 24 Novembre 2018 au 24 Janvier 2019, se déroulera l’exposition «Après la terre, tout», de l’artiste espagnol Xavier Mascaró au Centre national de la Céramique d'art Sidi Kacem Jelizi. On vous dit plus sur cette première!

En partenariat avec le Ministère des Affaires Culturelles, l’Ambassade d’Espagne et l’Instituto Cervantes à Tunis, le centre national de céramique d’art Sidi Kacem Jelizi accueillera l’exposition «Après la terre, tout», du 24 Novembre 2018 au 24 Janvier 2019. Ce sera la 1ère exposition en Tunisie du sculpteur espagnol de renom international Xavier Mascaró.

Cet artiste d’exception dont les œuvres sont exposées dans les Palais et les Musées les plus prestigieux du monde (Palais Royal à Paris, Musée du Prado à Madrid et d’autres encore), exposera effectivement pour la 1ère fois en Tunisie. Les projets artistiques de Xavier Mascaró lui ont permis de recevoir de nombreux prix, et de gagner une notoriété internationale importante.

L’exposition «Après la terre, tout» offrira à voir des œuvres de moyennes et petites dimensions, créées à travers un mélange et une expérimentation de matériaux différents et parfois antagonistes tels que le fer, le bronze, la céramique émaillée et le papier mâché. Ces œuvres sont inspirées des cultures millénaires, et font allusion aux traditions culturelles les plus primitives, au passé commun des différentes cultures et au dialogue entre l’Orient et l’Occident.

Elles invitent à la méditation et suscitent les plus puissantes émotions chez le public. D’ailleurs c’est la principale question autour de laquelle s’ordonne l’exposition: «Comment une création artistique peut-elle susciter autant d’émotions à la fois, si diverses et si puissantes? Force, tendresse, joie … ». Soyez nombreux pour découvrir cette exposition de l’artiste international Xavier Mascaró!

Pour en savoir plus sur cet évènement, cliquez ici!

 

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Marcel Duchamp, le père de l’Art contemporain

Marcel Duchamp, le père de l’Art contemporain

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Considéré comme l’un des artistes les plus importants du 20ème siècle, Marcel Duchamp a révolutionné l’histoire de l’art par son invention du «ready-made». 50 ans après sa disparition, Duchamp demeure une référence et une source d’inspiration pour de nombreux artistes contemporains. Portrait du père de l’Art contemporain!

// Les débuts de Marcel Duchamp (1887-1968)

Peintre, plasticien et homme de lettres français, Marcel Duchamp était un artiste polyvalent et provocateur. Issu d’une famille artistique, il a pu s’initier à la peinture depuis son jeune âge. Ceci était d’ailleurs sa seule véritable formation en art, vu qu’il n’a jamais fait d’école d’art, au sens classique du terme.

Au début de sa carrière, Duchamp a pu explorer différents styles artistiques (fauvisme, impressionnisme, cubisme et autres), et a fait croiser des démarches créatives, pour se forger au final son propre style à la fois personnel. Il a réalisé plusieurs œuvres, dont la plupart étaient refusées aux expositions, et à l’origine de beaucoup de scandales.

// L’invention du «ready-made»

Vers 1915, Marcel Duchamp s’écarte de la peinture et invente le concept du «ready-made». Il s’agit d’objets «tout faits» que Duchamp choisit pour leur neutralité esthétique: « Roue de bicyclette » (1913/1964), « Porte-bouteille »s (1914) considéré par Duchamp comme son 1er véritable « ready made », et l’œuvre la plus connue, « La Fontaine » (1917) ou encore dit « l’urinoir inversé » qui a été refusé par les organisateurs de l’exposition de la Société des artistes indépendants de New York.  C’est ainsi que cet artiste élève des objets de la vie courante, même les plus prosaïques d’entre eux, au rang d’œuvres d’art, par son simple choix!

À travers cette démarche, il a rompu avec toutes les règles académiques et les traditions artistiques qui l’ont précédée, et a porté une vraie réflexion sur la notion de l’art!

À travers ses « ready-made », Duchamp a non seulement bouleversé l’art du 20ème siècle, mais a aussi influencé des courants artistiques comme l’Art conceptuel, le Surréalisme, le Pop Art et d’autres encore. Ces «ready-made» qui n’ont été largement diffusées qu’à partir des années 60, en version rééditée après la disparition de leur version originale.

En plus d’avoir inventé le concept du « ready-made », Marcel Duchamp a probablement aussi jeté les bases du «happening», un concept faisant aussi partie de l’Art contemporain. En effet, lors des expositions à New York et à Paris qu’il a organisées fin des années 30 et début des années 40, Duchamp a organisé des performances en direct faisant participer les visiteurs, le principe même du «happening» auquel on assiste aujourd’hui lors des évènements artistiques.

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Le photographe Jellel Gasteli expose à Paris et à Tunis à partir de mi-novembre!

Le photographe Jellel Gasteli expose à Paris et à Tunis à partir de mi-novembre!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 16 Novembre 2018 au 19 Janvier 2019, se tiendra l’exposition du photographe Jellel Gasteli au Salon H à Paris, et du 26 Novembre 2018 au 6 Janvier 2019, aura lieu une 2ème exposition de l’artiste, mais cette fois-ci à Tunis, à Selma Feriani Gallery. Ideo Magazine vous parle de ces deux rendez-vous à ne pas manquer!

Se distinguant par un style artistique singulier, Jellel Gasteli a su se démarquer à l’échelle internationale. En effet, les photographies de cet artiste ont fait le tour des galeries de renom à travers le monde! Par un style abstrait et minimaliste, et grâce à une nouvelle manière d’aborder la photographie, Gasteli a su conférer une valeur esthétique inégale aux murs vernaculaires, d’habitude banalisés.

Ses deux nouvelles expositions, qui débuteront au cours du mois de Novembre, mettront effectivement en avant ses clichés réalisés à Tunis, Marrakech, au Caire et d’autres villes du monde arabe et d’ailleurs!

La première exposition se tiendra à Paris, à la galerie d’art «Le Salon H», du 16 novembre 2018 au 19 Janvier 2019. Certaines des photographies qui seront exposées ont été sélectionnées à la Biennale des photographes du monde arabe contemporain qui s’est tenue à l’institut du monde arabe en 2017.

La 2ème exposition aura lieu à Selma Feriani Gallery à Tunis à partir du 25 Novembre 2018, date du vernissage de l’exposition, et se poursuivra jusqu’au 6 Janvier 2019.

Les photographies qui seront présentées lors des deux expositions, témoigneront d’un certain travail de réflexion, et d’un grand intérêt porté au vécu des murs; sources d’inspiration et matière de travail de Gasteli.

Elles seront également un hommage au grand écrivain défunt Abdelwahab Meddeb. En effet, Jellel Gasteli a décidé de donner un écho pictural aux carnets des textes inédits de cet écrivain, en proposant ainsi une déambulation dans les ruelles de Marrakech, Tanger et d’autres villes encore !

Soyez au rendez-vous pour découvrir le travail exceptionnel du photographe Jellel Gasteli!

Pour en savoir plus sur les 2 expositions :

Expo à Paris au salon H, plus d’infos ICI!

Expo à Tunis à la Selma Feriani Gallery, plus d’infos ICI!

Et découvrez ICI le livre « BARKHANES » de Jellel Gasteli!

 

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Le Street artiste et calligraphe tunisien, Mohamed Koumenji (KOOM) expose au Louvre d’Abu Dhabi!

Le Street artiste et calligraphe tunisien, Mohamed Koumenji (KOOM) expose au Louvre d’Abu Dhabi!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 8 au 10 Novembre 2018, se déroule «ON THE ROADS OF ARABIA» au Louvre Abu Dhabi, une exposition organisée à l’occasion du 1er anniversaire du musée. De nombreux artistes internationaux seront au rendez-vous, dont notamment le street-artiste tunisien KOOM!

À l’occasion de son 1er anniversaire, le Louvre d’Abu Dhabi accueille du 8 au 10 Novembre 2018, une exposition spectaculaire intitulée «ON THE ROADS OF ARABIA». Cet évènement se veut un lieu de partage et de croisement culturel entre la péninsule arabique, l’Afrique, le bassin méditerranéen, l’Inde, la Chine et l’Indonésie. En effet, 80 artistes issus de ces pays et continents, donneront des spectacles et présenteront des œuvres mêlant danse, musique, poésie et calligraphie. Ainsi, «ON THE ROADS OF ARABIA» est un évènement très riche, qui met en avant aussi bien la différence culturelle que les valeurs communes artistiques unissant les humains.

«ON THE ROADS OF ARABIA» est conçu et dirigé par Jean-Hervé Vidal et le galeriste tunisien Mehdi Ben Cheikh. On note une autre participation tunisienne à cet évènement qui est celle du street artiste Mohamed Koumenji, connu sous le nom de KOOM. Ce dernier va présenter sa création de calligraphie, qui promet d’être grandiose et se démarquera probablement parmi celles conçues par les autres artistes présents : «Ensemble Faisal Al Laban (Arabie Saoudite), Farida Mohamed Ali(Irak), Ramadan Hassan (égypte), Ensemble Rhoum El Bakkali (Maroc), Ensemble Zewditou Yohannes (Ethiopie), Ghewar Khan Manghanyar (Inde), Lingling Yu (Chine), Ratoh Duek (Indenésie), Danseurs Al Ayyala (Emirats Arbes Unis).

Pour en savoir plus sur cet évènement, cliquez ici!

 

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Découvrez l’artiste Mourad Dridi, entre photographie et voyage!

Découvrez l’artiste Mourad Dridi, entre photographie et voyage!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Depuis le 1 Octobre 2018, à La Chapelle Sainte-Monique de l’Institut des Hautes Etudes Commerciales de Carthage (IHEC), sont exposées les photographies de l’artiste Mourad Dridi dans le cadre de son exposition «Vues D’ailleurs». Ideo Magazine vous parle de ce photographe au talent prometteur!

Passionné par la photographie, Mourad Dridi a commencé à réaliser des séries de photos depuis environ sept ans. Ses travaux reflètent sa grande sensibilité et son talent remarquable. C’est lors d’un match de football qu’il a découvert son amour pour la photo. En effet, fasciné par le travail des photographes qui couvraient cet évènement sportif, il a tout de suite su qu’il était fait pour mener cette carrière. Il a d’ailleurs travaillé dans ce milieu pendant un moment, mais a vite changé de voie pour faire du cadre urbain son terrain de travail et sa plus grande source d’inspiration.

Dans la rue, il prend en photo des portraits, des paysages et des scènes de vie quotidienne dans des villes européennes, telles que Paris, Nice et Barcelone. À travers ses photographies, il réussit à conférer à des moments du quotidien une valeur esthétique fascinante.

Son dernier projet intitulé «Ombre et Lumière» réalisé en 2017 est sans doute le plus abouti de tous ses travaux. On remarque une maturité et un fil conducteur clair à travers ses clichés tantôt en noir et blanc tantôt en couleurs, reflétant le côté lumineux et obscur, positif et négatif de la vie en général, et du vécu de ce photographe en particulier.

L’exposition «Vues D’ailleurs», actuellement en cours à La Chapelle Sainte-Monique de l’IHEC, est une sélection de clichés des séries de photos principalement issues de son dernier projet «Ombre et Lumière». Cette exposition est placée sous le thème du voyage, mettant en avant la différence des cultures dans le monde. Le principe est que chaque photographie montre un ensemble d’éléments définissant la culture de la ville dans laquelle elle est prise.

En plus de l’exposition «Vues D’ailleurs», Mourad Dridi se prépare pour une éventuelle participation à des expositions collectives qui auront lieu prochainement dans des galeries à Nice et à Paris!

Pour en savoir plus sur «Vues D’ailleurs», cliquez ici! 

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Festival « Rouhaniyet »: Tenez-vous prêts pour un véritable voyage spirituel au coeur du sud tunisien!

Festival « Rouhaniyet »: Tenez-vous prêts pour un véritable voyage spirituel au coeur du sud tunisien!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 1 au 4 Novembre 2018, se déroulera le festival «Rouhaniyet» à Nefta, près de la ville de Tozeur. Ideo Magazine vous parle de ce festival international des Arts Mystiques.

Dans le Sud tunisien, plus précisément à Nefta, aura lieu cet automne la 3èmeédition du festival «Rouhaniyet» et sous la direction de Hassen Zargouni. C’est dans ce cadre magique que vont se réunir des artistes et des troupes de renom, venus des quatre coins du monde: Maher Zain, la troupe Mechket, la cantatrice Dorsaf Hamdani, Hamid Ajbar et bien d’autres artistes de renommée mondiale, vont performer et partager leurs musiques et cultures avec le public. De grands intellectuels et philosophes seront présents également, pour animer des colloques autour du Soufisme, dont notamment Youssef Seddik et Hamadi Ben Jaballah.

Soyez au rendez-vous pour apprécier la musique Soufie venue de Suède, d’Espagne et de nombreux autres pays, et les spectacles de danse spirituelle venus de l’Inde. Une belle occasion de découvrir les magnifiques oasis, maisons d’hôtes et plats savoureux de Nefta. Bonne évasion à tous!

Découvrez tout le programme de «Rouhaniyet» ici!

 

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Un fil dans la Boîte, «suivez la ligne»: Une performance de l’artiste Elma Riza!

Un fil dans la Boîte, «suivez la ligne»: Une performance de l’artiste Elma Riza!

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Du 26 octobre 2018 au 15 février 2019, "La Boîte", galerie d'art contemporain à Tunis accueille l'installation-performance de l'artiste Elma Riza. Une exposition qui vaut le détour!

Depuis sa création il y a dix ans, dans les locaux du groupe Kilani à la Cherguia, «La Boîte» nous a habitués en matière d’Arts Plastiques, grâce à sa directrice artistique Fatma Kilani à l’inattendu et au conceptuel. Aujourd’hui, avec l’assistance de Patricia Triki, Elle nous surprend encore avec les performances jamais identiques, toujours renouvelées, de Elma Riza, artiste franco-tunisienne qui vit et travaille à Berlin dans le domaine des arts visuels. Elma Riza, diplômée de l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Berlin, développe ses recherches autour de la notion d’espace en utilisant différents médiums: la photographie, la vidéo, la sculpture, le dessin, l’installation-performance. La plupart de ses installations sont des œuvres éphémères réalisées sur place.

J’entends mon voisin, artiste, dire: «c’est fou ce qu’on peut faire avec un fil». Nous avons une pensée pour «la linea», série d’animation italienne d’Osvaldo Cavandoli qui partait d’une ligne pour conter d’improbables histoires. À La «Boite», Elma Riza installe devant nous un univers de lignes dans l’espace, fait d’un fil bleu détendu, qu’elle organise peu à peu en trajectoires, d’un point du sol ou du mur à un autre, jusqu’à ce que, après de nombreuses errances rectilignes, il s’arrête au bout du dessin. Et elle dit: «je tire le trait jusqu’au bout, je ne laisse pas le crayon sur la page».

Entre chaque point d’inflexion, l’artiste se ménage une pause pour réfléchir où aller. On peut sentir le temps qui passe et voir le trait qui repart vers un ailleurs toujours impossible à prédire.

À l’origine de l’Art Plastique, était le trait, la trace, le tracé. Et le trait à donné naissance au territoire, à la carte et aux frontières puis, grâce à la perspective, au volume. Avec Elma Riza, un paysage abstrait s’édifie devant nous. C’est une fabrication publique, une gestuelle de l’action. Le trait a pris son autonomie, il évolue librement dans l’espace. Un spectateur attentif y a vu une métaphore de la vie: «d’un point à l’autre, un tracé volontaire puis une agitation un peu brouillonne sur un plan, avant de repartir dans une autre direction et une nouvelle agitation pleine de repentirs».

À chaque point fixé, plusieurs avenirs possibles. La performance est éphémère. Son enregistrement vidéo ne fait que la documenter et ne peut transmettre le vécu. Fatma Kilani parle de «filage» au sens théâtral du terme, mais c’est un filage d’archive, pas un filage d’avant première. Seule compte la performance installée dans le temps et dans l’espace. Le fil bleu, couleur de la concentration selon Maurice Merleau- Ponty, visite et décrit l’espace. Ce n’est pas un fil rouge qui impose sa présence, ce n’est pas une ligne blanche, la ligne à ne pas franchir, c’est un baladin de l’espace et du temps.

Elma Riza aborde plusieurs thèmes: celui du corps comme élément visuel faisant partie de la composition de l’œuvre celui du dialogue entre les formes et les espaces crées, celui du vide, de l’instant d’après.

Quand? du 26 octobre au 15 février 2018

Où? «La Boîte» est au 2e étage du siège du Groupe Kilani, sis au 25 rue 8603 à La Charguia I.

Pour plus d’infos cliquez ICI!

 

 

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Picasso: Pourquoi 45 ans après sa mort l’artiste aux 50000 oeuvres fascine encore?

Picasso: Pourquoi 45 ans après sa mort l’artiste aux 50000 oeuvres fascine encore?

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Sans doute parmi les peintres les plus connus du monde, Pablo Picasso a changé l’histoire de l’art à travers ses œuvres célèbres dans le monde entier. Ideo Magazine vous parle du parcours de ce fameux peintre espagnol qui aurait fêté ce 25 Octobre 2018 son 137ème anniversaire.

// Les débuts de Picasso, un artiste hors du commun

Originaire de Malaga (Espagne), Pablo Ruiz Picasso (25 Octobre 1881-8 Avril 1973) a passé la plus grande partie de sa vie en France. Artiste prolifique, il a pu créer des milliers d’œuvres se rattachant à diverses disciplines, en plus de la peinture telles que la sculpture, la gravure, la céramique et l’écriture. Il a été l’un des artistes les plus influents du 20ème siècle. Son art a été son moyen d’exprimer ses positions politiques,  comme en témoigne des œuvres comme Guernica (1937), qui a été réalisée suite au bombardement de Guernica.

À ses débuts, Picasso a été encouragé par son père, professeur de peinture à l’époque. Le peintre espagnol a commencé à produire des toiles depuis l’âge de huit ans, mais sa 1ère œuvre académique était La Première Communion (1895). Science et charité (1896), était l’une de ses plus importantes toiles d’enfance.

// Un parcours contrasté par les Périodes «bleu et rose»

Picasso a étudié à l’école des Beaux-Arts de Barcelone et a entamé des études à l’Académie Royale de San Fernando (Madrid), qu’il n’a pas poursuivies. Mais ce sont ses expériences vécues auprès des paysans du village Horta de Sant Joan , ou celles avec ses amis et ses compagnes qui l’ont le plus inspiré dans son travail créatif. Même les plus tragiques d’entre elles, comme la mort de sa sœur ou celle de son meilleur ami Carlos Casagemas, ont été traduites en œuvres phares de l’histoire de l’art (toile :La Mort de Casagemas (1901).

Ces évènements bouleversants ont été à l’origine de la «Période Bleue» par exemple. Une période qui s’est distinguée par des œuvres teintées essentiellement en bleu et marquées par les thèmes de la mort et du chagrin. Parmi les œuvres phares de la période bleue, on peut citer: Dama en Éden Concert (1903), La Vida (1903), Las Dos hermanas (1904), La Celestina (1904). Une période qui a duré 3 années à partir de 1901, pendant laquelle Picasso a connu de grandes difficultés financières. . Les œuvres de la période bleue étaient dévoilées pour la 1ère fois en 1903 dans une exposition de groupe chez Berthe Weill.

La période rose commence avec la rencontre de sa 1ère compagne Fernande Olivier en 1904. Les œuvres de Picasso ont basculé vers les teintes chaudes (notamment le rouge) et vers les thèmes de la joie et de l’inquiétude existentielle. Les œuvres clés de cette période sont La Famille de Saltimbanques (1905) , Les Trois Hollandaises (1905) et d’autres encore.

// Fondateur du Cubisme

Entre 1906 et 1907, Picasso a réalisé l’œuvre fondatrice du Cubisme: Les Demoiselles d’Avignon. Dès lors, il a enchainé les toiles cubistes, avec l’artiste Georges Braque. Le mouvement artistique du Cubisme se base sur la représentation bidimensionnelle d’un objet ou d’un sujet, à travers des formes géométriques simples. En effet, l’artiste décompose l’objet en multiples cubes (d’où le nom du Cubisme) et a recours à des signes et symboles correspondant à la réalité connue de l’objet ou du sujet en question. Parmi les oeuvres cubistes de Picasso, on cite : Seated Woman (1927), La Femme qui pleure (1937) ou encore Jacqueline with flowers (1954).

//Picasso et ses muses

Picasso connu durant sa vie 9 femmes, pourtant il ne se mariera qu’avec 2 d’entre elles. Chacune à sa manière apportera à l’artiste un regard neuf sur sa peinture. Bien que leur point commun soit la jeunesse, chacune d’elles est différente, tantôt sombre, tantôt artiste, tantôt femme-enfant. Sa dernière compagne et épouse sera Jacqueline avec qui il vivra les 20 dernières années de sa vie.

// Après sa disparition

Depuis la mort de Picasso, de nombreuses expositions sont régulièrement organisées en son hommage. Ses œuvres ne cessent d’atteindre les records aux enchères. Plusieurs établissements éducatifs et grands musées internationaux portent aussi son nom.

Ainsi Pablo Picasso a exploré plusieurs mouvements artistiques et champs de créations tout au long de sa carrière, difficile d’en parler d’une manière exhaustive en un seul article. Il s’est inspiré de plusieurs cultures (l’Afrique, de l’Espagne, de la France et d’autres encore) pour créer ses œuvres. Cet artiste espagnol universel se réfugiait dans son art dans les moments difficiles et pour exprimer ses opinions politiques. 45 ans après son décès, il reste un des plus grands artistes de tous les temps grâce à ses toiles révolutionnaires.

 

 

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La galerie La La Lande présente l’exposition «Trame du réel»

La galerie La La Lande présente l’exposition «Trame du réel»

ÉCRIT PAR Edia Lesage

La galerie La La Lande, animée par Ilyes Messaoudi et Sofien Trabelsi, s’est fait sa place dans l’Art contemporain, avec des expositions originales et pensées qui incitent au débat. Elle expose prochainement du 25 octobre au 15 novembre 2018, les travaux de cinq artistes réunis autour d’un même thème, par la jeune commissaire d’exposition Kamar Triki qu’elle a intitulé «Trame du réel».

Kamar Triki s’intéresse à l’étude des processus de commercialisation et de diffusion des œuvres d’art contemporain. Alors qu’elle lisait un article sur l’art moderne qui avait trait à des recherches sur le collage, cette technique lui est apparue comme une «trame du réel»: en créant, l’artiste, donne à voir une frange du réel et donne un sens nécessaire à la construction de toute réalité. Il prélève dans la trame du réel, des représentations des éléments physiques ainsi que de son imaginaire personnel et collectif. Il y a une sémantique autour du collage, une ou des histoires riches que l’on juxtapose pour en faire une, la sienne.

Les artistes exposés, Hana Ben Ali, Dorra Mahjoubi, Matthiew Rose, Leo Chibana et Ahmed Zelfani travaillent différemment mais s’efforcent de saisir des fragments du réel qui correspondent à leur identité.

Dorra Mahjoubi dans la continuité des «Pas», continue, avec son projet «Madame Salammbô» son travail de questionnement sur l’image de la femme à différentes époques. À partir de portraits de femmes, d’ici ou d’ailleurs, du passé ou du présent, elle s’intéresse à leurs fractures personnelles, leurs frontières intimes. L’impression par transfert favorise l’incrustation de l’image comme une nouvelle tentative d’offrir des racines à ces portraits de femmes bloquées dans « un ailleurs ».

Hana Ben Ali est une artiste dont le travail plastique combine deux modes d’expression, la peinture et la couture. Originaire de Nabeul, ville connue pour ses activités manuelles, elle puise son inspiration d’un héritage visuel conditionné par ses images d’enfance pour traiter les problèmes du monde d’aujourd’hui. Les sujets de ses œuvres aux couleurs fraîches sont ancrés sur les activités du quotidien, «trame du réel» qu’elle veut mettre en valeur.

Ahmed Zelfani est un artiste autodidacte qui pratique la photo-peinture. Il cherche notamment à dégager une poésie en superposant des couches de peintures à des supports photographiques. Il recrée ainsi une étrange réalité personnelle, qui nous interpelle.

« 知花玲央 Leo Chibana »  a été influencé par les productions culturelles de son époque. Nourri de mangas et de films d’épouvante, il montre un goût pour le surréalisme et l’absurde. Ses œuvres puisent dans la pop culture et dans celle de sa ville natale, Okinawa, connue pour son climat subtropical. Dans sa série «Across the Multiverse», l’artiste invoque par le biais de ses collages aux couleurs éclatantes les joies de la vie et invite le spectateur à embarquer pour un voyage dans le temps. Pour lui, le collage est un «matériau très subtil qui permet de capter l’essence des choses ».

Pour Matthew Rose, artiste américain basé à Paris, le collage est un substitut à l’écriture, une façon de rédiger un roman.Les papiers qu’il utilise proviennent de différentes origines et racontent différentes histoires qu’il collectionne, assemble, coupe et colle afin de nous livrer sa propre partition.

L’exposition organisée par Kamar Triki constitue une improbable réunion de composants hétérogènes, produits par des artistes aux passés différents, issus de cultures diverses et de différentes générations. Ils mêlent les moyens d’expression au service d’une même obsession, la quête du réel.

Commissaire d’exposition : Kamar Triki
Galerie La La Lande – 11 rue Lalande 75014

Vernissage le 25 octobre à partir de 18h

 

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Ala Eddine Larbi, le vidéaste et astro-photographe amoureux des étoiles!

Ala Eddine Larbi, le vidéaste et astro-photographe amoureux des étoiles!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Connu sous le nom de «TheV Maker», Ala Eddine Larbi est un jeune vidéaste passionné par l’Astro Photographie qui a su se démarquer grâce à ses impressionnants clichés. Ideo Magazine est parti à la rencontre de cet artiste remarquable.

// Ala Eddine Larbi, parlez-nous de vos débuts :

Au départ, j’ai emprunté une voie complètement différente. J’ai étudié le Génie civil mais j’étais passionné par l’Astrologie depuis mon jeune âge. Lors du soulèvement populaire de 2011, le «moi» rebelle et révolutionnaire s’est éveillé. À ce moment là, j’ai décidé de vivre ma passion et d’essayer de convaincre ma famille du projet que je compte mener: l’astro photographie et le video Making. Et depuis, je pars à la chasse des étoiles dans différentes régions de la Tunisie. Pour moi, il s’agit plus d’une passion que d’un métier.

// Quelle est votre démarche artistique?

J’ai commencé à explorer le ciel nocturne de la Tunisie, notamment celui du Sud du pays. Par la suite, j’ai décidé de partager cette passion avec les gens, et donc j’ai commencé à publier mes photos et vidéos sur les réseaux sociaux. Puis à organiser des sorties et des évènements autour de l’Astro photographie pour faire découvrir ce domaine à des gens intéressés par mon travail. Le nombre de «followers» a augmenté et je suis devenu petit à petit un «Social Media Influencer». J’ai d’ailleurs une chaine Youtube sur laquelle je publie des tutoriels pour, essentiellement, initier les gens à l’Astro photographie et pouvoir la démocratiser d’avantage. Ma démarche artistique met en avant les paysages et le contexte spatial tunisiens. Il est indispensable pour moi que les gens reconnaissent que la photo est prise en Tunisie, c’est pourquoi je m’assure de mettre en avant aussi bien la voie lactée que le paysage autour, surtout que notre pays regorge de magnifiques panoramas.

// Vos dernières expositions et vos projets futurs ?

Afin de développer ma passion, j’ai pu assister à un workshop dans un village dans le Sud de l’Italie. J’ai aussi participé à l’évènement des nuits chercheuses au Congo. Je compte multiplier mes expériences à l’étranger, surtout que certains des projets que je vise à réaliser ne peuvent se concrétiser qu’en se formant dans d’autres pays précurseurs dans le domaine de l’Astro photographie.

J’ai déjà exposé mes travaux à l’Ecole Nationale d’Architecture et d’Urbanisme (ENAU) et aussi à la Maison de l’image. Du 19 au 21 Octobre 2018, je participe à la 3ème édition de l’évènement «NASA Space Apps Challenge 2018» qui aura lieu à l’Ecole Pluridisciplinaire Internationale de Sousse. J’espère également organiser ma propre exposition où je pourrais présenter tous mes tableaux, d’ici la fin de l’année 2018. Je compte également développer un projet qui combine Yoga et Astrologie, que j’appelle «Méditation Astrale» (faire du Yoga sous les étoiles). Tous ces projets ont pour objectif d’attirer, à travers l’Astrophotographie, les regards vers la Tunisie et développer ainsi l’image du pays.

Pour voir plus de photographies et de vidéos de l’artiste Ala Eddine Larbi, cliquer ici!

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Néjib Belkhodja, peintre tunisien à la renommée internationale

Néjib Belkhodja, peintre tunisien à la renommée internationale

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Néjib Belkhodja est l’une des figures emblématiques de la peinture tunisienne. Se distinguant par un style artistique singulier, cet artiste a su se démarquer et gagner une notoriété internationale incontournable. Retour sur l’histoire de ce peintre tunisien véritablement visionnaire.

//Néjib Belkhodja, un peintre aux origines multiples

Le peintre Néjib Belkhodja est issu d’une famille aux origines diverses. Son père était de la bourgeoisie tunisoise d’origine turque spécialisée dans la fabrication de la Chéchia tandis que sa mère était néerlandaise, cantatrice à l’Opéra de Paris.

L’artiste a effectué ses études à l’École des Beaux-Arts de Tunis, mais sa formation académique n’était pas le seul facteur de sa réussite. En effet, la richesse de ses origines ainsi que son vécu au sein de la Médina de Tunis, ont contribué à lui forger un savoir ouvert sur le monde.

//Un style de peinture abstrait et authentique

On reconnait facilement les œuvres de Néjib Belkhodja grâce à l’empreinte singulière de cet artiste. Ce dernier a choisi de représenter les traits architecturaux distinctifs de la Médina de Tunis d’une manière abstraite, réinventée et inédite. En effet, il combinait calligraphie et architecture pour se créer un style de peinture propre à lui, à la fois enraciné dans sa culture et intégré dans un langage abstrait universel. Avec des jonctions ingénieuses de lettres arabes et arcades, de tracés horizontaux et verticaux, il a réussi à se faire connaitre à travers des œuvres phares telles que : «Medina Entre Deux Orages» (1982) et «Medina»(1992).

Ce mode d’expression qu’il a créé était son arme pour contrecarrer l’uniformisation de la peinture et les clichés artistiques institutionnalisés. Cette approche lui a permis également d’avoir une notoriété à l’échelle internationale.

// Vers une reconnaissance internationale

Néjib Belkhodja a commencé à exposer son travail artistique en 1956. Durant cette année, il a reçu le Prix Municipal de Tunis au Salon international. Il a poursuivi sa carrière en France, en Italie et au Maroc. Il a participé à plusieurs expositions collectives dans les quatre coins du monde. Du Royaume-Uni jusqu’aux Etats-Unis, en passant par la France et l’Allemagne, ses oeuvres ont fait le tour des les galeries internationales. En 1964, Néjib Belkhodja remporte la Médaille d’or du prix de la Peinture à Milan. Ce même Prix qu’il remporte en Egypte quatre ans plus tard (1968). Pendant la même année, il reçoit le Prix National pour la peinture de la Cité internationale des arts de Paris. En 1991, il organise une exposition à Tunis avec l’un des pionniers de l’Art moderne arabe, l’artiste Irakien Dia Azzawi.

// Un grand nom immortalisé

Après sa disparition, pour lui rendre hommage, la Fédération tunisienne des arts plastiques a créé «le Prix Néjib Belkhodja des arts plastiques». Ce prix est décerné chaque année aux artistes talentueux tunisiens et étrangers, au musée de la ville de Tunis (Palais Keireddine à la Médina de Tunis), lors de l’exposition annuelle de la Fédération.

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FIAC: Le Grand Palais accueillera 195 galeries pour cette 45ème édition!

FIAC: Le Grand Palais accueillera 195 galeries pour cette 45ème édition!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

La Foire Internationale d’Art Contemporain (FIAC) revient pour une 45ème édition qui se déroule du 18 au 21 Octobre 2018 au Grand Palais à Paris. Ideo Magazine vous parle de cet évènement incontournable d’Art Contemporain, d’Art moderne et de Design.

Des exposants issus de 25 pays (Allemagne, Autriche, Belgique, Brésil, Chine, Corée du Sud, Émirats arabes unis, Espagne, États-Unis, France, Grèce, Hong Kong, Inde, Israël, Italie, Japon, Kosovo, Mexique, Norvège, Pays-Bas, Pérou , Portugal, Royaume-Uni, Suisse, Tunisie) seront au rendez-vous pour la 45ème édition de la FIAC au prestigieux Grand Palais à Paris. En effet, 195 galeries d’Art moderne, d’Art contemporain et de design, soigneusement sélectionnées et de renommée internationale, vont participer à cette exposition.

La Fiac au Grand Palais. Courtesy Fiac.com

Nous notons la participation de nouvelles galeries telles qu’Antenna Space (Shanghai), Bergamin & Gomide (São Paulo), Gerhardsen Gerner (Oslo, Berlin), Magician Space (Beijing) et plusieurs autres galeries internationales. Ainsi que le retour de galeries qui se sont déjà démarquées dans les éditions précédentes telles que The Breeder (Athens), Canada (New York), Ghebaly Gallery (Los Angeles), High Art (Paris), Rodolphe Janssen (Brussels), Paul Kasmin (New York), Modern Art (London), Salon 94 (New York), Tim Van Laere (Antwerp), Tucci Russo (Torino) et Anne de Villepoix (Paris). Pour cette édition, la galerie tunisienne Selma Feriani Gallery revient pour une nouvelle participation et exposera les œuvres des artistes Nidhal Chamekh, Ismail Bahri et M’barek Bouhchichi.

Fiac.com

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«MONU-MENTAL»: l’exposition de l’artiste Saint Hoax qui fait revivre le patrimoine moderne de Beyrouth

«MONU-MENTAL»: l’exposition de l’artiste Saint Hoax qui fait revivre le patrimoine moderne de Beyrouth

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Du 10 au 14 octobre 2018, s'est déroulée l’exposition de l’artiste Saint Hoax au «Dôme» à Beyrouth, et intitulée «MONU-MENTAL». Zoom sur une exposition qui fait revivre une ruine moderne!

À chaque pays ses polémiques: si en Tunisie, la cité de la Culture et la préservation du Patrimoine font couler beaucoup d’encre, à Beyrouth, la problématique patrimoniale est l’occasion de ressusciter de splendides ruines en y organisant des événements.

Autrefois dénommé «Le grand théâtre», «Le Beirut City Center» est un monument architectural stigmatisé par la guerre, appelé à être rénové, puis détruit, puis abandonné, en plein centre ville. Aujourd’hui, on l’appelle tour à tour «The Egg» (l’œuf),  « el-Saboun» (le savon) ou encore «Le Dôme» et on se bat pour le préserver.

Non loin de la place des martyrs, il choque, surprend, attire l’œil. Par sa forme singulière, ovoïde et haut perché, cette «soucoupe volante» offre à la vue des entrailles sombres surmontée par un scalp gigantesque. Vestige de l’histoire moderne de Beyrouth, mais aussi de celle de la guerre civile, «the Egg» vient poser la question de la mémoire et de ce qu’il convient de conserver ou non de l’héritage urbain.

Mercredi 10 octobre, il ressemblait à un extra-terrestre, la tête hypertrophiée illuminée d’un halo de lumière mauve. À la place des yeux, les mots «Plastik Gallery» inscrits en néon rose. Ces orbites lumineuses brilleront jusqu’à dimanche soir pour montrer ce que «le Dôme» a dans ses entrailles: les œuvres peintes ou en vidéo d’un artiste «anonyme», Saint Hoax qui détourne l’imagerie populaire en œuvres mordantes et critiques.

Le vernissage de l’exposition était un happening joyeux, avec tapis rouge et champagne coulant à flots dans des coupes aussi dorées que la jeunesse qui gravissait avec précaution les marches du bâtiment trop longtemps en ruine.

Pour sa troisième exposition en solo, la première au Liban, l’artiste, qui se dissimule sous le pseudonyme de «Saint Hoax», a vu les choses en grand, en  Monu-mental», comme il l’intitule. Pour désigner le lieu, d’abord, un monument rescapé de la guerre et de la reconstruction. En allusion aussi à l’état d’esprit corrosif et politiquement incorrect dans lequel son œuvre baigne. C’est du reste à Mariana Wehbé, la star de l’événementiel libanais qu’a été confiée la campagne marketing ainsi que le lancement de la «Plastik Gallery».

Ajoutons à cela que l’artiste sait se vendre notamment sur son compte instagram où il poste à ses 755 000 followers des vidéos, des œuvres et des collages en tous genres. Ses sujets de prédilection sont la culture pop, les violences domestiques et les malheurs des réfugiés syriens auxquels il consacre régulièrement le revenu de ses actions.

À Beyrouth, l’exposition au «Dôme» se voulait multiple,  monumentale et la classe internationale en a pris pour son grade , Poutine et Trump en vedettes.

Une effigie gonflable du président américain sur un char de guerre trônait d’ailleurs à l’entrée de l’exposition. Elle avait fait le tour de Beyrouth, largement photographiée par les passants.

Si en Tunisie on reste dans le «politiquement correct», les visiteurs n’étaient pas choqués de tant d’irrévérences, d’allusions moqueuses et d’idées originales.

Les projections, sur le grand écran du «Dôme» ont permis de restituer au grand théâtre ce qu’il fut: le cinéma mythique construit en 1965 sous la direction de l’un des pionniers du modernisme au Liban, l’architecte Joseph Philippe Karam assisté de l’ingénieur Georges Tabet .Quelle que soit l’appréciation que l’on peut porter sur la qualité artistique de l’événement il aura eu le mérite de mettre le projecteur (au sens propre du terme) sur un bâtiment qui se trouve au cœur du débat patrimonial .

Ce n’est pas un immeuble menaçant ruine, mais pourtant bien des spéculateurs souhaitent sa démolition.

Y aura-t-il un jour à Tunis un happening dans le même esprit à «l’hôtel du Lac» dont la destruction semble programmée ?

 Plus d’infos ici: Instagram: Sainthoax

 

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Open Art Week, le festival international d’Art contemporain qui débarque à Tunis!

Open Art Week, le festival international d’Art contemporain qui débarque à Tunis!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

La manifestation multidisciplinaire d’art contemporain Open Art Week (OAW), qui s’est déroulée en première partie à Perugia en Italie du 29 Septembre au 7 Octobre débarque à Tunis du 13 au 21 Octobre 2018. Zoom sur ce festival très prometteur!

L’Art contemporain a connu des changements radicaux, notamment ces dernières années dans les pays méditerranéens. En effet, de nouvelles pratiques artistiques contemporaines ont vu le jour, et de nouveaux espaces de productions artistiques se sont imposés comme des alternatives aux institutions publiques et galeries privées. C’est dans ce contexte que le projet Open Art Week trouve son origine.

Ce festival se veut un espace d’échange créatif itinérant dans le monde entier, et ce à travers la création d’un réseau international d’espaces indépendants basé sur trois secteurs d’interventions: la cartographie des espaces indépendants participants, l’échange d’artistes et de managers; la co-organisation d’une semaine d’art -Art Week- itinérante dans les pays participants.

L’objectif de Open Art Week est ainsi d’offrir les ressources et les moyens nécessaires, ainsi que d’organiser le nouveau secteur culturel indépendant, et de lui offrir une meilleure visibilité internationale.

Pour l’année 2018, Open Art Week, va réunir, plus de 40 artistes issus des deux pays: La Tunisie et l’Italie (Chaque année, elle intégrera un nouveau pays). Des artistes comme le danseur Rochdi Belgasmi et l’artiste visuelle Mouna Jemal Siala seront présents. Ce festival inclura des projections de films, des spectacles de danse, des concerts de musique, des expositions photographiques, du théâtre et de la Bande Dessinée.

Pour savoir plus sur le programme d’Open Art Week, ainsi que sur les espaces accueillant les œuvres artistiques contemporaines, cliquez ICI!

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Ne ratez pas la première « Super Braderie » de Supersouk

Ne ratez pas la première « Super Braderie » de Supersouk

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Les 12 et 13 Octobre 2018 aura lieu la Super Braderie du concept store Supersouk. Un évènement à ne pas rater pour tous les amoureux d’art et d’objets originaux!

Supersouk, concept store situé à la Soukra, tend à valoriser la création contemporaine tunisienne. Ce lieu met en vente du mobilier, des œuvres d’art, des accessoires, des objets de décoration, des produits artisanaux et autres. En somme, un espace qui invite au partage et à la créativité, et qui offre à voir les articles des créateurs tunisiens les plus talentueux.

À l’occasion de son 2ème anniversaire, le concept store organise sa première grande Super Braderie. Il propose ainsi une collection d’articles originaux à des prix inédits. Une vente à ne pas manquer!

Pour plus d’infos c’est par ICI!

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Pourquoi « le Central » à l’espace « le 15 » est la nouvelle expérience artistique à vivre au centre ville?

Pourquoi « le Central » à l’espace « le 15 » est la nouvelle expérience artistique à vivre au centre ville?

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Du 5 au 22 octobre 2018, la galerie d’Art «le Central», située au rez-de chaussée du "15" à Tunis accueille l'exposition "Wesh Fatma?". Un nouveau lieu d'effervescence culturel au coeur de la capitale!

L’avenue de Carthage, tracée à la fin du 19ème siècle, est une des plus anciennes voies de Tunis. En 1901, l’ancienne municipalité qui abrite aujourd’hui les services techniques de la ville a été édifiée sur cette avenue avec un recul des immeubles en face pour ménager une placette. En 2018, sur cette placette, on remarque parmi les immeubles du début du 20ème siècle qui la bordent un édifice 1920, à l’angle de la rue menant à la gare, récemment restauré avec finesse par le groupe MENINX, « Le 15 ».

Ce bâtiment à caractère patrimonial au 15 de l’avenue de Carthage est un complexe dédié aux start-up, à la création et à l’innovation technologique. Au rez-de chaussée, la galerie d’Art dénommée «le Central», n’avait pas encore inauguré sa programmation artistique.

C’est chose faite depuis le 5 octobre 2018. Sous la direction de Emna Ben Yedder, le «Central» a présenté des œuvres de jeunes talents (1) des arts plastiques, de la photographie et de la musique sur le thème «Croyance et Superstition». À quelques dizaines de mètres, au 42, rue Ben Ghedhehem, des artistes confirmés (2) ont proposé leur interprétation du thème. Ces Œuvres, annoncées par une affiche très graphique de Becem Sdiri, s’accompagnent d’un monologue écrit  «Wesh  Fatma» où Yesmine Karray, son auteure, interroge «Fatma», la gardienne des traditions, notre «grand-mère fantasmée» et ses démêlés avec nos rêves «d’éduqués modernes éclairés progressistes». C’est que les programmes du «Central» ne se limitent pas à des installations mais sont composées autour d’un thème réunissant plusieurs interventions qui se donnent mutuellement sens. Pendant les deux semaines de  «Croyances et Superstitions», sont prévues des visites de lieux urbains hantés (Jamal Bensaiden alias @wildtounes), des lectures de contes (Tahar Fazaa), des discussions psychanalytiques (Raja Labbane et Ibtissem Dridi) des projections de films, un atelier lâcher-prise et les visions d’une «daguezza».

Ce format d’expériences artistiques culturelles et décloisonnés sera la marque de fabrique du «Central» dont un angle de l’immeuble sera signé du graffeur «Jaye». On ne peut que souhaiter plein succès à ce nouveau-né de l’animation culturelle, au centre ville, là où la nuit vide les lieux et les rues. L’espace du Central est petit contrairement à celui de la «Cité de la Culture» mais son terrain de jeu est grand: c’est la ville et la vie.

(1)Les plasticiens : Abdelmajid Ben Khalifa, Aziza Boughanmi et Mohamed Riadh Jebabli, Becem Sdiri, Mahrez Taleb, Sana Chebby, Yacine Blaïech , alias Mogli. La musique : Aziz Kallel alias DA CHE, Mohamed Barsaoui, Slouma Benz, Ariel Betti

(2)Jaye, Kaïs Dhifi, Lilia El Golli, Mohamed Ghassan, Ymène Chetouane.

Pour plus d’infos sur le central, cliquez ICI!

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Qui est Insaf Kilani, l’artiste qui sublime l’art de la calligraphie?

Qui est Insaf Kilani, l’artiste qui sublime l’art de la calligraphie?

ÉCRIT PAR Khadija Djellouli

Enseignante et artiste, Insaf Kilani est depuis toujours passionnée par la calligraphie arabe. Nous l’avons rencontré dans son atelier insolite au cœur de Sidi Bou Saïd.

À l’heure où la calligraphie arabe est portée tel un design graphique par de nombreux artistes d’art contemporain, Insaf Kilani revient aux sources de cet art ancestral pour lui redonner sa grandeur et toute sa signification. Précises, raffinées, et sensibles, ses œuvres sont le reflet des âmes des plus grands poètes arabes.

Racontez-nous votre parcours :

Depuis mon enfance, j’ai été attiré par l’art de la calligraphie arabe. Une passion que m’a transmise mon père, calligraphe amateur. C’est donc tout naturellement que je me suis inscrite l’École des beaux-arts de Tunis pour poursuivre un cursus en art graphique. Je suis aujourd’hui titulaire d’un doctorat sciences et technologies du design et j’enseigne à l’Institut Supérieur des Cadres de l’Enfance à Carthage où j’enseigne les Arts plastiques. Je me suis lancée dans la production d’œuvres calligraphiques à la suite d’un heureux hasard : en effet, lors de mon mariage ma belle-famille me fit cadeau d’un superbe collier composé de pièce d’or. Ne pouvant le porter, je l’ai défait pour en faire un tableau. Ainsi les pièces étaient mises en valeur autour d’une écriture coranique calligraphique. C’est à partir de cette œuvre, que ma passion est devenue réalité.

Parlez nous de votre démarche artistique ?

Chaque œuvre, chaque composition a pour moi une signification. Ainsi chaque tableau est le plus souvent destiné à une personne. Les poèmes arabes de poètes tels que Sghaïer Ouled Ahmed ou Nizar Kabbani sont pour moi également des sources d’inspiration. J’aime aussi utiliser les initiales correspondant à cette personne pour en faire une composition graphique personnalisée.

Au départ, j’utilisais le papier comme support, aujourd’hui j’utilise également la céramique pour réaliser des pièces uniques. Mes couleurs de prédilection sont le doré, l’argenté le marron et les tons de beige.

Concernant les œuvres sur papier, je réalise des petits formats, même des miniatures. Un travail complexe fait de petits détails. Le travail de dessin au fusain fait également partie de mes passions.

Vos dernières expositions:

L’année dernière, j’ai eu la chance de participer à ArToulouse, salon d’art contemporain, où j’ai reçu grâce à une de mes œuvres le premier prix. Ma dernière exposition fut à la galerie Arty Concept et j’espère bientôt travailler sur une nouvelle exposition personnelle.

Vos projets futurs:

Je travaille actuellement sur un nouveau support pour réaliser ce que j’appelle des bijoux de famille. Un projet qui me tient à cœur et que je dévoilerais bientôt.

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Retour sur les JACC, première foire d’art contemporain en Tunisie

Retour sur les JACC, première foire d’art contemporain en Tunisie

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Les Journées d’Art Contemporain de Carthage (JACC) se sont déroulées du 19 au 23 septembre 2018. Retour sur cette nouvelle édition!

Au commencement, en 1966, étaient les JCC puis sont venues les JTC et les JMC. Par la suite, le mouvement s’est accéléré avec la fin des travaux de la cité de la Culture et plusieurs autres journées de Carthage sont nées. Les deux dernières étant les journées des Arts de la Marionnette de Carthage, et les Journées d’Art Contemporain de Carthage.

La création des JACC a pour but «de donner de la visibilité à la production artistique tunisienne aux échelles nationale et régionale ainsi qu’à organiser le secteur des arts plastiques et le marché de l’Art. La décentralisation par l’implication des régions et l’accompagnement à la production artistique et la diffusion des œuvres des jeunes créateurs font partie des priorités de ces journées».

La manifestation se déroulait dans le grand hall de la cité de la culture, son inauguration a eu lieu le vendredi 19 septembre 2018. On y trouvait au niveau de l’accès, les stands de 9 galeries tunisiennes et 8 étrangères sobrement constitués par des paravents gris souris. Quelques œuvres des grandes figures de l’art plastique de Tunisie étaient installées à l’entrée et à l’autre extrémité du hall se trouvaient les pavillons des régions. Les jeunes artistes, eux, étaient exposés au niveau inférieur.

Au total, cette première édition a enregistré la participation de 400 artistes plasticiens, 9 galeries tunisiennes, 8 galeries internationales et 700 œuvres ont été exposées.

Au préalable, ces journées avaient commencé par un «tour des régions» entre le 30 juin et le 02 septembre. Il s’agissait de Hammamet, Redeyef,  Kairouan, Kerkennah et Siliana.

Faten Chouba Skhiri,  directrice de cette édition a programmé des conférences sur le marché de l’Art et sur les tendances de l’Art contemporain ainsi que des remises de prix. Au final trois prix seront décernés: le Prix jeune créateur, du Prix du meilleur Projet Artistique Régional et du Prix de la critique d’art.

L’organisation de cette exposition a duré plusieurs mois. On peut cependant noter qu’il y avait plusieurs absents parmi les plasticiens et les galeristes invités. On peut aussi espérer que la prochaine édition soit largement médiatisée avant son ouverture et qu’une véritable signalétique soit développée dans le hall d’exposition.

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Méta Fort: L’artiste tunisienne Sana Braham Sanhaji expose en solo au Caire

Méta Fort: L’artiste tunisienne Sana Braham Sanhaji expose en solo au Caire

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Du 3 au 17 octobre 2018 , Sana Braham Sanhaji expose ses dernières œuvres au Gezira Art Center au Caire, invitée par le Ministère de la Culture Egyptien.

Sana Braham Sanhaji avait été remarquée au symposium de Louxor en 2015 auquel elle avait participé et, depuis, n’avait plus quitté son pinceau. Une invitation à exposer en solo avait été lancée pour octobre 2018.

Elle a commencé une thèse il y a vingt ans, intitulée «le corps de l’artiste en tant que support et outil de l’Art» et avait commencé à peindre avec son corps. Son encadreur, féministe, ne voulait pas que l’on touche au corps de la femme et ce projet de thèse fut donc abandonné mais l’idée ne la quitta pas pendant les vingt années qui suivirent.

Pendant cette double-décennie, L’artiste créa une famille, enseigna, ouvrit une agence de publicité, «Instants d’Art» avec Mouna Jmal, fit de la décoration, créa des bijoux, enseigna encore …et travailla avec ses élèves sur le thème « le corps et son double ». Jusqu’à ce que, après le symposium, son envie de peindre avec son corps réapparaisse peu à peu. Elle exposa à la galerie Kalysté en 2016 quarante toiles sous le titre évocateur «Danse, tons, denses» pour lequel elle n’avait pas encore utilisé son corps. C’est après la fin de cette exposition qu’elle s’est sentie libéré, autorisée à peindre comme elle l’entendait : corps et âme. Le corps et l’âme, ces deux ennemis intimes prisonniers l’un de l’autre pour toute une vie et l’au-delà.

L’artiste néolithique le savait bien, la représentation des corps est magique. Corps des animaux, corps des humains et bien sûr corps de la femme, comme l’a compris le sculpteur anonyme du paléolithique auteur de «la Vénus de Lespugue».
Plus près de nous, les miniaturistes, les peintres de chevalet et les photographes ont toujours pris le corps comme modèle.
Les suaires et les masques mortuaires sont une approche directe de l’appréhension du corps: c’est le corps lui-même qui produit son image, s’affranchissant des intermédiaires.
Par la même, il émet un rayonnement de ce que fut la personne, comme si à travers ses empreintes, on pouvait aller vers son âme.
C’est cette veine qu’explore Sana Braham, comme l’avait fait Yves Klein, avec une différence fondamentale : c’est l’artiste elle-même qui met son corps au service de l’Art. Si Yves Klein reste dans le statut habituel de l’artiste et son modèle, c’est le corps de l’artiste qui est l’œuvre avec Sana Braham.

La représentation du corps dans l’espace, qui est au centre de son œuvre et de son enseignement à l’Ecole Nationale d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis était une question qui l’habitait depuis longtemps : elle lui donnera vie.

C’est qu’il lui a fallu peu à peu constituer un capital d’énergie et d’audace pour exprimer son corps en tant qu’œuvre d’Art. Un soir de 2012, elle écrira : «On ira tous au Paradis, certes, mais avant de partir, je voudrai être moi aussi «dégagée», dégagée de ma fragilité, de mes illusions, de ce glissement étourdissant dans le futil, le vain et le dérisoire, je voudrai être dégagée de mes chaînes, des traditions, de mes complexes inhibant mon élan (…) de mes douleurs de mes maux et de mes prétextes».

Cette exposition exprime la libération d’une âme, l’envol d’une artiste, qui habillée de sa peinture comme d’un fourreau bien ajusté, nous fait partager au-delà de son émancipation, un immense hymne à la vie.

Quand? du 3 au 7 octobre 2018 

Où?El Gezira Art Center. 1, rue Cheikh Masafy, Zamalek, Salle Hassan Fawzy

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La galerie Alain Nadaud organise deux grandes expositions simultanées!

La galerie Alain Nadaud organise deux grandes expositions simultanées!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

En cette fin septembre, la galerie Alain Nadaud organise deux événements culturels d’envergure. Ideo magazine vous en dit plus sur ces deux expositions.

La Galerie Alain Nadaud organise dans le cadre des journées d’art contemporain de Carthage (JACC) deux expositions respectivement programmées à la Cité de la Culture et à l’espace Sadika.

La première  nommée «À l’envers du temps», se tiendra à la Cité de la Culture du 20 au 23 Septembre de 10h à 22h et accueillera 42 artistes. Et la deuxième, «À l’endroit du temps», qui est une exposition collective débutera le vendredi 21 septembre 2018 (jour du vernissage) à partir de 18h00, et durera jusqu’au 4 octobre 2018 à l’espace Sadika de Gammarth. Cet événement réunira 29 artistes de renom telle que Mouna Jemal Siala, qui nous a dernièrement fait vibrer par son installation artistique dans le cadre du festival INTERFERENCE à la Médina de Tunis.

Plus d’infos par ICI!

 

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«Graines de pensée»: Une exposition de Farah Khelil à la Selma Feriani Gallery

«Graines de pensée»: Une exposition de Farah Khelil à la Selma Feriani Gallery

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Ce 23 Septembre 2018, débutera l’exposition de Farah Khelil à la Selma Feriani Gallery à Sidi Bou Saïd.

Ce projet artistique de Farah Khelil exposé à la Selma Feriani Gallery est une sorte d’alternance entre textes et images, questionnant et s’ordonnant autour des dualités «pensée et connaissance», «nature et culture», «perte et transmission». Pour ce fait, l’artiste a eu recours à des cartes postales, des documents, de la projection, du papier peint, et des dessins en petits formats réalisés à partir des fragments d’un dictionnaire familial. C’est à travers des superpositions, des compositions et une installation de ces éléments, qu’elle a essayé de réaliser ces oeuvres. Un projet qui se réfère à l’histoire de l’art occidental, mais qui émane aussi de l’histoire et du vécu de l’artiste.

Farah Khelil a réussi à se forger un parcours assez impressionnant entre Tunis et Paris. Elle a notamment été formée à l’institut des Beaux-Arts de Tunis et a obtenu un Doctorat en Arts et Sciences de l’Art à la Sorbonne, elle a aussi enseigné l’art visuel à Panthéon-Sorbonne Paris I et a également exposé dans de nombreuses villes telles que Barcelone, Marseille…

Plus d’infos ICI!

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«Les villages du vent»: Marwen Trabelsi expose ses photographies au Musée du Bardo

«Les villages du vent»: Marwen Trabelsi expose ses photographies au Musée du Bardo

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

À la salle des expositions temporaires au Musée National du Bardo du 25 Septembre au 14 Octobre, se tiendra l’exposition « Villages du vent » de l’artiste Marwen Trabelsi.

Peintre, photographe et cinéaste, Marwen Trabelsi se présente aujourd’hui comme l’un des plus talentueux et polyvalents artistes contemporains tunisiens. Il a fait ses études en art et en communication, et en sciences et techniques des Arts à Nabeul, en Tunisie. Mais grâce à ses projets, il a pu faire le tour des galeries internationales et des festivals de cinéma mondiaux.

Parmi les prix qu’il a remportés, nous pouvons parler du premier prix en photographie décerné lors du Festimed de 2008, et du prix du meilleur sujet au festival international du court métrage de Casablanca pour « Maman est une étoile ».

Le 20 Septembre 2018, le public sera au rendez-vous au Musée du Bardo, avec l’une de ses expositions «Les villages du vent». Une sorte de «conte photographique», comme la qualifie le photographe. Une exposition qui met en avant six villages de la Tunisie sous l’effet du vent. Cet élément qui met la nature dans tous ses états. En effet, à travers une vingtaine de photographies numériques en noir et blanc et en couleur, accompagnée d’une installation vidéo, l’artiste Marwen Trabelsi témoigne des changements induits par le vent dans des paysages choisis de ces villages. C’est autour de cette idée que s’ordonne l’œuvre photographique et vidéographique «Les villages du vent».

Pour plus d’infos cliquez ICI!

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« Trajectoires »: Hajer Azzouz expose les artistes tunisiens à Paris

« Trajectoires »: Hajer Azzouz expose les artistes tunisiens à Paris

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Le mercredi 19 Septembre 2018 au 3-5 Avenue de Friedland à Paris huitième, aura lieu le vernissage de l’exposition «Trajectoires» à partir de 18h30. L’évènement est organisé par la Fondation Sisley- d’Ornano en collaboration avec la créatrice tunisienne Hajer Azzouz.

Il s’agit du vernissage d’une exposition itinérante de «La maison de la plage» (un atelier multidisciplinaire d’exposition, de rencontre et de réflexion) fondée par Hajer Azzouz. Cette créatrice tunisienne talentueuse et très polyvalente (collectionneuse, scénographe, designer) a fondé également le studio de design HAD basé à Tunis.

Ce qui distingue particulièrement Hajer Azzouz est que son travail est à l’image de sa personnalité et de son parcours. C’est le reflet même de l’expérience et du vécu de cette créatrice, et c’est ce qui lui permet de se singulariser et de se démarquer au milieu de la concurrence internationale intense.

Hajer Azzouz ne cesse de promouvoir la Tunisie et la création contemporaine tunisienne partout dans le monde. L’exposition « Trajectoires » s’aligne justement avec ce projet. Pour ce fait, la créatrice tunisienne a fait appel à des artistes tunisiens pour leur permettre d’exposer leurs travaux à Paris. Ainsi, la performeuse Amina Amoniak, l’artiste visuel Faten Gaddes, l’artiste Rym Karoui Abdelmoula, l’artiste visuel dessinateur Othmane Taleb accompagnés de plusieurs autres artistes vont être présents pour cette exposition multidisciplinaire, qui réunit essentiellement art et design, et qui est à l’image de la création contemporaine tunisienne. On rappelle que l’exposition se déroulera 3-5 Avenue de Friedland et est organisée par  la Fondation Sisley- d’Ornano  en collaboration avec la créatrice. Créée en 2007 par Hubert et Isabelle d’Ornano, propriétaires de l’entreprise de cosmétiques Sisley, la Fondation  intervient dans plusieurs domaines, notamment celui de la culture, en France et à l’étranger.

Adresse: 3-5 Avenue de Friedland  75008 Paris

Pour plus d’infos cliquez ICI!

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DISTRICT 13- INTERNATIONAL ART FAIR: Les plus grands noms de l’Art urbain au rendez-vous!

DISTRICT 13- INTERNATIONAL ART FAIR: Les plus grands noms de l’Art urbain au rendez-vous!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Mehdi Ben Cheikh, le directeur de la galerie Itinerrance à Paris, revient avec un nouveau projet : Disctrict 13-International Art Fair. Un rendez-vous culturel important qui se tiendra du 27 au 30 Septembre 2018, dans l’hôtel Drouot à Paris.

Vous avez sans doute entendu parler de Mehdi Ben Cheikh lors de l’évènement Djerbahood qui a fait appel à des artistes tunisiens et étrangers pour investir les murs, les façades et lieux emblématiques de Djerba. Il revient de nouveau pour présenter une nouvelle exposition, «District 13 – International Art Fair».

Des créateurs à la renommée mondiale (comme Retna, Swoon ou Vhils) seront au rendez-vous pour une exposition grandiose de créations d’art urbain dans l’hôtel Drouot à Paris. Pour l’occasion, des conférences auront lieu ainsi qu’une vente aux enchères qui sera organisée le dernier jour de la foire à 16h30 (l’hôtel Drouot représente la plus grande place de ventes aux enchères publiques au monde). Le choix de l’espace n’est pas aléatoire. En effet, il s’agit d’un lieu qui a toujours été rattaché à l’art, et qui a été à l’origine même de la lancée de plusieurs artistes au fil du temps. Ainsi, cet hôtel conférera une sorte de légitimité aux créations qu’il va accueillir. Ainsi pour la première, des œuvres d’art urbain seront exposées dans l’hôtel Drouot, celui-ci qui n’a jamais accueilli d’évènement Street Art jusque-là.

Disctrict 13-International Art Fair va se présenter comme une sorte de concentration créative ou de point de rencontre de cultures et pratiques différentes de l’Art urbain dans un seul lieu.

Plus d’infos ici!

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Retour sur INTERFERENCE, le festival international d’Arts et de lumière à la Médina de Tunis

Retour sur INTERFERENCE, le festival international d’Arts et de lumière à la Médina de Tunis

ÉCRIT PAR Edia Lesage

On attendait avec impatience la seconde édition d’INTERFERENCE, festival qui, il y a deux ans, avait réussi à attirer pendant des heures un public attentif et conquis dans la Médina de Tunis, classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO mais peu fréquentée par les tunisois. Retour sur ce festival d'Arts et de lumière qui a émerveiller les tunisois le temps de quelques jours!

La première édition de ce festival biennal, dont les directeurs artistiques sont Aymen Gharbi et Bettina Peltz, avait drainé 16 000 visiteurs en quatre jours. Son objectif, qui était de faire redécouvrir les beautés architecturales de la médina de Tunis au travers d’œuvres lumineuses diverses et variées avait donc été atteint.

La seconde édition d’INTERFERENCE, du 6 au 9 septembre 2018, proposait à travers les travaux des artistes invités, d’explorer 40 sites situés dans la médina de Tunis. Elle se voulait plus intimiste, avec moins d’espaces publics et plus d’édifices prestigieux ou méconnus pour héberger des installations. Les visiteurs qui le désiraient pouvaient être pilotés par 200 guides volontaires et bénévoles, sourire aux lèvres ou chercher leurs itinéraires personnels sur une carte google map de la manifestation.Les directeurs artistiques avaient sélectionné près de cinquante artistes dont une dizaine de tunisiens.

La première réussite de ce festival, c’est le monde qu’il a attiré dans cette médina, objet de sacralisation et de répulsion, et aussi l’animation qu’il a crée dans ses rues, ses cafés, ses restaurants, ses ruelles peu empruntées. La médina était redevenue, pendant quatre soirées, un espace fréquentable et culturel.

Parmi les installations qui ont été le plus remarquées, on peut citer celles de Claire Fontaine, modeste écriture rouge sur les cadres oubliés des panneaux électoraux de la rue du Diwan «la dignité avant le pain». Wadi Mhiri et Houda Ghorbal qui ont habité le makhzen de Dar Romdhane Bey avec une installation quasi cultuelle en lumière noire et rouge. Scott Draves qui a recouvert d’un mapping mouvant et sonore le patio de la caserne Morjani. Mounal Jmal Siala qui a investi le patio de Dar Haddad à mi-hauteur avec une installation de fils selon un dessin géométrique conçu à partir de la rotation du carré et tiré peu à peu de l’obscurité par un éclairage gradué. Robert Shochacki qui a transformé l’espace de l’ancien musée lapidaire Sidi Bou Khrissan en jardin exotique rempli d’oiseaux et de rires d’enfants. Enfin, Detlef Hartung et Georg Trenz ont projeté sur la façade de l’hôtel de ville un voile d’images successives dessinant pour finir le drapeau tunisien.

Les installations de ce festival, intimistes ou grandioses, ont été très photographiées par les visiteurs et professionnels, ce qui a fait dire à Hamidedddine Bouali «Ce sont les photographies qui ont donné à INTERFERENCE tous ses sens…apparents, cachés ou interprétés!».

Bien sûr on peut penser à quelques améliorations pour la session prochaine (communication plus précise, repérages plus exacts, google map ne respectant pas toujours l’orthographe conventionnelle des lieux et des rues) mais on peut dire que cette deuxième édition a confirmé les promesses de la première et on attend l’édition 2020 avec impatience.

Plus d’infos sur INTERFERENCE ICI!

Instagram :#interference2018

 

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«Viv’Art’ Tunis»: première édition de la semaine de la création contemporaine tunisienne à Paris

«Viv’Art’ Tunis»: première édition de la semaine de la création contemporaine tunisienne à Paris

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Du 11 au 16 septembre 2018 se déroule «Viv’Art’ Tunis», la première «semaine de la création contemporaine tunisienne à Paris». Une belle occasion de réunir 35 artistes dans 3 lieux différents.

Vous n’avez sûrement pas raté le passage du Directeur artistique de Viv’ArT’unis Abidi Jaleleddine accompagné de la commissaire d’exposition Sonia Said sur France 24 arabe le 10 septembre (20H00 heure de Tunis / 21:00 heure de Paris) qui ont présenté l’événement ainsi que sa programmation. C’est une première à Paris.

Viv’Art Tunis a pour objectif de promouvoir la création contemporaine tunisienne et de la faire connaître à l’étranger. Cette création est foisonnante dans plusieurs domaines artistiques : danse, musique, arts plastiques, théâtre, cinéma.

Cette première à Paris réunit 35 artistes et se déroulera dans 3 lieux: au théâtre de Ménilmontant (théâtre, danse), à l’Ecole Internationale de la Culture et des marchés de l’Art l’I.E.S.A (expositions peinture, photographie, B.D, céramique, spectacle de danse, projections de films et débats), et au Point Ephémère (exposition, spectacle de danse, concert). La clôture de la manifestation aura lieu en présence de tous les artistes au théâtre de Ménilmontant, le dimanche 16 septembre à 18h30.

Le programme est ambitieux et se propose, à travers une programmation variée, de montrer quelques facettes de la création tunisienne, loin des clichés et du folklore: c’est de la Tunisie bouillonnante, foisonnante et qui ne demande qu’à s’épanouir, qu’il s’agit.

Le programme est le suivant:

//À l’IESA et Point Éphémère, du 11 au 13 septembre 2018: Exposition Chimères Révélées.

*Vernissage et performance de Mariem Ferchichi (danse) à l’IESA le 11 septembre à 18 heures. Œuvres de : Boujemea Belaifa , Besma H’lel ,Lilia El Golli , Meriam Ferchichi , Houda Ghorbel , Wadi Mhiri.

*Parcours itinérant à la rencontre de «Willis from Tunis», créature de Nadia Khiari le long du boulevard de Belleville, jusqu’au Point Ephémère.

*Vernissage et performance de Rochdi Belgasmi (danse) au Point Ephémère le 11 septembre à 20 heures. Œuvres de : Hela Lamine, Imed Jemaiel , Sonia Saïd , Wissem Ben Hassine.

//Mercredi 12 septembre 2018

*19H00 – Workshop de danse – IESA Arts et Culture : Stage d’initiation à la danse populaire tunisienne avec Rochdi Belgasmi.

*19H00 – Fenêtre sur toile – Cinéma – IESA Arts et Culture : Projection d’une sélection de courts-métrages qui vont de l’animation au documentaire, en passant par la fiction. « Ranim » de Rim Nakhli , « Bonbon » de Abdelhamid Bouchnak, « Cut Redayef », de Alaedine Boutaleb, « Apnée » de Insaf Arafa, « Nature sacrée », de Michella Bredahl.

//Jeudi l3 septembre 2018

*19H00 – Workshop de danse – IESA Arts et Culture :

Stage d’initiation à la danse populaire tunisienne avec Rochdi Belgasmi.

*18H00 – Débat : « Artistes tunisiens aujourd’hui n – IESA Arts et Culture

Rencontre avec les artistes programmés en présence de Fadhel Jaibi. directeur

du Théâtre National Tunisien .

*21H00 – Concert du groupe Jazzoil– Point Éphémère.

Musiciens :Slim Abida – basse – Nidhal Iaoua – Quanun — Edison knight –

Clavier – Maamoun Dehane — Batterie – Arnir Mahla — Saxophone

//Vendredi 14 septembre 2018 au Théâtre de Ménilmontant

Spectacles surtitrés en français

*18H30 – « la fuite »- de Hassen Mili -adaptation et mise en scène de Ghazi Zaghbani, avec Nadia Boussetta, Mohamed Hucine Grayaa, Ghazi Zaghbani

*21H – « L’ivresse des profondeurs », Chorégraphie de Imen Smaoui /Théâtre National Tunisien/ Danse.

Samedi 15 septembre 2018 au Théâtre de Ménilmontant

Spectacles surtitrés en français

*16.00 – « la fuite »- de Hassen Mili -adaptation et mise en scène de Ghazi Zaghbani, avec Nadia Boussetta, Mohamed Hucine Grayaa, Ghazi Zaghbani .

*20.00- « Dès que je t’ai vu » de et mis en scène par Salah Felah, (T.N.T) avec Basma El Echi, Béchir Ghariani, Rahma Fellah, Aymen Selliti, Rahmi Zaatour, Talel Ayoub, Nidhal Shili, Basma Baazaoui et Hiba Trabelsi .

//Dimanche 16 septembre au Théâtre de Ménilmontant

*16.00 –« Ouled Jellaba » de Rochdi Belgasmi .( Danse).

*18.30 –Clôture de Viv’Art ‘Tunis en présence de tous les artistes.

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Retour sur la huitième rencontre internationale de la Céramique d’Art à Sidi Kacem Jélizi (C.N.C.A)

Retour sur la huitième rencontre internationale de la Céramique d’Art à Sidi Kacem Jélizi (C.N.C.A)

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Retour sur les huitièmes rencontres internationales de céramique d’Art de Sidi Kacem Jélizi qui ont réuni dix-sept artistes de diverses générations venus de 13 pays!

Bâtie au cours de la deuxième moitié du XVe siècle sur une colline dominant la kasbah de Tunis, la zaouia de Sidi Kacem El Jélizi, restaurée grâce à la coopération tuniso-espagnole abrite le Centre National de la Céramique d’Art qui organise chaque année des rencontres internationales de céramistes.

Les huitièmes rencontres internationales de céramique d’Art de Sidi Kacem Jélizi ont eu lieu du 28 août au 8 septembre 2018. Cette session, organisée avec le soutien du Ministère des Affaires Culturelles, de l’Ambassade d’Espagne en Tunisie et de quelques mécènes a réuni dix-sept artistes de diverses générations venus de 13 pays : Sénégal, Irak, Portugal, Italie, Croatie, Espagne, Grande Bretagne, Corée, Soudan, Géorgie, Turquie, Egypte, Thaïlande sans oublier la Tunisie représentée par trois céramistes.

Comme pour les rencontres précédentes, les artistes ont apporté une de leurs œuvres déjà réalisée et ont produit durant le symposium au moins deux œuvres, sans thématique imposée, qui resteront au Centre et enrichiront sa collection, aussi étendue que précieuse. Les ateliers étaient ouverts au public, notamment aux élèves du Centre. Ce fut l’occasion d’un grand moment de partage entre tous les participants, artistes et élèves.

La session a été clôturée par une grande exposition dans le patio de Sidi Kacem Jélizi, inaugurée le 7 septembre 2017, à 18 heures, dans une ambiance festive et gourmande. Les céramistes, reconnaissables à leur chéchia étaient heureux de présenter leurs œuvres au public, connaisseur ou profane.

Depuis 2011, le Centre Sidi Kacem Jélizi a gagné une notoriété internationale, qui se reflète dans l’augmentation des demandes de participation aux rencontres. Celles-ci procèdent selon un principe de réciprocité (les artistes sont appelés à se revoir dans d’autres pays, comme en Turquie, en Corée, en Chine…). Cela a permis aussi la constitution d’un « réseau » de céramistes portés par des institutions.

L’exposition des œuvres du symposium durera jusqu’à la fin du mois de septembre et intègrera ensuite les collections du musée. Au-delà de l’exposition en elle-même, le Centre et la zaouia méritent une visite, c’est un lieu empli de beauté et de sérénité. L’Esprit de Sidi Kacem, sans doute …

Centre National de la Céramique d’Art Sidi Kacem Jélizi

Adresse: 31 rue Sidi Kacem Jélizi, 1008 Tunis

Tel: 71 572 423/ Fax: 71 752 441
Fb: Cnca Sidi Kacem Jélizi
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Chouftouhonna, une 4ème édition pleine de nouveautés!

Chouftouhonna, une 4ème édition pleine de nouveautés!

ÉCRIT PAR La rédaction

Du 6 au 9 septembre 2018, le Palais du théâtre national tunisien accueillera la 4ème édition du festival Chouftouhonna. Au programme, des expositions, des conférences, des résidences d’artistes, des ateliers, et “Soukouhonna”, un marché pour les artisanes.

Créé en 2015 par un petit groupe de femmes qui souhaitait renforcer l’accès des femmes au monde de l’art et de la culture, Chouftouhonna, le festival international d’art féminin de Tunis est un événement artistique exclusivement réservé aux artistes femmes. Pour cette 4ème édition, Chouftouhonna va accueillir plus de 150 artistes, conférencières et activistes, venues des quatre coins du monde. Au programme, une exposition collective d’Arts Graphiques et Numériques, d’Arts Plastiques, de Photographies. Mais aussi des spectacles de danse, des performances, des pièces de théâtre, des lectures, des projections, des concerts, et deux soirées autour de la musique électronique. Chouftouhonna ce sera aussi des conférences ayant pour thèmes : Féminismes et Etats, Féminismes des pays du Sud, L’art et la politique tunisienne, Féminismes décoloniaux dans un contexte occidental. Et “Soukouhonna”, un marché pour les artisanes!

Quand? Du 6 au 9 septembre 2018.

Où? Au Palais du théâtre national tunisien.

Leur page facebook, c’est ici.

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Jacques Marmey, le plus tunisien des architectes français

Jacques Marmey, le plus tunisien des architectes français

ÉCRIT PAR Khadija Djellouli

Pour ceux qui ne connaissent pas l’architecte Jacques Marmey, certains de ses bâtiments ne vous seront pas inconnus tel que le lycée de Carthage présidence. À l’occasion des 30 ans de sa disparation, ideo magazine vous fait découvrir cet amoureux de la Tunisie et de son architecture.

Les débuts de Jacques Marmey

Né à Marseille en 1906, Jacques Marmey étudie l’architecture à Lyon puis aux beaux-arts de Paris. Tombé très tôt amoureux de l’Afrique du Nord, il s’envole dans les années 1930 pour le Maroc où sous la direction d’Henri Terrasse, il est chargé de la restauration des biens des Habous de la médina de Fès. Il y réalise notamment l’extension de la madrasa (médersa) Seffarine-Mohammed V, aménage le quartier et l’université Qarawiyyin (Karaouine) et la place Seffarine.

Fonds Marmey, Jacques (1906-1988) Pièces personnelles : vue du Roi du Maroc décorant Jacques Marmey, n.d. (cliché anonyme). (21-01. Doc. P-21-001-005). Crédit photo IAF/Cité de l’architecture et du patrimoine/Archives d’architecture du XXe siècle»

Jacques Marmey, un des architectes de la reconstruction tunisienne

C’est en 1943, qu’il est appelé en Tunisie par l’architecte Bernard Zehrfuss, chargé de la reconstruction de la Tunisie et directeur du service de l’Architecture et de l’urbanisme en Tunisie. Il y construira jusqu’à sa mort en 1988. Se liant d’amitié avec les architectes Paul Herbé et Michael Patout, Jacques Marmey réalise avec eux de nombreux projets. Durant sa longue carrière en Tunisie, il construit plus d’une centaine de réalisations, dont notamment des bâtiments civils tels que le Lycée de Carthage Présidence (1949-1957), le lycée de Menzal Bourguiba, l’école de Porto- farina, le contrôle civil régional à Bizerte ou encore le Mémorial Americain à Carthage (1948-1957). Des œuvres architecturales encore en fonctionnement de nos jours.

Fonds Marmey, Jacques (1906-1988) 1949-1957. Lycée, Carthage (Tunisie) : vue ext. (21-50. Doc. P-21-050-031). Crédit photo IAF/Cité de l’architecture et du patrimoine/Archives d’architecture du XXe siècle»
Fonds Marmey, Jacques (1906-1988) 1945. Ecole, Porto-Farina (Tunisie) : vue ext., n.d. (cliché anonyme). (21-43. Doc. P-21-043-008). Crédit photo IAF/Cité de l’architecture et du patrimoine/Archives d’architecture du XXe siècle»

Jacques Marmey, architecte des villas tunisiennes

En 1947, à la dissolution du service de l’Architecture et de l’urbanisme, chargé de la Reconstruction, il installe son agence à Sidi Bou said et en devient même l’architecte conseil en 1963. C’est à partir de cette période que Jacques Marmey se lance dans la construction de nombreuses villas, qu’elles soient à Hammamet, à Tunis, à Sidi Bou Said, à Carthage ou à Gammarth, son style est particulièrement reconnaissable. Il en construira presque une cinquantaine durant sa carrière.

Fonds Marmey, Jacques (1906-1988) 1945-1948. Villa Dar Patout, Sidi Bou Said (Tunisie) (avec Paul Herbé et Michaël Patout, arch.) : vue d’une entrée donnant sur le patio (cliché Marc Breitman). (21-45. Doc. D-21-045-016). Crédit photo IAF/Cité de l’architecture et du patrimoine/Archives d’architecture du XXe siècle»

Le style Jacques Marmey

Entre tradition et modernité, le style de Jacques Marmey se définit comme une relecture de l’architecture traditionnelle tunisienne que l’on appelle également architecture vernaculaire. Très empreint de l’architecture moderniste de Le Corbusier, Jacques Marmey le réadapte en Tunisie. Ainsi, on retrouve dans son dessin des jeux d’ombre et lumière, les murs blancs épais et le rythme des voutes et des arcades si présents en Tunisie. L’exemple le plus évident de son style architectural est certainement le lycée Carthage présidence où les rampes qui rappellent l’architecture moderne sont mariées au briques de Tozeur et au rythme des grandes arcades blanches et épurées.

 

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Ces artistes tunisiennes qui font bouger le monde de l’Art!

Ces artistes tunisiennes qui font bouger le monde de l’Art!

ÉCRIT PAR La rédaction

Ce 13 août, la Tunisie a célébré la fête de la femme. Dans tous les domaines, les femmes excellent et principalement dans le domaine des arts, qui il y a peu était encore fermé. Ideo magazine a décidé de vous présenter ces femmes artistes et tunisiennes qui comptent dans le monde de l’Art.

“Une femme artiste n’a ni muse ni esclave. Elle doit être ces deux choses pour elle-même.” Ces mots de la romancière et scénariste irlandaise Edna O’Brien illustre peut-être le mieux les enjeux auxquels sont confrontés les femmes-artistes où les artistes-femmes, si le terme fait débat, libre à vous de choisir celui qui vous convient le mieux. Devant se faire une place forte dans ce monde, la Tunisie compte de nombreuses femmes qui font bouger les lignes et repoussent les frontières pour pouvoir s’imposer et s’affirmer, et le font avec succès.  Peintres, photographes ou encore sculptrices, nous ne serions vous parler de toutes les femmes qui ont compté et comptent encore, mais nous tenterons de vous en présenter quelques-unes.

//Faten Gaddes

Depuis 2013, la photographe tunisienne Faten Gaddes parcourt le monde pour immortaliser des portraits d’hommes et de femmes venant de tous les horizons. Chômeurs, femmes fatales, religieux… Seuls les visages comptent. Sa signature? Une toile de fond d’un ancien décor de studio-photo des années 1930 déniché dans un garage.

//Meriem Bouderbala

Photographe, peintre, céramiste, commissaire d’exposition… Meriem Bouderbala a plusieurs cordes à son arc créatif. Elle n’a pas peur de faire un art qui lui ressemble et qu’elle imagine.

//Héla Ammar

La photographie lui permet de relater la mémoire et l’identité (particulièrement féminine), qui sont des thèmes récurrents dans ses œuvres. Son travail sur les femmes a commencé sur elle-même, lorsqu’elle se met en scène afin de traduire au mieux cette femme multiculturelle et multi-identitaire vivant en terre d’islam

//Aicha Filali

Artiste plasticienne, Aicha Filali dirige également le Centre des Arts Vivants de Radès, où se trouve le musée Safia Farhat, grande artiste et tante de l’artiste. Elle pratique notamment la sculpture et présente des expositions en relation avec le patrimoine et la critique sociale.

//Yesmine Ben Khelil

Elle a obtenu une maîtrise en arts plastiques et en sciences de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Basée à Tunis, elle mène ses projets artistiques entre la Tunisie et la France. Elle a été exposée à de nombreuses reprises dans des biennales internationales et dernièrement lors du festival d’art contemporain Jaou Tunis.

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«Art for Human Rights», un événement qui questionne Art et Droits de l’Homme

«Art for Human Rights», un événement qui questionne Art et Droits de l’Homme

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

Jeudi 26 juillet 2018, l’espace de coworking «Synergy Space» organise «Art for Human Rights», un événement artistique et participatif dont ideo magazine vous donne plus de détails.

Comme l’explique l’espace de coworking «Synergy Space», à travers l’histoire les Hommes ont utilisé l’Art comme forme d’expression pour représenter et montrer leurs vies et ce qu’ils ont observés. L’art étant en constante évolution et étant le témoin de l’Histoire dont il reflète les faits de société marquants, il est un outil puissant pour sensibiliser aux Droits de l’Homme. Le workshop «Art for Human Rights» sera présenté par la poétesse et activiste des Droits de l’Homme Nesrine Mbarka Hassan. Vous pourrez ainsi en apprendre plus sur la relation entre Art et Droits de l’Homme à travers de nombreux exercices pratiques.

Quand? Jeudi 26 juillet 201816h15.

Où? Synergy Space – Avenue Habib Bourguiba, Immeuble Le Parnasse, 7éme étage, Tunis.

Tél: +216 53 370 210

Pour en savoir plus c’est par ici.

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Utopies Visuelles: La première édition d’un événement d’art contemporain à Sousse

Utopies Visuelles: La première édition d’un événement d’art contemporain à Sousse

ÉCRIT PAR Edia Lesage

«Utopies Visuelles» à Sousse du 5 au 22 juillet 2018 ou la première édition d’un événement d’art contemporain dans la ville d’Hadrumète.

À 140 km de Tunis, Sousse qui fût, grâce à ses plages, un des pôles majeurs du développement touristique en Tunisie, reste l’une des destinations privilégiées des estivants. L’animation de cette station balnéaire s’appuyait uniquement sur les hôtels, les restaurants et les boîtes de nuit. Et le vent a tourné, vers plus de culture, de musées, de concerts, de maisons d’hôtes, d’initiatives locales.

En 2015, «ElBirou Art Gallery» est née à Sousse dans ce contexte dans un ancien dépôt de laine. Ses initiateurs, Selma et Karim Sghaïer lui ont assigné le rôle de promouvoir l’art plastique sous toutes ses formes: expositions, installations, rencontres artistiques (débats, contes, poésies, présentation d’ouvrages…). La galerie Elbirou expose des artistes tunisiens et étrangers, inconnus et confirmés dans ses murs et «hors les murs», au «QG», au bord de la mer, événements joliment appelés «effets mers».

Karim Sghaier a désiré surfer sur la dynamique crée par  ElBirou  et évoluer en proposant une offre artistique différente de celle que l’on voit habituellement. Il s’agit d’ «Utopies Visuelles», avec ses initiales ensoleillées qui a été retenu et financé par le programme  TFANEN -Tunisie créative de l’Union Européenne. Sous la direction artistique du plasticien Wissem El Abed, il estompe les frontières entre Art et Tourisme dans la ville, du 5 au 22 juillet 2018.

«Utopies visuelles» bouscule les codes et les idées reçues des visiteurs, tunisiens et étrangers. C’est un parcours de découvertes qui a investi toute la ville, son histoire, ses lieux emblématiques. Il s’agissait aussi de révéler la ville de Sousse, au sens large du terme et d’y élaborer un parcours original associant ses axes principaux ,son histoire, son industrie , son port … la galerie  Elbirou, Dar Esseyes, le Ribat (dans la médina) , Loukala , (concept store qui se situe aussi dans la médina),la Kasbah et le musée archéologique, qui domine la ville, la plage de Boujaafar, Borj Khadija, le Parc de Boujaafar, l’immeuble Gloulou, le Centre Culturel Mohamed Maarouf, l’ISBAS, mais également des lieux inédits , l’ancienne minoterie «la rose blanche», qui témoigne du passé industriel de la ville et le quartier sicilien «piccolo gabadgi».

L’intime et le Street Art, les performances et la participation des habitants, tout cela contribue à faire de «Utopies Visuelles» un événement particulier qui conforte la situation de plateforme artistique indépendante de Elbirou, mais surtout qui met le projecteur sur l’Art dans la ville et rends les habitants fiers d’eux-mêmes, de leurs quartiers et de leur cité.

Les visiteurs sont attendus à Elbirou le matin à 10 heures ainsi que le soir à 17 heures pour une visite guidée. De plus, une application mobile est prévue pour accompagner et guider les visiteurs.

Les artistes internationaux: Edgar ENDRESS (Chili /USA) / Sirine FATTOUH (Liban) / Severin GUELPA (Suisse) / Monther JAWABREH (Palestine)/ Mustapha SEDJAL (Algérie) / Markus OFER (Autriche)

Les artistes tunisiens : Selim BEN CHEIKH/ Taieb BEN HADJ AHMED / Mohamed BEN SOLTANE Mouna JEMAL SIALA / Hela LAMINE / Irane OUANES / Plastikos ISBAS Club / Collectif ST4/ Najah ZARBOUT/Nadia ZOUARI

Les nouveaux venus : BROTHERHOOD / Ferdaous BELMAHRESSIA ZAYATI / Meriam BEN AMOR / Jihen BEN CHIKHA / Syrine BOUBAKER / Souha CHAOUCH / Yasmine CHEBIL / Amir CHELLY /

Marie-Christine CAMBON / Kaouther DAMMAK / Nesrine DOUZI Samia EL ECHI /

Yasmina FELHI DEBACHE / Mouna FRADI / Saif FRADJ / Haifa HADJ SALAH / Dorra HICHRI / Slim JAAFAR /Mariem KARROUT / Nadia LAJILI / Amira LAMTI / Khaled MECHERGUI /

Hana MTIR / Rahma NAILI / Nadia RJIBA / Manel ROMDHANI / Soumaya SAIDANE /

Abir SENDI / Brahim SOUA / Sirine TILOUCHE / Sirine TOUIBI / Heythem TURKY / Tunisia PhotoArt

uvsousse.com

Pour la Page Facebook de l’événement, cliquez ICI!

 

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«C’est la Tunisie», une exposition d’Art à la Maison de l’image

«C’est la Tunisie», une exposition d’Art à la Maison de l’image

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

Jeudi 26 juillet 2018, la Maison de l’Image organise une journée exceptionnelle dédiée à l’Art sous toutes ses formes. Ideo magazine vous en dit plus sur «Art After Dark Tunisia».

«C’est la Tunisie» est un événement qui réunit à la Maison de l’image, artistes et amateurs d’art pour partager, découvrir et discuter des différentes formes de travail incluant la peinture indépendante, la photographie, la poésie, les films, la musique live et les performances artistiques.

Autour d’un verre, vous pourrez découvrir une créativité florissante. Car cet événement, c’est aussi l’occasion pour les artistes locaux issus de milieux différents de partager leur travail avec la communauté. Evénement immersif réunissant différentes formes d’art, «C’est la Tunisie» s’est donné pour objectif de dévoiler l’image d’un pays tolérant, à l’héritage multi-ethnique et aux influences culturelles diverses.

Pour pouvoir assister à «After Dark Tunisia», signalez votre présence sur l’événement Facebook qui sera utilisé comme liste d’invités en cliquant ici.

Où? La Maison de l’Image. 40 Rue Tarak Ibn Zied – Mutuelleville.

Quand? Jeudi 26 juillet 2018 de 19h00 à 00h00.

Tél: +216 56 605 000

Leur page Facebook.

 

 

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