Retour sur la table ronde «“COVID-19 Crisis & Emergency funding Mechanisms: what action plan for the Cultural and Creative sector?”

Retour sur la table ronde «“COVID-19 Crisis & Emergency funding Mechanisms: what action plan for the Cultural and Creative sector?”

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Le 20 Mars 2020 sur la plate-forme «Zoom» a eu lieu une table ronde virtuelle inédite: «“COVID-19 Crisis & Emergency funding Mechanisms: what action plan for the Cultural and Creative sector?” C’est Wafe Belgacem activiste culturelle tunisienne, fondatrice de “Culture Funding Watch”et la Fondation Rambourg qui organisaient conjointement cet évènement.

L’initiative a été un succès avec plus de 300 participants effectifs sur 500 inscrits venant des cinq continents. La séance plénière devait traiter de l’impact financier du confinement imposé par le COVID 19 sur le secteur culturel. Elle était suivie de travaux en ateliers simultanés:

-Atelier 1: les initiatives à prendre du point de vue institutionnel.

-Atelier 2: celles du point de vue des artistes et de la communauté culturelle.

-Atelier 3: celles du point de vue des partenaires privés et des fondations.

La séance plénière posait une question inédite à laquelle il était difficile de répondre compte-tenu de l’urgence à faire face aux problèmes immédiats qui s’est imposée à tous.

«Quand j’ai eu l’idée de faire cette conférence, je n’avais pas de plan préétabli mais je sentais l’urgence de rassembler un grand nombre d’acteurs culturels en ces temps difficiles pour comprendre et apprendre à partir de leur témoignages» dit Wafe Belgacem.

Shiran Ben Abderrazzak, CEO de la Fondation Rambourg, un des principaux opérateurs de l’économie culturelle créative en Tunisie, a rappelé que les temps étaient difficiles pour toutes les activités et pas seulement pour les activités culturelles. Toutefois le secteur culturel est particulièrement menacé car il repose sur des entreprises économiques fréquemment fragiles.

Ahmed Amine Azzouzi, le conseiller en charge du développement économique au Ministère de la Culture a ensuite présenté les mesures prises en Tunisie par la Ministre de la Culture, Chiraz Latiri. Ces mesures concernent principalement le soutien aux artistes ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises qui œuvrent dans le secteur. Le Ministère a dû reporter des manifestations culturelles programmées et demander au secteur privé d’en faire autant (20 salles de cinéma, 40 théâtres 57 galeries d’exposition ont dû fermer ,700 événements ont dû être annulés ou repoussés dans un pays de 12 millions d’habitants). Les pistes de réflexion pour mettre à profit le confinement et lancer de nouvelles activités/manifestations culturelles fondées sur le numérique ont commencé à être mises en place avec par exemple le festival privé Gabès Cinéma Fen qui sera en ligne. D’autres viendront par la suite dans la longue période de convalescence qui nous attend.

Toni Attard le directeur de la société d’ingénierie culturelle «Culture Venture» à Malte a présenté une étude d’impact des effets de la pandémie sur le secteur culturel dans son pays.

Le travail en atelier a commencé après la pause.

La problématique est là: identifier qui est en charge de quoi et trouver les acteurs principaux du secteur culturel/ Quel système d’information va-t-on utiliser pour estimer l’impact de la pandémie et ce qu’il deviendra si la pandémie continue / En terme de sensibilisation quelles sont les stratégies spécifiques pour mobiliser les ressources du public et du privé ? Ce sont quelques-unes des pistes sur lesquelles travailler en attendant de meilleurs lendemains.

 

 

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