L’église de Mateur, un joyau de notre patrimoine, bientôt réhabilitée.

L’église de Mateur, un joyau de notre patrimoine, bientôt réhabilitée.

ÉCRIT PAR Amine Rouissi

Signe visible des traditions tolérantes de la société tunisienne, des églises ont été bâties sur le territoire national même avant l'occupation française. Après l'indépendance, elles ont connu de destinées diverses. Celle de Mateur a été totalement abandonnée sans subir ni restauration ni changement de vocation. la visite de la région par les autorités culturelles dernièrement a lancé une réflexion sur les moyens de sa réhabilitation et l'exploitation ce patrimoine architectural et historique.

Au moment de l’indépendance, la Tunisie comptait une centaine d’églises réparties sur plusieurs régions du pays. Le transfert de propriété de ces édifices aux domaines de l’état avec la signature du modus vivendi, un compromis entre le Vatican et l’état tunisien, a induit des conséquences variées sur ces lieux de culte.

En effet, plusieurs d’entre elles ont connu un changement de vocation en étant transformées en complexes culturels, bibliothèques ou de locaux de l’état. Un dizaine a été purement et simplement détruite faisant ainsi disparaître tout signe de la présence chrétienne dans la région concernée.

L’église de Mateur fait partie de la quinzaine d’édifices qui ont été juste abandonnées. Délaissée et ne remplissant aucun rôle fonctionnel, elle conserve néanmoins tous les aspects classiques de l’architecture chrétienne nord-africaine.

Symbole de l’inertie de l’état face au péril qui guette une partie de ce patrimoine, il a fallu attendre la visite des autorités culturelles pour lancer une réflexion sur les moyens de donner une seconde vie à l’église de Mateur. Pour réserver un meilleur sort à cet édifice, sa réhabilitation pour lui éviter de tomber en ruines devra être le premier pas avant de lui donner toute vocation culturelle ou muséale.

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