Daniel Buren, artiste conceptuel amoureux des rayures

Daniel Buren, artiste conceptuel amoureux des rayures

ÉCRIT PAR Inès Ben Azouz

Cet été, la mode est aux rayures. Il est donc inévitable de parler de Daniel Buren, cet artiste conceptuel français qui a fait des rayures son terrain de jeu favori. Ideo magazine vous propose un retour sur son travail.

Connu pour son travail contemporain sur les rayures, et célèbre pour ses colonnes que l’on trouve dans la cours du Palais Royal, Daniel Buren n’en reste pas moins un artiste à la très longue carrière. Pour en arriver à ses débuts, il faut remonter en 1960, il avait alors 22 ans. Coup de chance, un hôtel des Caraïbes lui passent sa première commande. Pendant 9 mois, il a réalisé pour eux des peintures murales figuratives de grandes dimensions. C’est cette première expérience qui lui a permis de trouver sa voie, celle de l’art contemporain. À l’époque, son jeune âge le faisait encore hésiter entre le cinéma, l’écriture et les Arts Visuels.

//Daniel Buren, homme de rayures

C’est en 1965, alors qu’il était de passage à Paris, Daniel Buren fait un tour au célèbre marché Saint-Pierre, niché sur une colline pittoresque de Montmartre, pour se réapprovisionner en tissu. Sur une des étales couvertes d’une multitudes d’étoffes, il tombera sur une toile normalement réservé aux stores et constitués de bandes parallèles et égales. Ce fut le déclic. Il l’a recouvrit d’abord de peinture. Mais lorsqu’il abandonna ses pinceaux, il se consacra à ce qu’il appelle son «outil visuel». Les bandes rayées seront alors sa marotte qu’il reproduira dans différents lieux (musées, murs, rues) afin de poser un regard neuf sur l’architecture et l’environnement.

//Daniel Buren, un artiste-plasticien consacré

Sa première exposition internationale, «Prospect», s’est tenue en 1968 à Düsseldorf, en Allemagne. C’est elle qui lui a permis de mettre véritablement un pied dans le milieu de l’art car c’est grâce à elle qu’il a pu nouer des avec des galeristes américains comme Leo Castelli ou encore allemands comme Konrad Fischer. Preuve de son succès grandissant, en 1983, le musée d’Art moderne de la ville de Paris lui a consacré une première grande exposition. Devenu l’un des artistes français les plus connus au niveau international, il a été couronné en septembre 2007 du Praemium imperiale, l’équivalent du Nobel pour les arts.

Pour consulter le site internet de Daniel Buren, c’est par ici. 

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