Imed Alibi, directeur artistique du Festival International des percussions du Monde à Sousse

Imed Alibi, directeur artistique du Festival International des percussions du Monde à Sousse

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Le 19 octobre dernier, il était à la Cité de la Culture, avec «Imed Alibi and Friends», qui mettait en scène le pianiste David Aubaile, le trompettiste Michel Marre, le chanteur et guitariste Anana Kel Assouf et le bassiste Kaptan Emrah pour un concert exceptionnel autour de sonorités jazzy et touareg. Imed Alibi sera de retour au Festival International des percussions du Monde en tant que directeur artistique, du 16 au 21 décembre 2018 au théâtre Municipal de Sousse.

C’est à Rabat pour le festival «Visa for Music» au théâtre «Renaissance» jeudi 22 novembre 2018 , puis à Beyrouth pour le festival «Beirut and Beyond» à «Station Beirut», le 6 décembre 2018 que Imed Alibi a présenté son nouvel album, «Frigya» que la Tunisie, malgré son nom, n’a pas encore écouté .

Visa For Music est la première plateforme professionnelle rassemblant et fédérant les artistes et l’industrie de la musique du Maroc, du Moyen-Orient et d’Afrique. Beirut and Beyond a été fondé en 2013, en partenariat avec Oslo World Music Festival, et a rapidement réussi à se positionner comme un acteur clé sur la carte des festivals régionaux.

Imed Alibi est un percussionniste originaire de Meknassi qui a fait de la musique et spécialement des percussions sa vocation. Il a été inclus en 2018 dans la liste des «World Top Musicians». Il défend une musique voyageuse, métissée, une musique de «globe trotteur», comme il aime le dire, qui est le fruit de nombreuses rencontres et de tournées internationales. C’est ainsi qu’il a accompagné de grands noms comme Emel Mathlouthi, Rachid Taha, Moneim Adwan, Ghalia Benali, Slow Joe, ou les Boukakes son premier groupe de rock oriental. Au cours d’une de ses tournées, il a rencontré sa future épouse une styliste indienne de renom, Sumaiya Merchant.

En 2014, il a sorti l’album «Safar» ou «voyage», né d’une collaboration avec le compositeur et arrangeur Stéphane Puech et avec le violoniste Zied Zouari. Ce projet mêle artistes ­tunisiens, français, brésiliens et irakiens. En 2018, c’est «Salhi», une recherche sur les rythmes du patrimoine musical ­bédouin avec le chanteur tunisien Mounir Troudi et le trompettiste français Michel Marre. «Salhi» est un travail de recherche épuré sur les rythmes et la musique traditionnelle spirituelle tunisienne et arabe.

Son nouvel album, «Frigya», fait référence à l’Afrique. Il a enthousiasmé le public de Rabat et de Beyrouth avec ses rythmes musicaux aux couleurs du Maghreb et du continent africain qui illustrent la passion de l’artiste pour la musique de sa région et son ouverture à la musique du monde. Imed Alibi s’y est entouré du compositeur de musique électronique Khalil Hentati, du trompettiste de Jazz Michel Marre et de la chanteuse burkinabée Kandy Guira .

Cet album a été monté avec le «Silo», centre de création coopératif dédié aux musiques du monde et traditionnelles en Occitanie. Imed Alibi dit «je comprends les frustrations de beaucoup de jeunes musiciens tunisiens qui sont dans l’attente d’ateliers et d’infrastructures culturelles pour travailler, répéter et jouer».

Il revient en Tunisie pour la deuxième édition du Fipem’s, ce qui sera l’occasion, comme l’an passé, d’organiser des rencontres entre les groupes tunisiens et les invités étrangers.

Pour plus d’infos cliquez ICI!

À découvrir aussi
ideo