« FIGURES »: La nouvelle exposition de l’artiste Ymen Berhouma à la Galerie Nomade

« FIGURES »: La nouvelle exposition de l’artiste Ymen Berhouma à la Galerie Nomade

ÉCRIT PAR Edia Lesage

Olfa Ben Mansour, home designer, continue avec bonheur à transformer son agence de décoration «Nomade», à Sidi Bou Saïd, en lieu d’exposition intermittent à chaque fois réadapté en fonction des œuvres qu’elle accueille. Pour sa nouvelle exposition, elle accueille l'artiste Ymen Berhouma.

Pour l’exposition de Tahar Mguedmini, intitulée «être là», les murs étaient blancs, noirs, kaki et bleu roi. Pour l’exposition «figures», d’ Ymen Berhouma, ils sont blanc cassé avec un effet de légères fumerolles, prolongeant l’univers onirique des tableaux de l’artiste. Pour les deux expositions les meubles et les objets de décor de cet espace de travail choisis par Olfa ben Mansour contribuent indubitablement à la mise en scène.

Ymen Berhouma est une artiste autodidacte. Elle peint en puisant son inspiration au fond d’elle même, de son histoire, utilisant la peinture comme défouloir thérapeutique, cherchant sans cesse à vaincre les non-dits et les plaies vécues. Un travail sur la matière, les formes et les couleurs alimente ses préoccupations donnant forme à des personnages en châtiment, des ballets macabres, des relations ambiguës.  Elle peint généralement à l’acrylique, qu’elle travaille au couteau, à la manière d’une peinture à l’huile. Elle s’exprime aussi par des collages et des décollages, des découpages, des dessins, des miniatures.

La galerie «Nomade» nous montre ses peintures à l’acrylique, quelquefois rehaussées de collages. Ymen Berhouma, dont la peinture figure des personnages, s’intéresse de plus en plus aux visages et aux regards. Elle l’affirme et cela se sent  dans ses tableaux: ses personnages, leurs visages et leurs attitudes ont l’air de nous communiquer leurs rêves, leurs conditions, leurs préoccupations et, surtout leur solitude.

On peut affirmer que ses personnages énigmatiques, se trouvent à la lisière du figuratif. «Dans la forêt» un être frêle, la fleur à l’oreille, telle une apparition, nous toise avec mélancolie. Dans cet ensemble d’individus désenchantés, se détache un «enfant roi», qui, impérieux et mystérieux, nous appelle de son regard déterminé venu du fond des âges à entrer dans un monde glacé, enchanté, ensorcelé.

L’exposition a lieu du 25 novembre jusqu’au 16 décembre de 14h30 à 18h.

Galerie Nomade
Adresse: 1 impasse Ben Mrad, Sidi Bou Said 

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