Une participation remarquée des artistes Tunisiens à la biennale d’art contemporain Ségou’Art 2019!

Une participation remarquée des artistes Tunisiens à la biennale d’art contemporain Ségou’Art 2019!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Une vingtaine d’artistes du courant artistique "l’Émouvance des Émouvants», et un ensemble d’acteurs culturels tunisiens de renommée mondiale, ont été présents à la 2ème édition de la biennale d’art contemporain Ségou’Art 2019, qui s'est tenue du 2 au 9 Février 2019.

Ségou’Art est la biennale d’art contemporain qui se tient à Ségou au Mali. Elle réunit des galeristes, collectionneurs, amateurs et critiques d’art autour des œuvres de jeunes talents émergents du continent africain et d’ailleurs, en vue de leur offrir une meilleure visibilité. Cette manifestation culturelle vise également à porter une réflexion sur le développement des arts visuels et le statut de l’artiste en Afrique.

Après le succès de l’édition 2016, une 2ème édition de Ségou’Art s’est tenue à l’ancienne usine de coton (C.M.D.T) de Ségou, du 2 au 9 Février 2019, lancée et managée par l’ingénieur culturel Mamou Daffé, et parrainée par le grand artiste plastique Abdoulaye Konaté. Elle accueille des artistes issus de tout le continent africain (Maroc, Sénégal, Seychelles, Haïti, Bénin, Maroc, Sénégal, Mali, Cameroun, Congo …), notamment de la Tunisie, fortement présente dans cette édition.

Outre l’intégration de l’artiste visuel Wadi Mhiri en tant que scénographe dans le comité d’organisation du festival, on note une forte présence artistique tunisienne représentée par le collectif «Interférence», et par le nouveau courant d’art africain «l’Émouvance des Émouvants» également. Ce nouveau mouvement créé par l’artiste souffleuse de verre et directrice de la Galerie Alain Nadaud, Sadika Keskes, est partisan de la démocratisation de l’art et fait l’apologie du beau et l’éloge de l’émotion.

Sept œuvres collectives, croisant le réel et l’irréel, le terrestre et le céleste, créées in situ avec des techniques mixtes, dont six travaux d’art plastique et une performance intitulée «l’être est. Le mien est vivant», investissent l’ancien dépôt de graines de coton (C.M.D.T), dans le cadre d’une exposition placée sous le thème «La révélation de l’être, moteur de progression des sociétés».

Selon les propos du commissaire de l’exposition Neïla Mhiri : «Recouvrant ses six émotions (la joie, la peur, le dégoût, la colère, la surprise et la tristesse), matières de sa créativité, l’humain renoue avec son être pour pouvoir retrouver sa vérité profonde et agir en créateur, moteur d’évolution et de progression des sociétés.»

Les artistes ayant participé à la création de ces œuvres sont : Khaled Abida, Ikram Ben Brahim, Saif Ben Hammed, Hichem Ben Khélifa, Hamadi Ben Neya, Sabrine Ben Ouali, Mahmoud Bouchiba, Hamza Fetni, Mouna Fradi, Nourhène Ghazel, Houcem Ghorbel, Houda Ghorbel, Sadika Keskes, Chawki Lahmar, Yosr Messaoud, Takoua Mned, Marwen Trabelssi et Imene Wadhene.

Ont accompagné les artistes quelques acteurs culturels de renommée internationale tels que la philosophe et critique d’art Rachida Triki, le musicien et directeur des Journées Musicales de Carthage Achref Chargui et Sadika Keskes.

Plus d’infos, ici! 

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«En attendant Venus»: La nouvelle exposition d’art contemporain au Musée National du Bardo

«En attendant Venus»: La nouvelle exposition d’art contemporain au Musée National du Bardo

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 26 Janvier au 28 Février 2019, le Musée National du Bardo accueille les œuvres d’une vingtaine d’artistes tunisiens et marocains, dans le cadre de l’exposition d’art contemporain «En attendant Vénus». On vous dit plus sur cet évènement!

Le 26 Janvier 2019 se tiendra le vernissage de la nouvelle exposition «EN ATTENDANT VENUS» qui se poursuivra jusqu’au 28 Février 2019, au Musée National du Bardo. Cet évènement organisé sous le haut patronage du chef du gouvernement, avec le concours du Ministère des Affaires Culturelles et le Ministère du Tourisme et de l’Artisanat, réunira les œuvres de 18 artistes tunisiens et marocains, s’ordonnant autour de la déesse de l’amour Vénus.

À travers l’art contemporain, ces artistes proposent une redécouverte de l’une des divinités féminines les plus représentées dans la mosaïque et la sculpture romaines du Musée National du Bardo. Ce projet artistique s’inscrit ainsi dans la perspective de valoriser le patrimoine tunisien.

Les artistes participants à «EN ATTENDANT VENUS» sont : Michel Margherita Sarti, qui est également commissaire de l’exposition, Mouna Jmel Siala, Houda Ajili, Marianne Catzaras, Najah Zarbout, Sadika Keskes, Houda Ghorbel, Alia Derouiche Cherif, Amira Mtimet, Mohammed Elouanti, Driss Rahhaoui, Noureddine Boumaaza, Salah Benjkan, Najeb Zoubir, El Mehdi Mofid, Ahmed Elamine, Abdelkarim Elazhar et Said Housbane.

Pour plus de détails, cliquez ici! 

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Marcel Duchamp, le père de l’Art contemporain

Marcel Duchamp, le père de l’Art contemporain

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Considéré comme l’un des artistes les plus importants du 20ème siècle, Marcel Duchamp a révolutionné l’histoire de l’art par son invention du «ready-made». 50 ans après sa disparition, Duchamp demeure une référence et une source d’inspiration pour de nombreux artistes contemporains. Portrait du père de l’Art contemporain!

// Les débuts de Marcel Duchamp (1887-1968)

Peintre, plasticien et homme de lettres français, Marcel Duchamp était un artiste polyvalent et provocateur. Issu d’une famille artistique, il a pu s’initier à la peinture depuis son jeune âge. Ceci était d’ailleurs sa seule véritable formation en art, vu qu’il n’a jamais fait d’école d’art, au sens classique du terme.

Au début de sa carrière, Duchamp a pu explorer différents styles artistiques (fauvisme, impressionnisme, cubisme et autres), et a fait croiser des démarches créatives, pour se forger au final son propre style à la fois personnel. Il a réalisé plusieurs œuvres, dont la plupart étaient refusées aux expositions, et à l’origine de beaucoup de scandales.

// L’invention du «ready-made»

Vers 1915, Marcel Duchamp s’écarte de la peinture et invente le concept du «ready-made». Il s’agit d’objets «tout faits» que Duchamp choisit pour leur neutralité esthétique: « Roue de bicyclette » (1913/1964), « Porte-bouteille »s (1914) considéré par Duchamp comme son 1er véritable « ready made », et l’œuvre la plus connue, « La Fontaine » (1917) ou encore dit « l’urinoir inversé » qui a été refusé par les organisateurs de l’exposition de la Société des artistes indépendants de New York.  C’est ainsi que cet artiste élève des objets de la vie courante, même les plus prosaïques d’entre eux, au rang d’œuvres d’art, par son simple choix!

À travers cette démarche, il a rompu avec toutes les règles académiques et les traditions artistiques qui l’ont précédée, et a porté une vraie réflexion sur la notion de l’art!

À travers ses « ready-made », Duchamp a non seulement bouleversé l’art du 20ème siècle, mais a aussi influencé des courants artistiques comme l’Art conceptuel, le Surréalisme, le Pop Art et d’autres encore. Ces «ready-made» qui n’ont été largement diffusées qu’à partir des années 60, en version rééditée après la disparition de leur version originale.

En plus d’avoir inventé le concept du « ready-made », Marcel Duchamp a probablement aussi jeté les bases du «happening», un concept faisant aussi partie de l’Art contemporain. En effet, lors des expositions à New York et à Paris qu’il a organisées fin des années 30 et début des années 40, Duchamp a organisé des performances en direct faisant participer les visiteurs, le principe même du «happening» auquel on assiste aujourd’hui lors des évènements artistiques.

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Un fil dans la Boîte, «suivez la ligne»: Une performance de l’artiste Elma Riza!

Un fil dans la Boîte, «suivez la ligne»: Une performance de l’artiste Elma Riza!

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Du 26 octobre 2018 au 15 février 2019, "La Boîte", galerie d'art contemporain à Tunis accueille l'installation-performance de l'artiste Elma Riza. Une exposition qui vaut le détour!

Depuis sa création il y a dix ans, dans les locaux du groupe Kilani à la Cherguia, «La Boîte» nous a habitués en matière d’Arts Plastiques, grâce à sa directrice artistique Fatma Kilani à l’inattendu et au conceptuel. Aujourd’hui, avec l’assistance de Patricia Triki, Elle nous surprend encore avec les performances jamais identiques, toujours renouvelées, de Elma Riza, artiste franco-tunisienne qui vit et travaille à Berlin dans le domaine des arts visuels. Elma Riza, diplômée de l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Berlin, développe ses recherches autour de la notion d’espace en utilisant différents médiums: la photographie, la vidéo, la sculpture, le dessin, l’installation-performance. La plupart de ses installations sont des œuvres éphémères réalisées sur place.

J’entends mon voisin, artiste, dire: «c’est fou ce qu’on peut faire avec un fil». Nous avons une pensée pour «la linea», série d’animation italienne d’Osvaldo Cavandoli qui partait d’une ligne pour conter d’improbables histoires. À La «Boite», Elma Riza installe devant nous un univers de lignes dans l’espace, fait d’un fil bleu détendu, qu’elle organise peu à peu en trajectoires, d’un point du sol ou du mur à un autre, jusqu’à ce que, après de nombreuses errances rectilignes, il s’arrête au bout du dessin. Et elle dit: «je tire le trait jusqu’au bout, je ne laisse pas le crayon sur la page».

Entre chaque point d’inflexion, l’artiste se ménage une pause pour réfléchir où aller. On peut sentir le temps qui passe et voir le trait qui repart vers un ailleurs toujours impossible à prédire.

À l’origine de l’Art Plastique, était le trait, la trace, le tracé. Et le trait à donné naissance au territoire, à la carte et aux frontières puis, grâce à la perspective, au volume. Avec Elma Riza, un paysage abstrait s’édifie devant nous. C’est une fabrication publique, une gestuelle de l’action. Le trait a pris son autonomie, il évolue librement dans l’espace. Un spectateur attentif y a vu une métaphore de la vie: «d’un point à l’autre, un tracé volontaire puis une agitation un peu brouillonne sur un plan, avant de repartir dans une autre direction et une nouvelle agitation pleine de repentirs».

À chaque point fixé, plusieurs avenirs possibles. La performance est éphémère. Son enregistrement vidéo ne fait que la documenter et ne peut transmettre le vécu. Fatma Kilani parle de «filage» au sens théâtral du terme, mais c’est un filage d’archive, pas un filage d’avant première. Seule compte la performance installée dans le temps et dans l’espace. Le fil bleu, couleur de la concentration selon Maurice Merleau- Ponty, visite et décrit l’espace. Ce n’est pas un fil rouge qui impose sa présence, ce n’est pas une ligne blanche, la ligne à ne pas franchir, c’est un baladin de l’espace et du temps.

Elma Riza aborde plusieurs thèmes: celui du corps comme élément visuel faisant partie de la composition de l’œuvre celui du dialogue entre les formes et les espaces crées, celui du vide, de l’instant d’après.

Quand? du 26 octobre au 15 février 2018

Où? «La Boîte» est au 2e étage du siège du Groupe Kilani, sis au 25 rue 8603 à La Charguia I.

Pour plus d’infos cliquez ICI!

 

 

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La 4ème Biennale Internationale de Casablanca: L’évènement d’Art contemporain à ne pas manquer!

La 4ème Biennale Internationale de Casablanca: L’évènement d’Art contemporain à ne pas manquer!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

Du 27 Octobre au 2 Décembre 2018, se tiendra la 4ème Biennale Internationale de Casablanca dédiée à l’art contemporain et intitulée «Récits des Bords de l’Eau ». Ideo Magazine vous parle de cette manifestation!

La 4ème Biennale Internationale de Casablanca est organisée par la Fondation Maroc Premium et sera de retour à partir du 27 Octobre 2018. Elle réunira une quarantaine d’artistes venus des quatre coins du monde dont les oeuvres investiront les lieux emblématiques de la ville Blanche.

Cette édition est dirigée par Christine Eyene et développée en collaboration avec un comité curatorial composé de Dr. Ethel Brooks, Yasmina Naji, Ema Tavola et Françoise Vergès et s’ordonnera autour du thème «Récits des Bords de l’Eau ».  La Biennale propose ainsi d’explorer des récits et vécus issus de contextes insulaires ainsi que le rapport aux affluents, mers et océans, dans une dimension à la fois historique et contemporaine, incluant les expériences de déplacement, voyage, migration et hybridité culturelle.

Le thème de cette édition soulève de nombreuses questions contemporaines et sociétales auxquelles les artistes vont répondre grâce à diverses formes créatives. En addition aux expositions, des journées professionnelles, des tables rondes et d’autres actions sont prévues pour cette édition, organisées en collaboration avec l’École supérieure des beaux-arts de Casablanca, le Musée Abderrahman Slaoui et l’Institut français de Casablanca.

Parmi les artistes attendus à cette manifestation, nous pouvons citer Ibrahim Ahmed (Koweit/ Egypte), Yoriyas Yassine Alaoui(Maroc), Gilles Aubry (Suisse/Allemagne), Bianca Baldi (Afrique du Sud/Belgique), Cristiano Berti(Italie), Sutapa Biswas (Royaume-Uni) et de nombreux autres artistes.

On note aussi la participation de l’artiste visuelle tunisienne Héla Ammar. Cette artiste qui n’arrête pas de multiplier ses expositions à l’étranger sera d’ailleurs, en plus de la Biennale Internationale de Casablanca, présente à la 31ème édition d’«Instants Vidéo Numériques et poétiques» à Marseille du 9 Novembre au 10 Décembre 2018, ainsi qu’au «Addis Foto Fest» en Ethiopie du 6 au 10 Décembre 2018.

Bab B’har (la porte de la mer) , Courtesy Héla Ammar, 2017

Pour en savoir plus, cliquez ici

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L’artiste japonaise Yayoi Kusama dévoile sa nouvelle exposition stupéfiante à Londres!

L’artiste japonaise Yayoi Kusama dévoile sa nouvelle exposition stupéfiante à Londres!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

«The Moving Moment When I Went to the Universe» est la nouvelle exposition de l’artiste japonaise incontournable de l’Art contemporain Yayoi Kusama. L’exposition se déroulera du 3 Octobre au 21 Décembre 2018 dans la galerie Victoria Miro à Londres. Ideo Magazine vous parle de cette installation spectaculaire.

// Yayoi Kusama: figure incontournable de l’Art contemporain

L’artiste japonaise âgée de 89 ans, Yayoi Kusama compte parmi les plus grands noms de l’Art contemporain. Figure incontournable de la scène artistique internationale, Kusama a exposé ses œuvres impressionnantes dans les galeries, biennales et musées les plus importants au monde (Amérique, Australie, Finlande, France, Espagne et plusieurs autres pays). Cette artiste a étudié la peinture à Kyoto, mais s’est ouverte au cours de sa carrière sur plusieurs autres champs de création tels que la gravure, l’art de l’installation, la littérature et la sculpture. Elle s’est installée à New York pendant les années 1950, et a vite réussi à gagner une notoriété internationale remarquable grâce à ses œuvres impressionnantes.

// Sa nouvelle exposition «The Moving Moment When I Went to the Universe» 

Yayoi Kusama se singularise par un style artistique ludique, où couleurs et géométrie s’entremêlent pour créer des univers de fantaisie invitant à l’évasion. À travers ses créations, Yayoi Kusama réinvente l’espace et transporte le spectateur vers un ailleurs. Sa nouvelle exposition, «The Moving Moment When I Went to the Universe» déployée au sein de la galerie Victoria Miro à Londres, s’inscrit dans ce même style de création décalé. Ce projet artistique propose de nouvelles peintures et sculptures bariolées orchestrées à travers des scénographies miroitées et lumineuses, créant des illusions visuelles surprenantes.

Les œuvres de cette exposition invitent les visiteurs à interagir avec, à se déplacer autour d’elles et à les percevoir des différents cotés. L’artiste a créé des environnements immersifs en jouant avec les formes et les couleurs, l’espace et le temps.

Dans cette exposition de Kusama, on trouve également, des œuvres de la série iconique «My Eternal Soul». Les formes emblématiques de l’art de Kusama; celles des citrouilles et des fleurs inspirées du vécu de l’artiste (champs qui entouraient la maison de son enfance), sont fortement présentes dans l’exposition. En effet, on retrouve des sculptures de citrouilles et des fleurs peintes en bronze. On retrouve aussi les motifs répétitifs de pois en pointillés, qui viennent rythmer l’espace, aux côtés des couleurs vives et éclatantes des œuvres. Yayoi Kusama a également créé une Infinity Mirror Room inédite, créée spécialement pour cette exposition. Une installation artistique et visuelle à ne pas rater!

victoria-miro.com

 

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Open Art Week, le festival international d’Art contemporain qui débarque à Tunis!

Open Art Week, le festival international d’Art contemporain qui débarque à Tunis!

ÉCRIT PAR Rania Lahmer

La manifestation multidisciplinaire d’art contemporain Open Art Week (OAW), qui s’est déroulée en première partie à Perugia en Italie du 29 Septembre au 7 Octobre débarque à Tunis du 13 au 21 Octobre 2018. Zoom sur ce festival très prometteur!

L’Art contemporain a connu des changements radicaux, notamment ces dernières années dans les pays méditerranéens. En effet, de nouvelles pratiques artistiques contemporaines ont vu le jour, et de nouveaux espaces de productions artistiques se sont imposés comme des alternatives aux institutions publiques et galeries privées. C’est dans ce contexte que le projet Open Art Week trouve son origine.

Ce festival se veut un espace d’échange créatif itinérant dans le monde entier, et ce à travers la création d’un réseau international d’espaces indépendants basé sur trois secteurs d’interventions: la cartographie des espaces indépendants participants, l’échange d’artistes et de managers; la co-organisation d’une semaine d’art -Art Week- itinérante dans les pays participants.

L’objectif de Open Art Week est ainsi d’offrir les ressources et les moyens nécessaires, ainsi que d’organiser le nouveau secteur culturel indépendant, et de lui offrir une meilleure visibilité internationale.

Pour l’année 2018, Open Art Week, va réunir, plus de 40 artistes issus des deux pays: La Tunisie et l’Italie (Chaque année, elle intégrera un nouveau pays). Des artistes comme le danseur Rochdi Belgasmi et l’artiste visuelle Mouna Jemal Siala seront présents. Ce festival inclura des projections de films, des spectacles de danse, des concerts de musique, des expositions photographiques, du théâtre et de la Bande Dessinée.

Pour savoir plus sur le programme d’Open Art Week, ainsi que sur les espaces accueillant les œuvres artistiques contemporaines, cliquez ICI!

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Daniel Buren, artiste conceptuel amoureux des rayures

Daniel Buren, artiste conceptuel amoureux des rayures

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

Cet été, la mode est aux rayures. Il est donc inévitable de parler de Daniel Buren, cet artiste conceptuel français qui a fait des rayures son terrain de jeu favori. Ideo magazine vous propose un retour sur son travail.

Connu pour son travail contemporain sur les rayures, et célèbre pour ses colonnes que l’on trouve dans la cours du Palais Royal, Daniel Buren n’en reste pas moins un artiste à la très longue carrière. Pour en arriver à ses débuts, il faut remonter en 1960, il avait alors 22 ans. Coup de chance, un hôtel des Caraïbes lui passent sa première commande. Pendant 9 mois, il a réalisé pour eux des peintures murales figuratives de grandes dimensions. C’est cette première expérience qui lui a permis de trouver sa voie, celle de l’art contemporain. À l’époque, son jeune âge le faisait encore hésiter entre le cinéma, l’écriture et les Arts Visuels.

//Daniel Buren, homme de rayures

C’est en 1965, alors qu’il était de passage à Paris, Daniel Buren fait un tour au célèbre marché Saint-Pierre, niché sur une colline pittoresque de Montmartre, pour se réapprovisionner en tissu. Sur une des étales couvertes d’une multitudes d’étoffes, il tombera sur une toile normalement réservé aux stores et constitués de bandes parallèles et égales. Ce fut le déclic. Il l’a recouvrit d’abord de peinture. Mais lorsqu’il abandonna ses pinceaux, il se consacra à ce qu’il appelle son «outil visuel». Les bandes rayées seront alors sa marotte qu’il reproduira dans différents lieux (musées, murs, rues) afin de poser un regard neuf sur l’architecture et l’environnement.

//Daniel Buren, un artiste-plasticien consacré

Sa première exposition internationale, «Prospect», s’est tenue en 1968 à Düsseldorf, en Allemagne. C’est elle qui lui a permis de mettre véritablement un pied dans le milieu de l’art car c’est grâce à elle qu’il a pu nouer des avec des galeristes américains comme Leo Castelli ou encore allemands comme Konrad Fischer. Preuve de son succès grandissant, en 1983, le musée d’Art moderne de la ville de Paris lui a consacré une première grande exposition. Devenu l’un des artistes français les plus connus au niveau international, il a été couronné en septembre 2007 du Praemium imperiale, l’équivalent du Nobel pour les arts.

Pour consulter le site internet de Daniel Buren, c’est par ici. 

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Utopies Visuelles: quand l’Art et le Tourisme s’invitent à Sousse

Utopies Visuelles: quand l’Art et le Tourisme s’invitent à Sousse

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

Du 5 au 19 juillet 2018, la ville de Sousse est investit par l’événement Utopies Visuelles. Art Contemporain, street-art et plus encore rencontrent le tourisme pour faire vibrer la ville de Sousse. Ideo magazine vous en dit plus sur Utopies Visuelles.

Organisé par Elbirou avec le soutient de TFANEN – Tunisie Créative, Utopies Visuelles est un évènement original qui mêle tourisme et Art sous toutes ses formes pour que les deux se nourrissent et s’enrichissent mutuellement. Ils l’assurent «contrairement aux UV (Ultra Violet), les Utopies Visuelles sont des rayons artistiques auxquels on peut s’exposer sans modération et sans risque d’excès».

// Utopies Visuelles, un évènement dans la ville

Pendant deux semaines, plus d’une quarantaine d’artistes de divers horizons interviendront dans des lieux inédits afin de créer un parcours original intégrant les principaux axes de la ville de Sousse. Vous pourrez ainsi découvrir cette ville portuaire sous un nouveau jour.

Pour découvrir le programme, les biographiess des artistes, et l’emplacement des œuvres, cliquez ici.

Publiée par Elbirou sur Lundi 18 juin 2018

Quand? Du 5 au 19 juillet 2018.

Où? À Sousse.

 

 

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Jaou Tunis 2018: quand l’art contemporain révèle les lieux insolites de la ville

Jaou Tunis 2018: quand l’art contemporain révèle les lieux insolites de la ville

ÉCRIT PAR Khadija Djellouli

Pour sa cinquième édition, Jaou Tunis réconcilie l’art contemporain et le patrimoine. Une idée forte qui invite à découvrir des lieux insolites, dont les traces du passé sont révélées par des œuvres sensibles et audacieuses.

Cette nouvelle édition organisée par la Kamel Lazaar Fondation, a débutée le 27 juin 2018 par un bal de vernissages aux quatre coins de la ville de Tunis. Ainsi le premier jour de l’événement, s’est déroulée au cœur de l’ancienne bourse du travail une performance théâtrale intitulée « la symphonie des silences ». Cette mise en scène signée Bahram Aloui interroge sur notre capacité à s’écouter les uns les autres.

Les jours suivants, quatre expositions ont été inaugurées dans quatre lieux divers. Dirigées par 4 commissaires d’expositions, Jaou Tunis a souhaité les relier autour du thème des quatre éléments primaires (le feu, l’air, la terre et l’eau), une intention non vraiment ressentie lors de notre visite. Finalement elles ont de commun le thème du patrimoine révélé et cela semble suffisant dans une ville où la notion du patrimoine est plus que discutable. En effet, que ce soit à l’église de l’Aouina, à Dar Baccouche, à Tourbet Sidi Boukrissan ou à l’imprimerie Cérès, le visiteur se trouve confronté à la vision du patrimoine et à sa souffrance. Ces lieux souvent abandonnés ou mal entretenus révélent l’état de négligence que ces bâtiments empreints d’histoire subissent et renvoie à l’urgence de se les réapproprier car ils sont le miroir de la Tunisie.

Mais soyons clair, chaque commissaire a pensé son exposition suivant son propre fil conducteur, et s’est appropriée son espace pour réaliser une exposition singulière.

Ainsi à Dar Baccouche, l’exposition organisée sous la direction de Aziza Harmel interpelle sur la notion de l’invisible. Cette maison de la rue des Selliers, fondée par Mohamed Baccouche est assez originale par son histoire et son architecture, en témoigne son patio couvert et une des pièces centrales de la maison qui fut transformée en chapelle orthodoxe par les Russes blancs de l’armée Wranger durant la seconde guerre mondiale. Beaucoup de gens ont vécu dans cette maison et beaucoup y sont morts. Ces présences, ces fantômes semblent encore habiter l’espace. Nous nous sommes même demandé le temps d’un instant si l’œuvre de cette exposition dont le thème récurrent est l’étrangeté et la présence de l’absence, n’était pas la maison elle même? Ainsi cette exposition consiste en une rencontre née du contraste entre les mémoires de chaque artiste, de telle manière à ce qu’elles soient juxtaposées avec l’histoire du lieu, nous explique Aziza Harmel. 13 artistes, venus des quatre coins du monde cohabitent ainsi le temps de quelques jours avec les fantômes de ce lieu, reposant ici pour l’éternité.

Oeuvre de l’artiste tunisienne Yesmine Ben Khelil à Dar Baccouche – Crédit K.Djellouli

Direction Tourbet Sidi Boukrissan, au cœur de la médina de Tunis. Cette nécropole au style néo-mauresque, restaurée entre 1981 et 1983 abrite les tombes des Beni Khourassane. Réalisée par Khadija Hamdi Soussi, l’exposition réunit 14 artistes originaires du monde arabe. Elle explique le thème de cette exposition par ces mots : « l’exposition porte sur deux axes : le premier offre l’occasion de rassembler des œuvres autour d’une scénographie muséale, tandis que le second se propose de confiner les œuvres sélectionnées dans l’espace d’un musée consacré au thème du retour au patrimoine appliquée à l’art. Les deux axes visent à réhabiliter le patrimoine par le biais de l’apport artistique et à le conserver, d’où la notion de musée imaginaire.» Notre première impression du lieu est que nous nous trouvons dans un lieu sacré où il est impératif de garder le silence, un lieu secret qui recèle tant d’histoire. Mais ici ce ne sont pas les œuvres qui révèlent le lieu mais bien le lieu qui révèlent les œuvres. En témoignent l’installation de l’artiste tunisien Malek Gnaoui, une immense colonne de brique qui ne prend sens que dans ce pavillon, en dialogue avec son architecture.

Oeuvre de l’artiste tunisien Malek Gnaoui à Tourbet Sidi Boukrissan  – Crédit K.Djellouli

Arrivé quelques jours trop tard, nous n’avons pu visiter l’exposition de la commissaire Myriam ben Salah installée à l’Eglise de l’Aouina, mais nous pouvons néanmoins vous raconter son histoire. En effet, devenue depuis quelques années une salle de boxe, elle trône au milieu d’un carrefour d’une avenue très passante et bruyante, elle évoque aujourd’hui un repère pour tous les habitants du quartier. Bien que la fonction première d’une église soit la maison de dieu, elle n’en reste pas moins partout dans le monde un point de repère dans la ville, non? Inaugurée en 1932, elle a subi d’importants dégâts pendant les bombardements des avions anglais et américains en 1943. L’édifice a été reconstruit l’année suivante. L’église a fermé ses portes officiellement le 10 juillet 1964 suite à un modus Vivendi signé entre le Vatican et le gouvernement tunisien et fait partie du domaine de l’Etat depuis 1964. Sa vocation a radicalement changé, et c’est désormais une salle de boxe.

Enfin le pavillon installé à l’imprimerie Cérès à Montplaisir et dirigé par Amel Ben Attia. S’étendant sur une surface de 900m2, Ce local géant à impression était la « Salle machine » de la première imprimerie offset de la Tunisie, crée en 1971. Aux prémices de sa démarche, elle dit s’être rappelée d’une interview de Marguerite Yourcenar : on entend la romancière reprendre une citation de Jean Cocteau, et répondre à un journaliste qui lui demandait : « Que prendriez-vous avec vous si votre maison brulait ? » et elle répond « J’emporterai le feu ». C’est à partir de cette dernière phrase qu’Amel Ben Attia a démarré son projet. Séduite par l’ambivalence de l’élément feu, elle a choisi de le traiter à travers plusieurs pistes, en fonction de l’approche personnelle de chaque artiste.

Bien que l’organisation de l’événement après vernissage laisse à désirer (plan mal indiqué sur le site web de l’événement pour les pavillons à la médina de Tunis, exposition qui ne respecte pas les heures de fermeture), les commissaires d’exposition ont pu avec les moyens mis à disposition, réaliser de belles scénographies. Le choix des œuvres sont pertinentes, les expositions sont fluides et on se sent transporté le temps d’un instant vers un ailleurs. Même si l’art contemporain vous est étranger, il est n’est pas nécessaire de le maitriser pour pouvoir apprécier ces expositions, il vous suffit de simplement vous balader et de l’interpréter à votre manière.

Jaou.tn

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«Le Tour des galeries», un événement original de Jaou Tunis!

«Le Tour des galeries», un événement original de Jaou Tunis!

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

Dimanche 1er juillet 2018, Jaou Tunis a décidé de faire faire le tour des galeries d’art aux curieux et aux passionnés. Ideo magazine vous fait visiter en avant-première ces 6 galeries que vous pourrez découvrir lors de Jaou Tunis.

Jaou Tunis voudrait contribuer au développement indispensable du marché de l’art. La présence des galeries dans la programmation de Jaou est donc fondamentale. À cette occasion, elles mettent en place des expositions temporaires qu’elles produisent avec leurs artistes et qu’elles inaugurent à l’occasion de Jaou. Vous pourrez ainsi découvrir des photographies, des peintures, des installations, des sculptures et bien plus encore!

//Kalysté

Située au cœur de la Soukra, la galerie Kalysté a vu le jour en décembre 1994. Dirigé par ses deux fondatrices Melika Kastalli Ben Khelil et sa fille Synda Ben Khelil, cet espace a choisi une stratégie artistique consistant à s’ouvrir à toutes les tendances tout en étant exigeant en termes de qualité.

Quand? De 11h00 à 11h30.

Quoi? Elemen’terre de Zied Lasram.

Pour en savoir plus c’est par ici.

//Galerie El Marsa

Egalement fondée en 1994 à Tunis, la galerie El Marsa s’est donnée pour mission de promouvoir et de valoriser l’art moderne et contemporain d’Afrique du Nord. S’appuyant sur une programmation diversifiée et ambitieuse, à travers des expositions, des événements culturels et des foires internationale (Dubaï, Paris et New York), la galerie œuvre à susciter l’intérêt pour l’art en favorisant les dialogues entre acteurs culturels, sociaux et artistiques.

Quand? De 12h00 à 12h30.

//Ghaya Gallery

Spécialisée dans l’art contemporain et la photographie la Ghaya Gallery fut fondée par Aycha Ben Khalifa et Emira Trabelsi en 2014. Elle présente des expositions personnelles et collectives, aussi bien d’artistes émergents que d’artistes confirmés, tunisiens et étrangers. La Ghaya gallery est un espace d’expérimentation dédié à différents médias comme les dessins, les peintures, les photographies et les sculptures.

Quand? De 13h00 à 13h30.

Quoi? Lieux de Nulle Part.

Pour en savoir plus c’est par ici.

//AGorgi

Fondée en 1988, la Galerie AGorgi est la galerie la plus ancienne encore ouverte aujourd’hui. Depuis quelques années, afin d’apporter une visibilité internationale aux artistes tunisiens, la Galerie participe à de nombreuses foires internationales d’art contemporain, telles que 1:54 Londres, AKAA Paris, Art Brussels, Paris Art Fair.

Quand? De 14h00 à 14h30.

Quoi? Une ligne, un tracé.

Pour en savoir plus c’est par ici.

//Selma Feriani Gallery

Créée en 2013, elle expose les œuvres d’artistes venant de la région MENA et des quatre coins du monde. Ces dernières années, elle a participé aux éditions 2015 et 2017 de la Biennale de Venise. La « Selma Feriani Gallery »a pour objectif de faire découvrir les jeunes talents et de soutenir le développement de leur carrière à long terme.

Quand? De 15h00 à 15h30.

Quoi? Narratives of Displacement.

Pour en savoir plus c’est par ici.

//Le Violon Bleu

La galerie «Le Violon Bleu» a été créée à l’initiative de Essia Hamdi en 2004 et a choisi de sélectionner des artistes confirmés et de renommée internationale. En 2006, la galerie a commencé son expansion internationale en s’installant à Londres, au cœur de l’effervescence artistique…

Quand? De 16h00 à 16h30.

Quoi? Marianne Catzaras – L’éternité un arbre

Pour en savoir plus c’est par ici.

 

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«Longueur d’un pas», première exposition personnelle de Dorra Mahjoubi à la galerie parisienne Lalalande

«Longueur d’un pas», première exposition personnelle de Dorra Mahjoubi à la galerie parisienne Lalalande

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Dans le cadre du Printemps Culturel Tunisien à Paris, de la Biennale de la Mémoire d'île de France et du Collectif 3C, l’artiste Dorra Mahjoubi organise son exposition personnelle à la galerie LALALANDE à Paris. L’exposition s’intitule «longueur d’un pas ». Le début d’une longue marche.

La galerie «LaLaLande», dirigée par Ilyès Messaoudi et son associé Sofien Trabelsi a ouvert en novembre 2017. On ne le répètera jamais assez, ses concepteurs veulent en faire un lieu hybride de création et de rencontres ainsi qu’un endroit consacré aux artistes de la Méditerranée… et de tous bords. Ainsi, la galerie a participé au salon du dessin à Paris. Après l’exposition très remarquée, intitulée «1480 km» qui réunissait 12 artistes des deux rives autour du thème du voyage et de la distance entre Tunis et Paris, la galerie, fidèle à sa vocation, accueille l’artiste Dorra Mahjoubi et lui ouvre son espace pour sa première exposition personnelle. Le vernissage de l’exposition, aura lieu le mercredi 20 juin 2018 à 18h.

La fête de finissage se fera le 5 Juillet 2018 à 18h après le débat organisé par le Printemps Culturel Tunisien sur l’Art Contemporain Tunisien en présence de l’artiste, qui est aussi chercheuse en histoire de l’art contemporain ainsi que d’autres acteurs de la scène artistique tunisienne.

Diplômée de l’Institut Supérieur des Beaux Arts de Tunis en 2016, Dorra Mahjoubi poursuit des études en Histoire de l’Art à l’Université Paul Valéry à Montpellier.

L’attachement de cette artiste à la spontanéité du geste pictural oriente sa recherche artistique vers les principes de l’action painting. Ses œuvres portent ainsi la marque de la présence du peintre face à la toile: le corps, source du mouvement, est l’origine et la raison de ses compositions.

Installée en France depuis deux ans, l’artiste traite essentiellement de la problématique de l’immigration à travers la question du mouvement du corps dans l’espace. Elle raconte cette quête à travers une anecdote lourde de sens: alors qu’elle cherchait désespérément à se loger, à Montpellier, la voilà qui chute et se voit immobilisée. Cela tombait, si on peut dire très mal. Elle fera de sa première marche de convalescente une vidéo qui sera montrée lors de l’exposition.

«Un voyage de mille milles commence par le premier pas.» disait Lao Tseu. Elle en fera sa démarche ainsi que le titre de son exposition, car c’est un parcours qu’elle retrace ici, parti de  la longueur d’un pas, elle entame sa longue marche.

On ne s’étonnera guère du succès de son happening, à la fontaine des Innocents, au Châtelet, en l’honneur des naufragés de Kerkennah où elle avait fabriqué un bateau avec une de ses toiles et invité les spectateurs à s’y installer : l’émotion était au rendez-vous et la petite embarcation, qui rappelait un suaire, finit par être immergée.

Cette jeune femme en pleine éclosion travaille sur la mémoire personnelle et collective et l’appropriation de l’espace à travers l’empreinte qu’on y laisse. Son œuvre, à la fois esthétique et conceptuelle, évoque avec une grande sensibilité la trace de l’être humain sur terre.

Avec sa gestuelle et ses couleurs vives, elle sillonne les rues, elle se les approprie à travers ses propres pas et ceux des autres, ces étrangers qui pour elle deviennent aussitôt des proches. La somme des pas de l’artiste dans les espaces publics abolissent les frontières et s’enracinent dans une réalité voulue, rêvée ou attendue. L’empreinte est son arme contre l’oubli. Dorra Mahjoubi présentera divers formats, quatre vidéos, dont une que vous pourrez-voir ci -dessous, ainsi que plusieurs installations qui tous murmurent le vécu des traces et des matières.

Dorra Mahjoubi, elle, cite ce proverbe arabe : « Celui qui ne se plante pas ne poussera jamais ». Elle continue ainsi: « Prendre racine de chaque côté de la mer c’est affronter sans cesse l’absence, c’est accepter de se bâtir en silence, c’est paradoxalement exister deux fois et n’exister qu’à moitié».

Galerie La La Lande 11 rue Lalande 75014 Du mardi au samedi de 14:00 à 21:00 et sur rendez-vous.

INFOLINE :

Ilyes Massaoudi + 33 7 68 10 80 25

Sofien Trabelsi   + 33 6 40 56 12 54

 

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Art Basel, une des plus prestigieuses foires d’Art Moderne et Contemporain

Art Basel, une des plus prestigieuses foires d’Art Moderne et Contemporain

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

Du 14 au 17 juin, la foire d’Art Moderne et Contemporain Art Basel investit la Suisse. Pendant 4 jours, les amateurs et les professionnels du monde de l’Art contemporain s’y presseront pour découvrir ce qui se fait de mieux et de plus côté dans le domaine.

Pour sa 49ème édition, la foire Art Basel réunit encore une fois les acteurs majeurs du monde de l’Art Contemporain, faisant ainsi d’elle un événement incontournable dans le milieu. Jouissant d’une réputation internationale, Art Basel se déroule en ce moment en Suisse. Mais sa force tentaculaire s’étend désormais également à Honk Hong et à Miami. Car il faut savoir que la réputation de la foire rejaillie sur les galeries qui y exposent. En effet, d’après le dernier rapport UBS d’Art Basel, les foires, et notamment celle-ci, représentent jusqu’à 46% du chiffre d’affaires des galeries.

//Art Basel, une immense foire

Art Basel, c’est entre autre un gigantesque hall qui s’étend sur deux étages et regroupe 290 galeries venant de 35 pays. C’est aussi un deuxième hall dédié uniquement aux œuvres de très grande taille et 71 projets sélectionnés pour la série UNLIMITED. Alors que la foire avait accueillit pas moins de 95 000 visiteurs en 2017, Art Basel compte cette année encore faire carton plein.

 

 

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La Tunisie, nouvelle terre de l’Art contemporain

La Tunisie, nouvelle terre de l’Art contemporain

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

Le début de l'été 2018 tunisien sera définitivement consacré à l’Art contemporain. Avec Kerkennah 01 et Jaou Tunis, deux événements majeurs qui se sont donnés pour mission de démocratiser cette forme d’art, la Tunisie peut-elle prétendre devenir une référence incontournable dans le domaine?

Beaucoup citent le Maroc et son Musée d’Art Contemporain Africain Al Maaden (MACAAL) comme référence dans le domaine. Certes, la Tunisie ne peut pas se vanter d’avoir un lieu de cette envergure qui réunirait les incontournables noms et événements de l’Art Contemporain. Pourtant, le pays du jasmin accueille successivement Kerkennah 01 et Jaou Tunis en ce mois de Juin 2018. Deux grands rendez-vous annuels qui auront lieu respectivement du 21 au 27 juin 2018 puis du 27 juin au 1er juillet 2018. À partir de là, nous sommes en droit de nous demander si la Tunisie est un acteur sérieux dans le milieu de l’Art Contemporain.

//Kerkennah 01-Jaou Tunis, deux événements nationaux, une portée internationale

Que ce soit du côté de Kerkennah 01 ou de Jaou Tunis, ces deux événements qui se déroulent en Tunisie drainent dans leur passage une flopée d’artistes de renommée internationale qui exposeront aux côtés d’artistes tunisiens. Si Jaou Tunis met l’accent sur le patrimoine national, Kerkennah 01 – 1er événement de cette envergure – a choisi de mettre l’accent sur les arts visuels et la photographie. Workshops, débats, expositions… Les organisateurs des deux événements ont mis les petits plats dans les grands pour faire de ces rendez-vous des événements sérieux.

//La Tunisie, ses galeries et ses artistes.

En parallèle de ces événements éphémères, la Tunisie compte également des institutions pérennes et des grands noms dans le domaine de l’Art Contemporain. Pour n’en citer que quelques-uns, du côté des galeries nous pouvons compter sur le travail de la Ghaya Gallery, la Selma Feriani Gallery ou encore la galerie AGorgi qui sont devenus depuis maintenant plusieurs années des lieux incontournables de l’Art Contemporain. Côté artistes, la Tunisie est fière de compter parmi eux des personnes de talent comme Héla Ben Ammar, Mariem Bouderbala ou encore Slown!

Quant à savoir si la Tunisie peut accéder au titre de nouvelle terre de l’Art contemporain, nous devrons attendre la fin de Jaou Tunis et de Kerkennah 01 pour voir si leur succès a été à la hauteur de nos attentes!

Pour en savoir plus sur Jaou Tunis, c’est par ici.

Pour en savoir plus sur Kerkennah 01, c’est par ici.

 

 

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JAOU Tunis 2018: une 5ème édition qui questionne le patrimoine tunisien

JAOU Tunis 2018: une 5ème édition qui questionne le patrimoine tunisien

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

Fondé en 2013 par Lina Lazaar, vice-présidente de KLF (Kamel Lazaar Foundation) et experte en art contemporain, l’événement JAOU Tunis s’est donné cette année pour mission de sensibiliser le public tunisien à la question du patrimoine national et à l’histoire collective. Découvrez le programme!

Pour sa cinquième édition, JAOU Tunis explorera l’idée du « patrimoine approuvé » à travers le prisme des quatre éléments: le feu, l’air, l’eau et la terre. Ce nouveau thème met en lumière une des grandes problématiques de la ville de Tunis, à savoir le devenir de son patrimoine historique.

Ainsi pour mettre en dialogue l’Art contemporain et le patrimoine architectural, JAOU Tunis a décidé de s’établir dans 4 lieux historiques qui font sens, l’Eglise de L’Aouina pour l’eau, El Matbaa (Imprimerie Cérès à Montplaisir) pour le feu, Dar Baccouche (Beb Menara) pour l’air, Tourbet Sidi Bou Khrissane (Beb Menara) pour la terre. Dans ces lieux méconnus, vous pourrez découvrir les travaux uniques de 37 artistes étrangers et tunisiens créés en majorité pour les espaces en question. Avec cet événement, JAOU Tunis tente de montrer comment l’art contemporain peut notamment jouer un rôle dans la compréhension des problèmes de société. L’Ancienne Bourse du Travail (Tunis Marine) fera aussi partie de l’initiative à travers le thème du silence.

Chaque lieu est le fruit de la réflexion de 4 commissaires d’exposition : Amel Ben attia, Aziza Harmel, Khadija Hamdi Soussi et Myriam Ben Salah. Chacune d’elle présentera sa vision par le biais d’une sélection pertinente d’œuvres et d’une scénographie élaborée.

// MERCREDI 27 JUIN – TUNIS MARINE

À l’Ancienne Bourse du Travail

19h30. Performance théâtrale

Orchestre symbolique: Symphonie des silences.

Artistes: Houssem Alaoui, Mohamed El Ouni, Siwar El Bahrouni, Takwa Mechergui, Yosra Ben Ali et Zied Chermi.

Metteur en scène: Bahram Aloui.

21h00. Concert du groupe Dendri: Stambeli Movement.

// JEUDI 28 JUIN – L’AOUINA

L’Église de l’Aouina

18h00. Vernissage du pavillon Eau/Mé

Commissaire: Myriam Ben Salah

Artistes: Alex Ayed, Ayla Hibri, Jessy Moussallem, Ligia Lewis, Lydia Ourahmane, Meriem Bennani, Mounira Al Solh et Philippe Parreno.

Performance: «So something happened, get over it; no, nothing happened, get with it» par Ligia Lewis et Colin Self.

//VENDREDI 29 JUIN – MONTPLAISIR

L’Imprimerie Cérès

18h00. Vernissage du pavillon Feu/Naar.

Commissaire: Amel Ben Attia.

Artistes: Asmahan Tlig, Haythem Achour (Ogra), Maha Malluh, Mehdi-Georges Lahlou, Mohssin Harraki, Monira Al Qadiri, Mustapha Azeroual, Sonia Kallel, Ymane Fakhir, Younes Ben Slimane and Zineb Sedira.

Performance: Curtains par Asmahan Tlig & Haythem Achour (Ogra).

Le 15* – PLACE BARCELONE

21h15. Conversation du pavillon Feu/Naar

Yasmina Reggad avec Joachim Ben Yakoub.

//SAMEDI 30 JUIN – L’AOUINA

L’Église de l’Aouina

10h30. Conversation avec Myriam Ben Salah et Alex Ayed, Ayla Hibri, Jessy Moussallem et Ligia Lewis.

Performance: «So something happened, get over it; no, nothing happened, get with it» par Ligia Lewis et Colin Self.

BEB MENARA

Tourbet Sidi Boukrissan

18h00. Vernissage du pavillon Terre/Trab

Commissaire: Khadija Hamdi Soussi

Artistes: Ali Cherri, Aram Kamrooz, Farah Khelil, Haleh Redjaian, Hazem Harb, Malek Gnaoui, Moataz Nasr, Shahpour Pouyan, Tarek Zaki et Yazid Oulab.

BEB MENARA

Dar Baccouche

19h30. Vernissage du pavillon Air/Hwe.

Commissaire: Aziza Harmel.

Artistes: Alejandro Cesarco, Fakhri El Ghezal, Fotini Gouseti, Kamel Moussa, Miguel Mitlag Mohamed Ben Slama, Naeem Mohaiemen, Narimane Mari, Patricia Esquivias, Steffen Martin et Yesmine Ben Khelil.

// DIMANCHE 1er JUILLET

ENNEJMA EZZAHRA

10h00. Conversation avec Olivia Erlanger

 BANLIEUE NORD

11h00. Tour des Galeries

Kalysté / El Marsa / Ghaya / A.Gorgi / Selma Feriani Gallery / Violon bleu

 

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