Houda Ghorbal et Wadi M’hiri illuminent l’exposition «Responsive Halifax»

Houda Ghorbal et Wadi M’hiri illuminent l’exposition «Responsive Halifax»

ÉCRIT PAR Edia Lesage

«Responsive Halifax» réunira du 18 au 21 octobre 2017, 16 artistes canadiens, américains, européens et africains dont notamment 2 tunisiens, Houda Ghorbal et Wadi M’hiri, pour présenter 12 projets d'art de lumière à travers la ville d’Halifax, en Nouvelle-Écosse.

«Responsive Halifax» est la première manifestation d’une série internationale dont la deuxième édition aura lieu à Cologne, en Allemagne, en 2018, et la troisième en Tunisie l’année suivante. Le festival offrira également  un lieu de discussion avec les artistes à la NSCAD (Nova Scotia College of Art and Design)  de 18h à minuit chaque soir. Le projet a été conçu par un collectif d’artistes allemands et canadiens.

Les douze performances seront présentées dans des lieux divers: La galerie Anna Leonowens, la Galerie d’art de la Nouvelle-Écosse, l’hôtel de ville, l’École d’Architecture, l’église de Saint David, les jardins publics et le Dalhousie Art center. Comme le titre de cette manifestation le suggère, ces projets sont souvent interactifs, toujours immersifs et créent des expériences multi-sensorielles. La lumière, comme le temps, est une constante dans nos vies, mais elle est généralement invisible.

Houda Ghorbal et Wadi M’hiri nous ont habitués à investir des lieux insolites et chargés d’histoire avec des propositions tant poétiques qu’engagées. Pour les performances de lumière, on se souvient de «as-tu lu ?» plongé dans la lumière noire, ( dans le cadre de «Interférences» , en 2015, bibliothèque Nationale de Tunis , Souk El Attarrine) ; de «Cercle vicieux» (habillage de la porte espagnole de La Goulette lors de la manifestation «Jaou» en juin 2017, traitant du drame de la migration), et de «nous vous promettons» (ancienne trésorerie de Homt Essouk, « See Jerba », 2017) qui interpelait les politiques et leurs promesses. Les deux inséparables ont aussi animé une masterclass intitulée «réveille-toi, tu es au Paradis !» au «lichtcampus» de Hildesheim en février 2017.

Il ne faut pas s’étonner qu’à Halifax, ce soit la galerie Anna Leonowens, un endroit chargé d’histoire, successivement fabrique de chaussures, lutherie, école,  qui les accueille autour d’un projet tridimensionnel traitant de la mémoire : «À ma mémoire ouverte, les fils sont entrelacés». À travers des anamorphoses lumineuses au sol, qui mettent en scène des photographies d’inconnus familiers, le projet pose plusieurs questions : «Comment atteindre cet éclat de lumière, pour illuminer ce qui est obscur! Comment se rappeler d’un instant vécu, pour le raconter à son semblable… ».

www.responsive-halifax.com

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