Festival de la médina de Tunis: une édition 2018 riche en nouveautés!

Festival de la médina de Tunis: une édition 2018 riche en nouveautés!

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

Comme chaque année depuis 36 ans, la médina de Tunis accueille son célèbre festival. Ideo magazine vous en dévoile le programme de l’édition 2018 qui se déroulera du 19 mai au 10 juin 2018.

Il vous fait vivre le charme des soirée ramadanesques tunisoises. Le festival de la médina fait cette année peau neuve. Entre tradition et modernité avec des spectacles de jazz, de flamenco ou de musique soufi, il y en aura pour tout le monde! Bon à savoir, tous les spectacles commencent à 22h et se dérouleront au théâtre municipal, à la salle d’opéra de la cité de la culture, à Dar Hassine, Dar Lasrem et au club Club Taher Haddad.

//Le programme du festival de la médina de Tunis:

19 mai: musique andalouse (spectacle marocain) au théâtre municipal.

20 mai: Troupe Al-Assil au théâtre municipal.

21 mai: Syrine Ben Moussa au théâtre municipal.

22 mai: Chyoukh Salatin Tarab (Syrie) au théâtre municipal.

23 mai: Fathi Zghonda à Dar Lassrem.

24 mai: Hadhra 3 dans la salle d’opéra de la cité de la culture.

25 mai: Hadhra 3 dans la salle d’opéra de la cité de la culture.

26 mai: Gnaoua (Maroc) au théâtre municipal.

27 mai: Cafichanta place Bab Souika.

28 mai: Troupe Maqamat à Dar Lassrem.

29 mai: «Foundou» de la musique occidentale à Dar Lassrem.

30 mai: «Mesk ellil» de Mourad Sakli au théâtre municipal.

31 mai: Heithem Hdhiri au théâtre municipal.

01 juin: Groupe «Attarab» de Paris à Dar Hassine.

02 juin: Troupe «foundou» pour la musique des jeunes à Dar Hassine.

03 juin: «Koutouf Arabia» de Zin Hadad à Dar Hassine.

03 juin: Los Jitanos / Flaminco au Club Taher Haddad.

04 juin: «Margoum» de Ziad Fatnassi à Dar Hassine.

05 juin: «Zabarjed» d’Abdelkarim Basti à Dar Hassine.

06 juin: spectacle «Youmna» à Dar Lassrem.

06 juin: spectacle «Oudida» à Dar Lassrem.

07 juin: «l’Amour pour l’amour» de Emna Jaziri au théâtre municipal.

08 juin: Zied Gharsa dans la salle d’opéra de la cité de la culture.

09 juin: Troupe el Farabi au théâtre municipal.

10 Juin: «Hamlin» de Ali Jaziri au théâtre municipal.

Pour vous tenir au courant de toutes les actualités du festival de la médina de Tunis, n’hésitez pas à suivre leur page facebook.

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La foire du Livre de Tunis 2018: de beaux débats en perspective!

La foire du Livre de Tunis 2018: de beaux débats en perspective!

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

Du 8 au 15 avril 2018, le palais des Expositions du Kram accueille la 34ème édition de la Foire Internationale du Livre de Tunis. Ideo magazine vous dévoile le programme ambitieux de cet événement culturel.

Cette année la Foire du Livre de Tunis a mis la barre très haute, tant au niveau des thématiques abordées que des intervenants présents pour l’occasion.

// Ecrivains tunisiens en exil heureux

Faouzia ZOUARI et Habib SELMI, deux écrivains tunisiens vivant à l’étranger, ont pourtant produits des oeuvres fortement marquées par leur pays natal. Ayant respectivement choisi le français ou l’arabe comme langue d’écriture, quelles représentations offrent-ils aux lecteurs étrangers qui découvrent la Tunisie à travers leurs ouvrages?

Intervenants: Habib BEN SALHA – Faouzia ZOUARI – Habib SELMI (Tunisie).

Quand? Vendredi 06 avril 2018 de 17h30 à 19h00.

Où? Salle Hind Azzouz.

// Voix Nouvelles, Nouvelles voies de romancières tunisiennes d’expression française

En Tunisie, la littérature féminine francophone s’est d’abord affirmée à travers les oeuvres de la génération postcoloniale que l’on doit entre autre à Jélila Hafsia et Souad Guellouz. Or aujourd’hui, de nouvelles voix, ayant choisi le français comme langue d’écriture, commencent à émerger. À l’occasion de cette rencontre, certaines d’entre elles seront présentes pour en parler plus amplement.

Intervenants: Samir MARZOUKI- Jamila BEN MUSTAPHA- Khaoula HOSNI- Wafa GHORBEL (Tunisie).

Quand? Vendredi 06 avril 2018 de 17h30 à 19h00.

Où? Salle Fatma Slim.

// Rencontre avec l’écrivain algérien Kamel DAOUD

Auteur et journaliste ayant reçu le Goncourt du premier roman, Kamel Daoud nourrit une affection particulière pour la Tunisie – manifestée dans son opus «Je rêve d’être tunisien». Lors de cette foire du livre, il parlera de son nouvel ouvrage primé «meilleur roman de langue française 2017» par le Magazine littéraire Transfuge.

Quand? Samedi 07 avril 2018 de 16h00 à 17h30.

Où? Salle Hind Azzouz.

// Le terrorisme en Tunisie

De nombreux intervenants discuteront autour de la question du terrorisme en Tunisie. Parmi eux, le docteur Bouguira Lilia,médecin spécialiste des adolescents, membre de L’instance vérité et dignité et auteure du livre « Ces jeunes tunisiens devenus soudain terroristes » qu’elle a écrit en se basant sur le témoignage de plusieurs jeunes détenus en prison pour terrorisme depuis 2012.

Quand? Samedi 07 avril 2018 de 16h00 à 17h30.

Où? Salle Fatma Slim.

// Le roman tunisien d’expression française : À la recherche d’un nouveau souffle

Le roman fantastique, le roman comique ou encore le roman policier sont des genres narratifs qui donnent à voir le réel de différentes manières, notamment chez le lecteur arabe. Par quoi se caractérisent ces genres qui suscitent un intérêt voire un engouement grandissant de la part des lecteurs?

Intervenants: Abdelaziz BEKHOJA – Khaoula HOSNI – Mohamed HARMEL – Atef ATTIA (Tunisie)

 Quand? Dimanche 8 avril 2018 de 14h00 à 15h30.

Où? Salle Fatma Slim.

// Peut-on encore parler librement du conflit israélo-palestinien?

Pascal BONIFACE, universitaire géopolitologue français, fondateur et directeur de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (Iris), subit depuis 2001 les foudres des lobbies pro-sionistes pour avoir critiqué la politique d’Israël et dénoncé l’occupation de la Palestine. Dans son nouveau livre « Antisémite » paru en janvier 2018, il fait le récit de ce qu’il a enduré depuis une quinzaine d’années et démonte les agissements sionistes. Peut-on encore, aujourd’hui, débattre librement du conflit israélo-palestinien en France? Telle est la question qui sera débattue à l’occasion de cette rencontre.

Intervenant: Pascal BONIFACE (France).

Quand? Lundi 09 avril 2018 de 14h00 à 15h30.

Où? Salle Fatma Slim.

// Mai 1968 … Regards tunisiens

Mai 1968, grand tournant dans l’histoire moderne de la France, a également eu un impact sur une partie de la génération cultivé en Tunisie d’alors. Quelle image en a donné la littérature tunisienne? Les débattants tenteront de répondre à cette question en s’appuyant notamment sur « Passe l’intrus », roman de l’écrivain et traducteur Béchir GARBOUJ qui a reçu pour cet ouvrage le COMAR 2017.

Intervenants: Anouar ATTIA – Bechir GARBOUJ (Tunisie)

Quand? Mardi 10 avril 2018 de 16h00 à 17h30.

Où? Forum du Ministère des Affaires Culturelles.

// Interaction des langues: le cas de la langue arabe et la langue française

Ce débat réunira Jean Pruvost, spécialiste de «dictionnairique», qui a reçu en 2007 le Prix de l’Académie française et auteur de l’ouvrage «Nos ancêtres les Arabes : ce que notre langue leur doit», et d’éminents linguistes arabisants tunisiens.

Intervenants: Jean PRUVOST (France) – Med Hichem RIFI – Med Slaheddine CHERIF – Fatma LAKHDHAR (Tunisie)

 Quand? Jeudi 12 avril 2018 de 14h00 à 15h30.

Où? Salle Fatma Slim.

// Yamen MANAÏ : une voix au-delà des frontières

Yamen Manaï est un jeune écrivain tunisien qui compte déjà à son actif plusieurs prix nationaux et internationaux (dont le COMAR d’or en 2009 et le Prix des Cinq Continents de la Francophonie en 2017). Il a su se distinguer par l’originalité de son écriture et la profondeur de ses personnages. C’est d’ailleurs ce qui a marqué son dernier roman « L’Amas ardent », qualifié par le Prix Nobel français Le Clézio, Président d’honneur du Prix des Cinq Continents, « de livre aventureux […] qui nous sort des sentiers battus ».

Intervenants: Yamen MANAÏ – Hind SOUDANI (Tunisie)

Quand? Vendredi 13 avril 2018 de 16h00 à 17h30.

Où? Salle Hind Azzouz.

// Le Surmusulam

L’ouvrage de Fathi BENSLAMA « Un furieux désir de sacrifice, Le surmusulman » (2016) est l’une des études les plus pertinentes ayant analysé le profil du «Djihadiste». Benslama c’est aussi penché dans «Jihadisme des Femmes: Pourquoi ont-elles choisi Daech» (2017) sur la psychologie de la femme djihadiste et sur les conditions sociales les ayant poussée à s’engouffrer dans une telle expérience. Cette rencontre sera l’occasion de présenter l’interférence entre le psyché et le social mais aussi de mieux comprendre ce que F. Benslama entend par l’expression de Surmusulman.

Intervenants: Fethi BENSLAMA – Hajer KHANFIR (Tunisie).

Quand? Dimanche 15 avril 2018 de 14h00 à 15 h30.

Où? Salle Hind Azzouz.

 

 

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Musées: les ouvertures les plus attendues de 2018!

Musées: les ouvertures les plus attendues de 2018!

ÉCRIT PAR Ons Larguech

De nos jours, les musées ne se mesurent pas seulement à la grandeur de leurs collections mais aussi à leur image architecturale. Ideo magazine vous propose de découvrir les trois plus beaux musées qui vont ouvrir en 2018!

Exubérants, gigantesques, presque fantastiques, les musées des temps modernes deviennent des monuments à part entière voir les emblèmes des villes qui les abritent.

//Tour Luma, Arles, France, Frank Gehry

C’est à Arles dans le sud de la France que la dernière folie de Gehry prend forme. Un ‘’massif rocheux’’ de 56 mètre de haut au cœur du parc des ateliers, une institution culturelle et artistique qui s’étend sur 10 hectares. Ce projet, sans doute l’un des plus ambitieux de notre temps est porté par Maja Hoffman à la tête de la fondation LUMA avec comme objectif: offrir à Arles une institution culturelle digne d’une grande capitale pour que la ville soit animée toute l’année et pas uniquement le temps des rencontres de la photographie en été. Un projet colossal qui réinvente la conception du musée à travers une plateforme artistique pluridisciplinaire et diverse basée sur la recherche et l’expérimentation en art contemporain. Pour Hoffman, Gehry s’est présenté comme une évidence pour mener à bien ce projet. Gehry, célèbre pour ‘ »redonner une identité et une fonction a un lieu désaffecté », donne a cette tour déstructurée et sculpturale une place primordiale dans la dynamique Arlésienne.

//Musée de l’image et du son, Rio de Janeiro, Brésil, Diller Scofidio + Renfro

En construction depuis 2009, le musée de l’image et du son de Rio de Janeiro s’apprête à ouvrir ses portes après une si longue attente. Situé sur les rives de la plage Copacabana, ce chef d’œuvre architectural s’inscrit déjà dans la liste des attractions phares de la ville. Conçu par le collectif New Yorkais Diller Scofidio + Renfro, le musée se veut typiquement ‘’Carioca’’, totalement imprégné de l’environnement et de l’air de la ville. Pour se faire, l’idée maitresse du projet puise son essence dans ‘’la promenade Copacabana’’. Sa façade principale est une recomposition verticale de la fameuse promenade; c’est aussi un boulevard en hauteur qui dialogue avec le paysage et offre les plus beaux points de vues de Rio. L’avenue deviendra un lieu de rencontre majeur pour les riverains et les touristes. Outre les aspects esthétiques et sociaux du bâtiment, sa conception intègre une démarche de développement durable en recyclant et réutilisant 99,81% des décombres du bâtiment initialement présent sur le site. Un projet attractif et prometteur qui s’ajoute au charme ensorcelant de Rio!

//Le musée national du Qatar, Doha, Jean Nouvel

Après le Louvre d’Abu Dhabi, c’est au tour du Qatar d’inaugurer son chef d’œuvre signé Jean Nouvel. Un bâtiment pittoresque qui s’ajoute à la série des chantiers culturels pharaoniques du moyen Orient. Conçu autour du palais Fariq Al-Salatah et son caravansérail centenaire, le projet est un hommage au désert et à la culture nomade du peuple Qatari. C’est un caravansérail moderne où histoires et récits anciens se révèlent à travers une muséographie des plus avancée. Dans son contenu aussi bien que dans sa forme, le musée présente toute la splendeur des technologies du 21 siècle: acier, verre et béton de fibre s’associent harmonieusement pour former une immense rose des sables qui émerge de la terre. Une sculpture aux couleurs sablonneuses à la fois discrète et éclatante, à l’image de l’histoire de cette nation en pleine reconstruction.

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