Quand le Sénégal rend hommage à l’artiste Tuniso-suisse Fatma Charfi

Quand le Sénégal rend hommage à l’artiste Tuniso-suisse Fatma Charfi

ÉCRIT PAR La rédaction

Ce 1 octobre, à la galerie nationale de Dakar, c’est le Sénégal qui rendait hommage à l’artiste Tuniso-suisse Fatma Charfi.

En présence de S.E Monsieur Mehdi Ferchichi, ambassadeur de Tunisie au Sénégal, et de S.E. Madame Marion Weichelt Krupski, ambassadeur de Suisse, se tenait une merveilleuse exposition et cérémonie d’hommage. Après les brefs discours des ambassadeurs, du conseiller du Ministre sénégalais de la culture et du coordinateur de l’exposition, Monsieur Abdou Diouf Ndiaye, les mots de Nabil Mseddi Charfi, fils de la défunte artiste, nous ont rappelé la femme et la mère qui existait derrière l’artiste. Un beau moment d’émotion et de souvenir de la regrettée qui nous a quitté trop tôt, en 2018.

Galerie Nationale – Fatma Charfi

Pour cet événement, une brochette d’artistes sénégalais avaient été sélectionnés par un comité composé entre de le céramiste Mauro Petroni et Sylvain Sankalé, ancien président de la biennale de Dakar.

L’histoire qui unit la biennale de Dakar à Fatma Charfi est belle et intense. Outre le fait qu’elle fut la première femme à remporter le Grand Prix Leopold Sedar Senghor à la biennale, elle fut nettement plus qu’une tunisienne qui participa maintes fois à la biennale. C’est une relation d’amitié profonde qui la liait aux sénégalais, comme le dit son fils Nabil: «Chaque fois qu’elle rentrait de Dakar, elle était comme une autre personne». Et elle ne manquait jamais une occasion de revenir sur cette terre qu’elle affectionnait plus que sa terre d’origine en Tunisie, ou sa terre d’adoption, en Suisse. Pleine de ses rencontres et de ses échanges, elle appréciait plus que tout la sincérité des sénégalais.

Il existe un chemin qui le cœur des sénégalais aux tunisiens, depuis Senghor et avant, sans doute. L’amitié qui unissait Senghor et le président Bourguiba, fondé sur une certaine admiration et un respect mutuel, avait déjà été chantée par le président poète dans l’Elégie de Carthage (Ethiopiques numéro 13, 1978 – revue socialiste de culture négro-africaine)

«C’est encore toi mon Amie, qui me viens visiter m’habiter
m’animer
C’est bien toi ce soulèvement soudain dans ma poitrine,
ces palmes harmonieuses »

Léopold Sedar Senghor

Hier soir, c’était la chanson de Fatma qui résonnait dans la galerie nationale.

Texte et photographies: Axel Derriks

pub TU ramadan
À découvrir aussi
pub TU